Les

Terres cuites

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MYRÏNA

Catalogue

PAlî MM.

Edmond POTTIER & Salomon REINACII

Attachés ries Musées nationaux

PARIS

LIBRAIRIE DES IMPRIMERIES RÉUNIES

Editeur des Musées Nationaux

13, rue Bonaparte.

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FERRES CUITES

ET

AUTRES ANTIQUITÉS

TROUVÉES DAINS LA

NÉCROPOLE DE MYRINA

MUSEE NATIONAL DU LOUVRE

TERRES CUITES

ET

AUTRES ANTIQUITÉS

TROUVÉES DANS LA

NÉCROPOLE DE MYRINA

(Fouilles de l'École Française d'Athènes)

PAR MM.

Edmond POTTIER & Salomon REINAGH

Attachés des Musées nationaux

CATALOGUE RAISONNÉ

PARIS

IMPRIMERIES RÉUNIES C MOTTEI^OZ

RUE DU FOUR, 54 BIS 1886

Twr/^FTTVr.PNTFR

Monsieur le (Conservateur,

Nous avons l'honneur de soumettre à votre approbation le Cataloi^iie des Terres cuites et des autres Antiquités trouvées dans les fouilles de r Ecole française à Myrina, en 1880-1882, et dont un choix a été fait à Athènes par vos soins, pour le Musée du Louvre. L'arrêté ministériel qui a autorisé l'Ecole française d'Athènes, sur la demande de son directeur M. Foucart, à faire don de la plus grande partie de ses trouvailles à nos collections nationales, a stipulé en même temps qu'un catalogue détaillé serait rédigé à Vusage des visiteurs du Musée par les auteurs des décou- vertes. Aujourd'hui, grâce à l'initiative de M. le Directeur des Musées nationaux, nous sommes assurés que notre Description ne restera pas en dehors des autres travaux dus aux conservateurs et aux attachés des diffé- rents départements ; elle prend place dans ime série nouvelle de Catalogues raisonnes, oii la nomenclature exacte des objets est accompagnée de toutes les explications qui peuvent intéresser le public et lui permettre d'examiner avec fruit les antiquités exposées dans les galeries. Vous reconnaître^ sans peine que, dans ce travail, nous nous sommes inspirés de la méthode si heureusement appliquée par vous à la rédaction de votre Catalogue des Figurines antiques de terre cuite. Nous y avons joint un Appendice oii sont décrits d'autres objets d'Asie Mineure trouvés dans les régions voi- sines de Myrina. Notre plus vif désir est que ce livre rende quelque ser- vice, non seulement aux archéologues et aux amateurs d'art, mais à tous ceux qui viennent s'instruire en visitant nos collections.

Veuille:^ agréer, Monsieur le Conservateur, l'assurance de nos senti- ments respectueux et dévoués.

E. POTTIER,

S. Reinach,

Allacliés des Musées nalionnux.

Monsieur le Directeur,

Le Musée du Louvre devra en même temps à l'Ecole d'Athènes l'im- portante collection des terres cuites de Myrina et le Catalogue qui les décrit. Ces antiquités seront ainsi présentées au public par ceux mêmes qui les ont découvertes. Après avoir lu avec im grand intérêt le manuscrit de MM. Pottier et Reinach^ j'ai l'honneur de le remettre entre vos mairis et de vous prier d''en autoriser l'impression.

Veuille^ agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de mes sentiments respectueux et dévoués.

Le Conservateur des Antiquités orientales et de la Céramique antique,

L. Heuzey,

APPROUVE :

Le Directeur des Musées nationaux el de l'École du Louvre,

H. de Ronchaud.

INTRODUCTION

I

La nécropole de Myrina a été découverte vers 1870 par des paysans de la ferme (\e ' Kalabassarj^, dans le domaine cVAli-Aga (district de Ménémen, près de Smyrne), appartenant à M. Aristide- bey Baltazzi, de Gonstantinople. Les premiers tombeaux que rencon- tra la charrue furent dépouillés des plaques qui les recouvraient, mais leur contenu, qui paraissait sans valeur, resta enfoui et fut réduit en fragments bientôt dispersés à la surface du sol. Quelques années plus tard, le frère du propriétaire, M. Epaminondas de Bal- tazzi, étant venu s'établir à Ali-Aga, vit quelques-unes des tètes en terre cuite trouvées par les habitants de ce village dans les terres labourées de Kalabassary. A celte époque, la vogue des figurines de Tanagre ne fai- sait que commencer, et peu de personnes, en Asie Mineure surtout, soup- çonnaient rintérêt des petits monuments de cette espèce. M. E. de Baltazzi comprit, avec une sûreté de goût qui lui fait honneur, que ces modestes poupées, comme les appelaient les paysans, méritaient d'être recueillies : il fit exécuter quelques fouilles systématiques tant à Kalabassaty qu'à Namourt, autre localité voisine d'Ali-Aga qui recouvre les ruines de Gymé. Il put ainsi réunir une série de terres cuites qu'il montra en 1874 à M. Gus- tave Hirschfeld, de passage à Ali-Aga. Quelques statuettes, offertes par M. de Baltazzi au savant allemand, se voient aujourd'hui au Musée de Berlin. Malheureusement, le reste de la collection, laissé sans surveillance dans une vitrine du château d'Ali-Aga, fut volé peu de temps après, et.

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comme il n'en existait pas de catalogue, on n'a pu ressaisir la piste de toutes les figurines qui la composaient. MM. Aristide-bey et Épaminondas de Baltazzi n'en avaient eux-mêmes conservé qu'un très petit nombre de spécimens.

C'est en 1878 que les statuettes d'Asie Mineure, désignées impropre- ment sous le nom général de terres cuites d'Ephèse, commencèrent à se répandre en Europe. La véritable provenance de ces objets, ignorée de ceux mêmes qui en faisaient le commerce, était Smyrne, Myrina et peut- être Pergame. Comme l'industrie des faussaires n'avait pas tardé à s'exercer sur les terres cuites, les nouvelles venues furent accueillies avec défiance. A la différence des statuettes de Tanagre, elles semblaient reproduire des motifs de la grande sculpture; quelques-unes trahissaient un goût maniéré, une recherche exagérée de l'élégance; enfin, on avait tenté de faire passer pour des produits asiatiques quelcpies objets dont la fausseté était évidente. En 1879, un antiquaire de Paris s'était rendu acquéreur d'un certain nombre de figurines, provenant de Smyrne et de Myrina : il s'éleva des doutes sur l'authenticité de cette collection, et le possesseur, désireux de les dissiper, fit appel à l'obligeance de M. Waddington,alors président du Conseil, qui se trouvait en relation avec M. Aristide-bey Baltazzi. Sur la demande de M. Waddington, M. Baltazzi envoya à Paris quelques-unes des statuettes de Myrina provenant des fouilles de son frère; il déclara en même temps à M. Fournier, ambassa- deur de France à Constantinople, qu'il accorderait volontiers à des envoyés du Gouvernement français le droit d'explorer la nécropole de Mvrina. Cette généreuse proposition fut transmise à M. Waddington, puis au Ministère de l'Instruction Publique et au directeur de l'Ecole Fran- çaise d'Athènes, M. Foucart. L'École sollicita et obtint du Gouvernement turc la permission de pratiquer des fouilles pendant un an sur toute l'étendue du domaine d'Ali-Aga, comprenant le territoire de Myrina et une partie de celui de Cymé. MM. E. Pottier et S. Reinach, chargés de com- mencer les travaux, arrivèrent à Smyrne au commencement du mois de juillet 1880. M. Aristide-bey Baltazzi voulut bien mettre à leur disposition sa maison d'Ali-Aga, située à cinq kilomètres de la nécropole; son frère, M. Démosthènes Baltazzi, était nommé commissaire du Gouvernement ottoman pour la surveillance des fouilles. Pendant deux ans, M. Démos- thènes Baltazzi s'est acquitté de ces délicates fonctions avec une bien- veillance et un esprit d'équité qui facilitèrent singulièrement notre tâche;

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nous sommes heureux de lui renouveler ici l'expression de notre recon- naissance.

La première campagne de fouilles, qui donna dès le début d'excel- lents résultats, dura sans interruption depuis le H) juillet jusqu'à la fin de septembre. Vers le milieu du mois d'août, M. Reinach dut quitter Ali-Aga; M. Pottier continua les recherches pendant six semaines et put faire trans- porter à Smyrne, ils devaient être l'objet d'un premier partage, un mil- lier d'objets, terres cuites, vases, verreries, etc., que l'on avait réunis en moins de trois mois. Les recherches archéologiques dans l'Empire otto- man étaient alors régies par le décret du 24 mars IST'i, aux termes duquel un tiers des trouvailles appartenait aux explorateurs, un tiers au Gou- vernement et un tiers au propriétaire du terrain. Le partage des antiquités trouvées à Myrina eut lieu à Smyrne, sous la présidence de Midhat pacha, gouverneur du vilayet d'Aïdin. M. Aristide-bey Baltazzi eut la géné- reuse pensée d'abandonner au Gouvernement français le tiers qui lui reve- nait de droit; il demanda en même temps que le firman, accordé à l'École Française pour prali(|uer les fouilles, fût prorogé d'une année. Ces mar- ques de bienveillance et de noble désintéressement ne devaient pas être les dernières. Elevé en France comme ses frères, honoré de l'amitié de MM. Waddington et Fournier, M. Aristide-bey Baltazzi n'a pas eu d'autre mobile que l'intérêt de notre pays et de la science : son nom, inscrit dans les vitrines de Myrina au Musée du Louvre, restera parmi ceux des bien- faiteurs de nos collections nationales.

Les deux tiers des objets découverts à Myrina arrivèrent dans les premiers jours d'octobre 1880 à l'École Française d'Athènes, l'on s'oc- cupa de classer les figurines et de recoller celles qu'on avait trouvées en morceaux. Dans les restaurations, du reste peu nombreuses, dont elles ont été l'objet, on s'est toujours astreint à ne rétablir que ce qui était rigou- reusement indispensable à l'équilibre et à la cohésion des statuettes'; les parties ajoutées ont conservé leur teinte naturelle, ce cjui permet de les distinguer au premier coup d'œil. Pendant les mois de novembre et de décembre 1880, les fouilles furent reprises à Myrina par M. Démosthènes Baltazzi : M. Reinach vint en prendre la direction à la fin de l'année et les continua jusqu'au mois de juin 1881. Au mois de mars et d'avril, il étendit

' Un grand nombre de statuettes ayant été brisées dès l'antiquité et ensevelies à l'état de l'ragments. il a fallu |)artbis ajouter certaines parties, afin de pouvoir ajuster tous les morceaux.

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ses recherches à la nécropole voisine de Cymé; malheureusement, la collection formée par lui fut réclamée par le Gouvernement ottoman, qui l'a fait placer au musée de Tchinli-Kiosk à Gonstantinople, et l'on ne put recouvrer que deux objets de cette provenance, une petite boîte à osselets en forme de tète d'Hercule (n° G2G) et un masque tragique (n° 627). En revanche, les fouilles de Myrina avaient donné de très beaux résultats, et M. A. Baltazzi déclara une fois de plus qu'il faisait don de sa part à la P'rance. Les objets découverts au cours de cette seconde campagne furent transportés à Smyrne; M. Pottier y rejoignit M. Reinach au mois d'octobre 1881 et surveilla les opérations du nou- veau partage qui eut lieu sous la direction de M. Dutel, vice-consul de France, et d'un délégué du musée de Tchinli-Kiosk. Gomme l'année pré- cédente, les deux tiers de la collection prirent le chemin d'Athènes et furent mis à l'abri dans les vitrines de l'I^^cole. ]\I. Pottier continua les fouilles de Myrina, avec une courte interruption en décembre, depuis le mois d'octobre 1881 juscju'en avril 1882. On ne pouvait procéder à un troisième partage si peu de temps après le second : les objets découverts furent laissés à Mi- Aga sous la garde de M. Démosthènes lialtazzi.

La quatrième et dernière campagne de cette féconde exploration, qui semblait ne devoir laisser à tous que d'agréables souvenirs, fut attristée par un malheur imprévu dont l'École Française d'Athènes porte encore le deuil. M. Alphonse Veyries, membre de première année, avait été dési- gné par M. Foucart pour présidera la reprise des fouilles. Les recherches qu'il fit pratiquer à Myrina du 10 septembre au 24 octobre 1882 produisi- rent quekjues figurines charmantes qui ont été réunies au Louvre sur un rayon spécial (3^ vitrine à droite). Le 26 septembre, M. Reinach alla voir M. Veyries à Ali-Aga. Il le trouva plein d'ardeur pour sa tâche heureuse- ment commencée ; sa santé, jadis chancelante, semblait s'être affermie par l'exercice et le grand air. Mais le 24 octobre, M. Veyries, se sentant malade, retourna à Smyrne; le lendemain, il entrait à l'Hôpital français. Une fièvre typhoïde se déclara; les symptômes, bénins au début, s'ag- gravèrent subitement à la fin du mois de novembre. 11 mourut le 5 dé- cembre, laissant à tous ceux qui l'avaient connu un impérissable souvenir et à la science son beau mémoire sur les Figures criophores, ([u'il venait d'envoyer à l'Académie et ([ui a été publié après sa mort ])ar les soins de ri^cole Française d'Athènes.

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Un dernier partage eut lieu à Smyrne au mois de janvier 1883, et c|ael- ques centaines d'objets nouveaux vinrent enrichir la collection de l'Ecole. Le permis accordé par le Gouvernement turc était expiré. L'École d'A- thènes en sollicita le renouvellement par l'entremise de l'ambassade de France à Gonstantinople; mais le Gouvernement turc répondit qu'il ne pouvait pas accorder de firman à cet effet avant la promulgation du règlement sur les fouilles archéologiques qui était alors en pré])aration. Ce règlement, publié le 21 février 1884, en remplacement de la loi de 1874, interdit absolument l'exportation des antiquités et met toutes les dépenses des fouilles à la charge des explorateurs, sans leur concéder aucun droit de propriété sur les objets découverts. Dans ces conditions, il fut jugé impossible de recommencer les travaux.

Les fouilles étaient donc terminées. M. Foucart, directeur de l'École Française, pensant que les terres cuites de Myrina devaient prendre place dans nos collections nationales et qu'il était de l'intérêt de la science qu'elles fussent transportées à Paris, pour être plus accessibles aux archéologues et aux artistes, prit l'initiative de demander au Ministère de l'Instruction Publique qu'un choix des plus beaux objets fût mis à la disposition du Musée du Louvre. Le Ministre délégua, pour procéder au triage nécessaire, M. Heuzey, conservateur des antiquités orientales au Musée, que ses attaches avec l'École d'Athènes cl ses travaux bien connus sur les terres cuites désignaient tout particulièrement pour une mission de ce genre.

M. Ileuzey se rendit à Athènes et ramena à Paris plus de six cents terres cuites, bronzes, verreries et objets divers. C'est lui (jui a présidé, pendant deux ans, au montage des antiquités provenant de Myrina et à leur installation dans trois vitrines, qui sont actuellement exposées au Musée du Louvre, dans la salle des terres cuites de la galerie Campana. Pour le travail délicat des réparations qu'on a jugées indispensables, il a tenu à s'entourer des conseils de quelques-uns de nos artistes les plus éminents. On remarquera en particulier le beau groupe de la vitrine cen- trale {n° 268), qui a été restauré d'après les indications d'un statuaire bien connu du public et dont le goût véritablement attique était un guide sûr en cette matière, M. Chapu.

Le Louvre ne possède qu'une partie des objets trouvés à Myrina, dont la totalité s'élevait à plus de quinze cents. Un tiers des trouvailles, laissé d'après la loi au Gouvernement turc, a été transporté au Musée de

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Tchinli-Kiosk, à Conslantinople. Une petite partie de la collection est restée à l'École d'Athènes. Les plus intéressantes figurines de Myrina ont déjà été publiées en héliogravure par MM. Pot lier et Reinach, dans les tomes IV à X du Bulletin de Correspondance hellénique, organe de l'École Française d'Athènes ; le même recueil a inséré une série d'articles relatifs à la topographie de Myrina, à l'historique el à l'exposé des fouilles. Un volume actuellement en préparation, dont l'École Française a bien voulu prendre la publication à sa charge, doit contenir une étude complète de la nécroi)ole de Myrina, accompagnée de dessins el de planches en héliogravure '.

II

L'ancienne ville de Myrina s'élevait à l'embouchure du Pylhicus (Kodja-Tcha'i), immédiatement au nord de la dernière baie formée parle golfe Élaitique, dont le village moderne d'Ali-Aga occupe le fond -. Myrina n'a laissé que peu de traces à la surface du sol. Les plus impor- tantes sont les débris d'une acropole, d'un môle, de quais, d'un aqueduc et un petit nombre d'inscriptions. La nécropole est située sur deux col- lines (|ui se font face. Les tombeaux, dont on a ouvert environ cinq mille, sont des fosses rectangulaires creusées, à des profondeurs variables, dans le luf calcaire dont ces collines sont formées. On n'a découvert qu'un petit nombre de sarcophages, les uns en pierre, les autres en terre cuite et quelques chambres sépulcrales qui servaient de caveaux de famille.

Les textes anciens et les itinéraires ne laissent pas de doute sur l'identification de INIyrina et de Kalabassary ; c'est par erreur que certains géographes modernes ont placé Myrina à 7c/z^/z^^r/r(l ancienne Pitane) ou à Ali-Aga, (|ui ne présente aucun vestige d'une n ille antique. La distance indiquée par les anciens entre Myrina el Grynium étant sensiblement égale à celle qui sépare Ali-Aga de Kalabassary, on a parfois supposé que ce dernier emplacement corres])ondail à celui de Grynium ; de le nom de « terres cuites de Grynium » donné à tort aux premiers spécimens de la

' Le premiei" fascicLile de cet ouvrage i^araitra en IbSG chez M. Thorin, éditeur à Paris.

- Une carie de Myrina et de la réj^ion environnante a été jjubliée dans le Bulletin de Correspondance hellénique, !. 1\ , avril ISS'i; v. aussi Nécropole de Myrina, pi. I.

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rabri([uc de Myrinaqui ont été publiés en France. Les monnaies de bronze décoLiverles dans les tombeaux de Kalabassary portent toutes, presque sans exception, le nom de Myrina ; ce fait seul suffirait, s'il en était besoin, pour confirmer le témoignage des textes qui placent Myrina à 40 stades de Cymé, distance qui sépare, en effet, Kalabassary de Na- mourt, identifié avec certitude à Cymé sur la foi de documents épigra- phiques.

Myrina était située sur la route de Smyrne à Pergame, dont les prin- cipales étapes sont Larissa, Cymé, Myrina, Grynium et Élée. Elle parait n'avoir jamais été bien considérable et n'est mentionnée que rarement dans l'histoire. On peut se faire une idée de son peu d'importance au v*' siècle par les registres des tributs de la confédération athénienne : les habitants de Myrina n'y figurent que pour un talent, alors que leurs voisins de Cymé en fournissent douze. Mais, si Myrina n'a jamais eu d'importance politique, si elle n'a jamais pu rivaliser avec les villes florissantes de Cymé et de Pergame, elle semble du moins avoir joui, après Alexandre, d'une prospérité continue, dont témoignent ses belles monnaies d'argent et les intéressants produits de sa céramique.

Un grand tremblement de terre, sous Tibère, la détruisit en même temps qu'Éphèse, Cymé et dix autres villes d'Asie. L'empereur les exempta de tributs pendant cinq ans, et l'on décida qu'un sénateur serait envoyé sur les lieux pour examiner le mal et le réparer. Sous Trajan, un nouveau tremblement de terre détruisit une seconde fois IMyrina. Elle fut rebâtie aussitôt après et subsista pendant toute la durée de l'Empire grec, comme siège d'un évêché dépendant de celui d'Ephèse. On ne sait à quelle date son emplacement a cessé d'être habité ; il n'en est [)lus fait mention après le vni^ siècle et aucune des ruines qu'on y voit encore n'est postérieure à la domination byzantine.

III

La ville de Myrina ayant duré près de \ingt siècles, on pouxail s'attendre à trouver dans sa nécropole des monuments de toutes les époques de l'hellénisme. Il n'en est pas ainsi ; à l'exception d'un vase de style très ancien (n" 501) et de deux monnaies de bronze du Haut- Empire, tous les objets découverts dans ses tombeaux appartiennent à la

période de Irois siècles qui sélend enlre le règne d'Alexandre el le com- mencement de Tère chrétienne. Nous n'avons retrouvé ni la nécropole byzantine ni la nécropole archaïque, bien que certains indices nous per- mettent de croire que remplacement de cette dernière coïncidait en i)artie avec celui de la nécropole macédonienne. Trois larges tosses creusées dans le tuf étaient remplies de sarcophages brisés et entassés les uns sur les autres, qui semblent représenter les débris d'une soixantaine de sépultures plus anciennes. Au milieu de ces décombres, on a recueilli trois petits lécythes à figures noires et difterents fragments qui paraissent appartenir aune antiquité assez reculée. Plusieurs tombeaux, découverts sur la pente de l'acropole, portaient comme plaques de couverture des fragments de stèles l'on distingue des inscriptions dont les caractères [)euvent remonter au iv'^ siècle. C'est d'ailleurs en dehors, et non à l'inté- rieur des tombes, qu'ont été recueillis les quelques objets archaïques qui figurent dans notre collection. Il faut donc admettre que la nécropole archaïtjue a été violée, du moins en partie, dans les dernières années du IV® siècle,. La nécessité d'exproprier les tombes anciennes pour faire de la place aux nouveaux venus a se faire sentir impérieusement vers cette époque, lorsque Myrina atteignit, comme le prouve sa numismatique, son plus haut degré de prospérité. La nécropole gréco-romaine fut respectée à l'époque impériale et à l'époque byzantine, sans doute parce que le cimetière avait été transporté ailleurs.

L'inhumation paraît avoir été, à Myrina, d'un usage beaucoup plus fréquent que l'incinération. Les restes calcinés reposent au fond de la caisse de tuf; parfois ils sont placés dans un vase de terre ou de métal. Il arrive que le même tombeau présente les deux modes d'ensevelissement et que des squelettes inhumés reposent à côté d'ossements calcinés. L'incinération a être faite en général en dehors du tombeau ; toutefois les belles terres cuites décrites sous les n°^ 54, 55 et 161 à 163, si remarquables ])ar l'éclat de leurs couleurs, ont été trouvées dans une sé- pulture (jui avait subi l'action du tèu; nous avons constaté un certain nombre d'exemples analogues en différents points de la nécropole. Le sc|uelette inhumé est généralement couché sur le dos, au fond de la caisse; on a trouvé souvent plusieurs morts ensevelis ensemble et quelques sé- pultures étaient de véritables fosses communes, contenant des ossements confondus et mêlés de poteries grossières. A côté des ossements hu- mains, on a rencontré quelques ossements d'animaux domesti(|ues. On

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n'a recueilli que soixante-trois stèles de marbre ou de pierre porlanl Tin- dicalion du nom du mort; une trentaine de tombeaux contenaient de pe- tites plaques de bronze le nom du mort est gravé en pointillé (n°® 498- 524) et qui, munies d'œillets, étaient probablement fixées au cadavre, comme pour établir son identité. Les tombeaux sont tantôt recouverts de plaques, tantôt seulement de terre, sans qu'il soit possible d'assigner une loi à ces différents usages.

Il s'en faut que tous les tombeaux explorés à Myrina aient contenu des vases ou des figurines en terre cuite. Les tombes vides ou presque vides sont de beaucoup les plus nombreuses : on n'a guère trouvé que trois cent cinquante sépultures bien garnies sur un total d'environ cinq mille. Les offrandes dont la piété des survivants entourait les morts sont le plus souvent très modestes : quelques petits vases communs en argile, un mi- roir, un strigile, une monnaie de bronze, une fiole de verre, constituent tout le mobilier funéraire de la plupart des tombeaux. En revanche, on en a découvert quelques-uns qui étaient remplis jusqu'au bord de terres cuites; l'un d'eux contenait quarante-cinq figurines, un autre trente-cinq. Les statuettes sont rarement tout à fait intactes; nous ne parlons pas des brisures résultant du travail des fouilles, l'extraction d'objets humides et remplis de terre présente toujours de grandes difficultés, mais des brisures anciennes, certainement intentionnelles, que l'on pourra cons- tater sur beaucoup de pièces exposées au Louvre. Les bronzes ne sont pas plus épargnés que les verreries et les terres cuites. Ce qui prouve d'une manière incontestable que la cassure est souvent intentionnelle et ne résulte pas de la pression de la terre ou du choc subi par les statuettes en tombant dans la fosse, c'est que les fragments d'un même objet se trouvent parfois très loin l'un de l'autre. Nous avons recueilli, par exemple, une figurine sans tête placée au-dessus des plaques du tombeau; la tête était déposée à l'intérieur. Dans nombre de cas, les statuettes étaient couchées face contre terre, privées de la tête ou d'un membre qu'on retrouvait du côté opposé, ce qui semble bien indiquer le mouvement d'une personne qui, se tenant au bord du tombeau, casserait en deux la terre cuite qu'elle tient et jetterait de chaque main un des morceaux dans la tombe. Les objets ainsi déposés ou jetés dans la sépulture ne sont jamais rangés avec ordre : tantôt ils se trouvent accumulés auprès de la tète, tantôt ils sont entassés à l'extrémité opposée du corps. Il est évident que les survivants n'étaient pas préoccupés, au moment ils apportaient leurs offrandes au

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morl, crorner sa demeure souterraine à Texemple d'une demeure ter- restre, comme on le voit dans les nécropoles de TEtrurie.

Le mobilier funéraire des tombes se compose de quatre catégories d'objets : ceux qui ont appartenir au mort et lui servir dans les usages journaliers de la vie, tels que strigiles, miroirs, petits vases, parures et bijoux '; ceux qui reçoivent ou sont censés recevoir la boisson et la nour- riture du mort, bouteilles en terre, plats et soucoupes en bronze et en ar- gile; les monnaies de bronze, oboles de Charon qui devait transporter les morts sur l'autre rive du fleuve infernal ; enfin, les figurines en terre cuite, qui forment une classe à part. Ce n'est pas le lieu de discuter ici les diffé- rentes opinions qui ont été émises sur la destination des terres cuites funéraires-; compagnes de la vie souterraine, suivant les uns, elles sont destinées à peupler d'images riantes la solitude du tombeau, tandis que d'autres préfèrent les considérer comme des offrandes religieuses, consa- crées au mort divinisé par la piété de sa famille et de ses amis. A l'épo- que de la nécropole que nous avons explorée, cet usage était déjà fort ancien, et la signification primitive s'en était sans doute obscurcie ou trans- formée sous l'influence des idées nouvelles.

IV

A -Myrina, l'art des fabricants de statuettes s'est inspiré des coro- plastes de la Grèce propre, ces créateurs des chefs-d'œuvre exquis que Ton peut admirer dans une salle voisine du Louvre. Il paraît même certain, à en juger par la nature de quelques types, que les moules de Tanagre ont être exportés et reproduits, non seulement en Asie Mineure, mais en Cyrénaïque et dans l'Italie méridionale. Toutefois, les figurines de style ta- nagréen ne sont que l'exception à Myrina : la grande majorité des statuettes de cette provenance présentent un caractère tout différent, qui permet de les reconnaître presque à coup sûr et leur donne une imi^ortance consi-

' Quelques objets de ceUe catégorie, tels que les petits vases et les bijoux formés d'une plaque de métal très mince, peuvent n'être que des imitations ou des équivalents de ceux qui appartenaient au mort. Les survivants devaient trouver leur compte à ces substitutions, dont les usages religieux de l'anliquilc offrent de nombreux exemples.

* M. Poltier a consacré une étude à ce sujet, sous le titre : Qiiavi nb caiisam Grœci in sepulcris JjgUna sis^na Jcpi)siieri)iL Paris. Thoi'in. 188.3. in-S'.

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dérable dans Thistoire de l'arl. Les tombeaux du iv*^ siècle à Tanagre ont surtout fourni des sujets de genre, des motifs empruntés à la vie intime; à Myrina, ce sont les sujelsmythologiquesquidominent,lesreprésentations des cycles d'Aphodite, d'Éros, de Dionysos, d'Héraklès et de Niké. Les figures ailées de jeunes femmes et d'éphèbes, qu'il est souvent difficile de rapporter à un type mythologique défini, sont extrêmement nombreuses (n"^ 55 à 61, 161 à 172); les artistes de Myrina ont donné des ailes à des statuettes qu'on prendrait au premier abord pour des figurines de genre et qui tiennent, en effet, le milieu entre la nature humaine et la nature di- vine, comme autant de créations d'une fantaisie gracieuse fiottant entre la réalité et l'idéal. On a trouvé dans certains tombeaux de véritables collec- tions d'ailes, travaillées avec art, ornées de vives couleurs, attributs ma- tériels, si l'on peut dire, de la spiritualité élyséenne. A côté de ce monde mythologique prend place, par un contraste piquant, la troupe des comi- ques et des acteurs (n^^ 316 à 340) qu'on trouve en abondance à Myrina, comme dans d'autres nécropoles d'Asie Mineure. Si, d'un côté, le coro- plaste a voulu peindre le charme et la grâce du foyer domestique dans les nombreuses représentations qui sont consacrées aux femmes, graves ma- trones ou jeunes filles gracieuses (n°^ 218 à 267) et aux enfants joueurs (n^** 288 à 316), il semble que, de l'autre, il ait mis en lumière les aspects comiques de la vie extérieure l'homme joue le principal rôle.

Un autre caractère des terres cuites de Myrina, c'est leur dépendance étroite à l'égard des écoles de sculpture qui dominaient dans la Grèce macédonienne, les écoles de Lysippe et de Praxitèle, celles de Rhodes, de Trafics et de Pergame. Rien de pareil à Tanagre, les coroplastes ne semblent guère s'être inspirés de la grande statuaire contemporaine, mais ont créé des types nouveaux en rapport avec le but modeste qu'ils se pro- posaient, avec la matière fragile et commune dont ils faisaient usage. Aussi la représentation du nu, si famfiière à la sculpture antique, est-elle pres- que absente à Tanagre, alors qu'on en trouve de nombreux exemples dans les figurines de Myrina. Pendant les trois premiers siècles qui ont pré- cédél'ère chrétienne, l'artgrec produisit une foule de répfiques, qui n'étaient pas, en général, des copies serviles, à l'imitation des œuvres connues de la sculpture. Celle tendance était encouragée par deux causes : une cer- taine décadence de Fart, qui créait peu de types nouveaux, et surtout le be- soin de satisfaire promptemcnt aux exigences des princes et des riches parliruliors qui voulaient décorer les édifices publics ou leurs maisons.

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Les coroplasles de Smyrncet de Myrina firent comme les sculplcurs'; ils imitèrent librement des motifs connus, par exemple V Aphrodite Cnidienne de Praxitèle (n°^ 19, 21), V Aphrodite Anadyomène d'Apelles (n°*36, 37, 46), les représentations d'Hercule inspirées par Lysippe (n"*^ 201, 202) et son Apoxyomenos (n° 298). Beaucoup de terres cuites de Myrina offrent des analogies étroites avec les œuvres de sculpture anonymes que Ton voit dans nos musées et qui dérivent certainement d'originaux célèbres, à en juger par le nombre des répliques qu'on a retrouvées : citons, entre autres, Aphrodite vêtue, type grec devenu à l'époque romaine celui de la Vénus Genitrix (n°® 26 ^'"^ 27, 28), un athlète se versant de l'huile sur le corps, connu par des répliques en marbre de Munich et de Dresde (n" 276), Éros tirant de l'arc (n° 101), Dionysos couronné de feuillages, tenant un canthare de la main droite (n" 179), Aphrodite accroupie dans l'attitude de la Vénus de Vienne et d'un grand nombre de marbres antiques (n° 18), Aphrodite au bain rattachant sa sandale (n" 21), Aphrodite nouant sa cein- ture (n°^ 23, 24), etc. A cet égard, les figurines de Myrina, plus voisines parfois de leurs modèles que les copies en marbre de l'époque romaine, fournissent des indications précieuses pour l'histoire de l'art, en nous faisant connaître les motifs, sinon le style, d'œuvres célèbres aujour- d'hui perdues.

A côté de ces statuettes inspirées par la grande sculpture, il en est d'autres se révèle un génie plus libre, qui reflète et exagère souvent les tendances nouvelles de la Grèce alexandrine. L'art mêle à ses com- positions un raffinement et même un sensualisme qui sont étrangers aux produits de l'âge classique; il se plaît à donner aux adolescents et aux Éros ces formes féminines du visage et du corps qui rappellent constamment le type oriental de l'Hermaphrodite (n''- 54 à 60, 86). Si plusieurs figurines présentent le maintien tranquille et simple qui fait le charme des terres cuites de Tanagre, d'autres, et ce sont les pro- duits originaux de la fabrique de Myrina, accusent un goût pour les mouvements rapides, les poses hardies, les draperies flottantes. C'est là, du reste, à des degrés différents, un caractère commun aux œuvres de l'ai't à l'époque macédonienne, la plasiifjue, complètement éman- cipée de l'architecture, se plaît à chercher des effets nouveaux dans le

^ Cf. S. Reinach, Les terres cuites de Smvrne et la statuaire du iv siècle, dans les Mélanges Graux. 18S'j, p. ^^^3-1.5B.

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pittoresque des attitudes et la vivacité parfois exubérante des gestes. Sans méconnaître la distance qui les sépare et semble interdire toute comparaison entre elles, nous devons constater une certaine ressem- blance, sinon de style, du moins d'allure, entre quelques figurines de INIyrina et les beaux bas-reliefs récemment découverts sur Tacropole de Pergame. On y sent l'inspiration d'une école plutôt éprise de formes vigoureuses : toute recherche d'afféterie et de sveltesse, a disparu. Les têtes sont bien en proportion avec le corps; le cou est puissant; le buste vigoureux des femmes sort à demi d'un chiton trop étroit pour le contenir; les jambes et les bras nus s'élancent hors des draperies par un mouve- ment rapide et impatient; les plis gonflés et un peu pesants de la tunique flottent en arrière, entraînés par l'impétuosité de la course (n°® 161 à 171), L'art de la capitale des Atlales, si voisine de Myrina, qui faisait d'ailleurs partie, au \n^ siècle, du territoire de sa puissante voisine, a naturelle- ment exercer quelque influence sur les productions des coroplastes myri- néens. Un des groupes les plus curieux de notre collection, représentant un éléphant de guerre qui terrasse un guerrier galate (n°284), paraît même être la copie de quelque trophée élevé par les princes grecs de l'Asie à la suite d'une victoire sur les tribus celtiques, dont la première défaite, d'après le récit de Lucien, fut l'œuvre des éléphants d'Antiochus.

Nous voyons encore une marque du goût de l'époque et en parti- culier des écoles asiatiques dans la fréquence des groupes à plusieurs personnages, dont les figurines de la Grèce propre n'offrent guère d'exemples. Comme celle de Pergame, les écoles de Rhodes et de Tralles sont restées célèbres par l'exécution de plusieurs groupes d'une composition hardie, en particulier le Laocoon et le Châtiment de Dircé ou Taureau Farnèse. Une recherche analogue des sujets compliqués apparaît dans plusieurs terres cuites de Myrina, notamment dans les scènes de banquets et d'entretiens amoureux (n°^ 268 à 273), dans les représentations d'Aphrodite groupée avec Eros (n° 45), des Nymphes réunies dans une grotte champêtre (n" 206), d'une déesse conduisant un cheval par la bride (n° 214), Aux mêmes écoles asiatiques, les coro- plastes ont emprunté, dans la mesure de leurs modestes ressources, le goût des œuvres de grandes dimensions. Comparées aux terres cuites de Grèce, quelques figurines d'Asie sont de véritables colosses. Les sta- tuettes de 0,35 à 0,40 ne sont pas rares; nous en avons même découvert une c|ui mesure près de 0,50 (n'' 29) et quelques têtes qu'on a pu seules

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conserver (n°^ 355, 356), le reste du corps étant tombé en poussière, indiquent des figurines plus grandes encore. On sait que la hauteur moyenne des statuettes deTanagre est de 0,20 et que les plus grandes ne dépassent pas 0,39.

Ajoutons qu'un certain nombre de statuettes offrent Taspect d'œu- vres archaïques, qui pourrait tromper au premier abord sur la date qu'il convient de leur assigner. Tels sont, par exemple, les masques représen- tant Déméter voilée, dont le type remonte certainement au v^ siècle (n°® 191, 192), les images de Déméter assise sur un siège et tenant un petit enfant sur ses genoux (n°^ 193 à 195), les déesses assises, portant de hauts diadèmes, le corps et les jambes ornés de diadèmes et de brace- lets, qui semblent faits à Timitation de quelque idole de l'Aphrodite orien- tale (n°^ 14, 15). Ces œuvres ont pu être fabriquées pendant des siècles, et, jusqu'à une époque relativement récente, à l'aide de moules qui se trans- mettaient dans les ateliers de coroplasles. A Myrina, comme ailleurs, on reconnaît surtout ce style de tradition dans certaines représentations de divinités, que leur caractère hiératique mettait plus à l'abri que les autres des vicissitudes du goût et de la mode.

Les œuvres proprement myrinéennes, qui ne sont ni des répliques obtenues à l'aide de moules de Tanagre, ni des imitations plus ou moins libres de statues, ni des représentations traditionnelles, offrent à la fois les qualités et les défauts de style que Ton constate dans les écoles de sculpture dites hellénistiques. Ces écoles avaient pour maître Lysippe, dont le canon remplaça celui de Polyclète. Pour obtenir un effet d'élé- gance et de finesse, il diminua la grandeur de la tète et donna une forme plus élancée à tout le corps. Les exagérations se laissèrent entraîner ses disciples sont encore plus sensibles dans les produits des coroplas- les. Les tètes, à force de petitesse, perdent toute proportion avec le corps; le torse s'amincit à la taille et fait paraître le buste démesurément long; les jambes sont grêles plutôt que fines. Il n'est pas jusqu'aux coiffures l'on ne saisisse l'esprit de recherche familier à l'école alexandrine, qui cesse de traiter la chevelure par masses régulières et prétend en rendre plus exactement la variété. Quelques-unes sont de véritables échafau- dages, mêlés de bandelettes, de diadèmes, de fleurs et de fruits (n° 61), (|ui rappellent les coiffures les plus compliquées de l'époque impériale. Outre ces détails d'exécution, l'ensemble du style et le choix même des sujets sont bien conformes à ce que nous savons sur le goût des siècles

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qui suivirent le règne d'Alexandre, sur cet art alexandrin qui devait inspi- rer plus tard les décorateurs grecs de Pompéi. Amours voltigeant, jouant avec des animaux, couronnés de feuillage (n°^ 54 à 123), femmes ailées, danseuses (n**^ 161 à 172), enfants rieurs et turbulents (n°® 286 à 316), tout ce cortège gracieux, qui forme une partie importante de la collection de Myrina, rappelle les scènes de genre qui se déroulent sur les parois des villas pompéiennes. Les mêmes motifs se sont retrou- vés dans d'autres parties du monde grec, qui ne possédait plus alors d'écoles bien distinctes, les dialectes de l'art s'étaient comme effacés, en même temps que disparaissaient ceux du langage. Une terre cuite trouvée en Crimée reproduit exactement le motif de l'enfant assis, tenant dans la main une grappe de raisin qu'un coq placé à gauche s'efforce d'attraper (n" 310). Mais la comparaison des deux terres cuites est tout à l'avantage du coroplaste de Myrina, dont les fines retouches ont su transformer en un petit chef-d'œuvre d'esprit et de grâce le modèle que les fabricants de la péninsule Taurique ont laissé à l'état de gros- sière ébauche.

A l'époque travaillaient les coroplastes de Myrina, la fabrication de ces figurines, écloses sur le sol même de la Grèce, s'était depuis longtemps répandue dans tout le monde ancien. Les terres cuites, comme les vases peints, faisaient partie du bagage des marchands que le cabotage portait sur toutes les côtes de la Méditerranée et jusque dans la mer \oire. Le temps des créations artistiques était passé ; on ne s'attachait plus qu'à répéter à Tinfini les motifs connus et à en varier les attitudes. Les procédés de l'art gréco-romain se retrouvent partout les mêmes, dans les figurines d'argile comme dans les œuvres de la statuaire. L'idée de blâme attachée à la contrefaçon est purement moderne et ne préoccupait nuUemen.t les artistes anciens. Nous en avons la preuve ici même, par le grand nombre de statuettes dont les coroplastes de Myrina ont emprunté directement le modèle à ceux de Tanagre. C'est la même femme élégamment drapée et voilée dans son himation (n°® 218, 230 à 248), debout sur une mince plaquette d'argile, la même jeune fille . agenouillée (n° 233) et pareille dans sa grâce souriante à ses sœurs de Tanagre, joueuses d'osselets ou cueilleuses de fleurs.

La diffusion des œuvres d'art était singulièrement aidée par cette liberté absolue laissée aux copistes et aux imitateurs. Dès qu'un sujet nouveau plaisait, il était reproduit à des milliers d'exemplaires avec des

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variantes plus ou moins ingénieuses et se répandait au loin. C'est ce qui explique que nous trouvions d'un bout à Tautre du monde ancien, dans les terres cuites d'Italie comme dans celles de la Cyrénaïque et du Bos- phore Gimmérien, les mêmes sujets et presque les mêmes moules. La contrefaçon est l'essence et l'àme même de l'art des coroplastes.

On peut même constater à Myrina qu'un seul atelier ne possédait pas en propre le moule de tel ou tel sujet particulier. En effet, beaucoup de statuettes portent au revers des inscriptions gravées au moule ou en lettres cursives dans l'argile encore fraîche, avant la cuisson (n°* 419-464); on y reconnaît en particulier des noms propres au génitif ou des mono- grammes qui désignent évidemment les fabricants, particularité déjà signalée sur les terres cuites de Gaule et de quelques autres régions. Or, des signatures différentes se trouvent sur des statuettes qui représentent le même sujet. Nous en devons conclure qu'il n'y avait aucun droit de propriété pour la reproduction d'un type, même dans l'intérieur d'une seule ville, et que chaque motif était commun à tous les fabricants.

En somme, la fabrique de Myrina mérite d'avoir sa place dans l'his- toire de l'art grec. Ses produits, bien supérieurs à ceux que nous con- naissons de l'Italie et delà Crimée, inférieurs peut-être par la pureté du style à certains fragments de Chypre, de Tarente ou de Smyrne, se pla- cent à côté de ceux de Tarse et des terres cuites de la Cyrénaïque, qu'ils surpassent par un caractère plus personnel et plus libre.

La grâce et l'esprit, telles sont, en effet, les qualités dominantes des coroplastes myrinéens. Cette grâce, il faut l'avouer, n'est pas toujours exempte de manière, cet esprit verse parfois dans l'équivoque ou le pré- cieux. Mais ce sont les défauts mêmes du génie grec au temps de sa seconde floraison et peut-être sont-ils plus sensibles encore dans la littérature que dans l'art. Aucune terre cuite de Myrina, même parmi les meilleures, ne présente cette correction sévère du style, cette noblesse soutenue de la forme, que Ton admire dans les chefs-d'œuvre de la sculpture altique ; mais combien en est-il qu'on ne se lasse pas de regarder, .parce qu'elles traduisent des idées et des sentiments vrais, parce que le génie de la Grèce a fait vivre en elles quelque chose de son charme et de sa fraîcheur ! A cet égard, les figurines de Myrina peuvent soutenir la comparaison avec celles de Tanagre ; si ces dernières leur sont supé- rieures par le naturel exquis des attitudes, par une grâce presque mysté- rieuse et qui semble défier toute analyse, celles de Myrina ont pou.' elles

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des qualités de puissance, un air de vigueur et de santé, surtout une variété de motifs, une inépuisable richesse de mouvements, qui contras- tent avec la délicatesse un peu langoureuse et l'uniformité des modèles tanagréens.

Ces frêles figurines sont les œuvres de modestes ouvriers qui savaient s'inspirer des maîtres sans abdiquer les droits de la fantaisie créatrice et de Timitation originale. Comme les peintres de vases aux siècles antérieurs de rhellénisme, ils nous révèlent tout un côté de l'art grec qui, pour être familier et intime, incorrect parfois et libre d'allures, n'en est pas moins fécond en leçons, dont l'art moderne, comme l'élude du passé, sont appelés à recueillir les fruits.

Edmond POTTIER.

Salomon REINACH. Paris, mai 1886.

SUJETS MYTHOLOGIQUES

I. CYCLE D'APHRODITE

Aphrodite de type oriental.

On considère ordinairement comme des jouets d'enfants les figurines à bras articulés; mais nous n'hésitons pas à ranger dans la catégorie des divinités et à rattacher à un type fort ancien la série des femmes nues ou drapées, placées dans la position d'une personne assise, bien que le siège manque (n°^ 1 à 17). L'attitude hiératique, la main souvent portée au sein (n°^ 6 à 14) permettent d'y reconnaître le type de la déesse mère dont on retrouve les plus anciens spéci- mens en Phénicie et en Chaldée. La richesse fastueuse des bijoux qui couvrent le corps et les hauts diadèmes (n°^ 1 et 2, 14 et 15) paraissent même indiquer une filiation plus directe encore avec l'Anaïtis babylonienne, sorte d'Aphro- dite-Artémis', dont le symbole ordinaire, le croissant, se voit précisément ici, à plusieurs reprises, dans les fines ciselures des couronnes (n°^ 1 et 14).

' Pour les figurines semblables trouvées en Babylonie, voir le Catalogue des figu- rines antiques- de terre cuite du Musée du Louvre, par M. L. Heuzey. I, p. 43-44.

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1 (59) '. Aphrodite orientale mie.

Le corps est dans ratlitude d'une personne assise, mais sans siège. Les bras étaient mobiles. Les jambes sont jointes. Elle est couverte d'ornements : sur la tète est un haut diadème (haut., 0"'04) travaillé à jour avec des fleurons, des feuillages et un croissant central, soutenu par. deux petits personnages drapés et ailés et par un troisième petit per- sonnage drapé assis; autour du torse, un double collier indiqué en pastillages; autour de la cuisse gauche, un bra- celet en spirale à tète de serpent; à la cheville droite, un bracelet du même genre; entre l'orteil et le second doigt de chaque pied, ornement qui indique l'attache des courroies de la chaussure; les deux pieds sont chaussés d'espèces de cothurnes à semelle très élevée (haut., 0'"025).

Assez bon style. Traces de blanc sur les chairs; jaune et rose sur le diadème; jaune sur les ornements. Pas de trou d'évent. Les deux bras manquent. Restauration au ventre et au pied droit. L'argile, dont nous indiquons une fois pour toutes la couleur, sauf les exceptions qui seront notées, est d'un bistre assez clair, tendre au toucher et facile à entamer; l'intérieur est généralement pailleté de mica. Haut., On.265.

2 (57). Même sujet.

Môme attitude. Le bras droit mobile est replié, le coude contre le corps, la main avancée. Le diadème n'est pas à jour; le haut du bras est orné d'un bracelet en spirale; bra- celet rond à la cheville droite.

Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs; jaune sur le diadème. Pas de trou d'évent. Le bras gauche man(|ue. Jambe droite recollée.

Haut., 0'n22.

' Le numéro placé entre parenthèses se rappor'ie au re<,Msh'e (rinventaire du Musée.

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3 (60). Même sujet.

Même altilude. Le bras droit mobile est replié, le coude contre le corps, la main avancée. Coiffure simple en ban- deaux et chignon derrière la tète. Entre les deux seins est un ornement en forme de pastille.

Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs. Pas de trou d'évenl. Le bras gauche manque. Haut., Om2i.

4 (58). Même sujet.

Même attitude. Les deux bras sont mobiles. La coiffure est à côtes. Il n'y a pas d'ornement entre les deux seins.

Style commun. Pas de trou d'évenl. Visage endommagé. - Haut., O'nis.

5 (50). Même sujet.

Même attitude. Les deux bras sont mobiles. Ornement en pastille entre les seins. Même coiffure.

Style commun. Trou d'évent oblong. Haut , o-iô.

6 (83). Même sujet.

Même attitude. Les bras ne sont pas mobiles. La main droite est portée au sein; la main gauche est appuyée contre la cuisse. Les cheveux sont disposés par devant en côtes et forment un chignon en cône derrière la tête. Autour du cou, un collier composé de pendeloques; aux deux bras et à la cheville droite, des bracelets.

Style commun. Traces de blanc sur les chairs. Trou d'évent carré. Haut , Oi"|:î.

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7 (460). Même sujet.

La déesse nue est assise sur un siège à dossier élevé et concave. La main gauche est portée au sein; la main droite repose sur la cuisse. Les pieds sont placés sur un tabouret attenant au siège.

Style ordinaire. Pas de trou d'évent. Manque une partie du revers en haut. Haut., o-nii.

8 (67). Même sujet.

Le corps est dans l'attitude d'une personne assise, mais sans siège. Le bras gauche est collé le long de la cuisse, la main droite portée au sein droit. Les bras ne sont pas mobiles. Coiffure en bandeaux et chignon.

Style médiocre. Traces de blanc sur les chairs, brun rouge sur les che- veux. Petit trou d'évent sous les cuisses. Haut.. 0'"io.

9 (49). Même sujet.

Même attitude. Les deux bras sont collés aux cuisses. Même coiffure.

Style commun. Traces de blanc sur les chairs. Les pieds manquent.

. Haut., OmOîi.

10 (53). Même sujet.

Même attitude. La main droite est portée au sein ; le bras gauche collé contre la cuisse.

Dans le dos insctiplion : A. Haut., Om(K.

C 31 3 .

11 (68). Même sujet.

Même attitude. Elle est coiffée d'un petit diadème en croissant.

Style commun. Pas de trou d'évent. Haut., 0mO7. ^^,;

12 (69). Même sujet.

Même attitude; type identique au précédent.

Style commun. Terre rougeàtre. Petit trou d'évent. Haut., O'-oe.

13 (52). Même sujet.

Même attitude; coiffure en bandeaux et chignon. Les bras devaient être mobiles, mais il n'y a aucune trace des trous destinés à les recevoir.

Manquent les pieds et les bras. Haut., O'^oe.

14 (56). Aphrodite orientale drapée.

Même attitude. Le bras droit mobile est replié, le coude contre le corps et la main avancée. Elle est vêtue d'une tunique à manches, collante et serrée à la taille; sur la tète est un très haut diadème (haut., 0'"04) travaillé à jour avec des croissants, des rosaces, des fleurons; les oreilles, faites en forme d'anneaux, sont percées pour y suspendre des boucles; autour du cou, un collier à pendeloques; aux bras, des bracelets; à la ceinture, un large ornement en forme de pastille; à la cheville droite, un bracelet; près des orteils, ornements qui indiquent l'attache des courroies de la chaus-

sure. Les pieds sont chaussés d'espèces de cothurnes à se- melle très épaisse (haut., 0'"03).

Assez bon style. Traces de rose sur la draperie; blanc sur le visage ; rouge sur les lèvres ; dorure sur le diadème et les ornements des pieds. Trou d'évenl rond. Manquent la partie droite du diadème et le bras gauche.

Haiil.. O"-:^!.

15 (208). Mé7ne sujet.

Même altitude; même costume. Les bras sont articulés. Sur la tète est un haut diadème ornementé; les oreilles sont percées pour recevoir des boucles d'oreilles; ornement en forme de pastille placé entre les deux seins.

Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs; rose sur les genoux; jaune (soutien de la dorure) sur les dentelures du diadème. Pas de trou d'évent. Manquent le bras droit et les pieds. Haut., O'nis.

16 (181). Même sujet.

Même attitude; même costume. Les bras sont. articulés. Coiffure ramenée sur le sommet de la tête en chignon élevé (a^obj'te), orné au centre d'une pastille, avec boucles retom- bant sur les épaules.

Style ordinaire. l*as de trou d'évent. Manquent plusieurs fragments de la draperie, à droite. Haui , o.'i_>.

17 (182). Même sujet.

Même attitude; même costume et même coiffure. Les bras ne sont pas mobiles. La main droite est portée au sein, la main gauche repose sur la cuisse.

Style ordinaire. Trou d'évent rond. Le milieu du corps est recollé. Ifniit.. OmU.

Aphrodite de type grec.

Nous passons sans transition aux types classiques cFA- phrodite nous reconnaissons des motifs empruntés à la grande plastique et même à des originaux célèbres, comme la Vénus de Cnide de Praxitèle (n°'' 19 et 20), la Vénus appelée à l'époque romaine Vénus Genitrix, mais dont le type remonte évidemment à un original grec du iv*^ siècle (n'^s 26*", 27 et 28), la Vénus accroupie (n° 18), analogue à la Vénus de Vienne du Musée du Louvre et à beaucoup d'autres répliques en marbre du même sujet, la Vénus rat- tachant sa sandale (n° 21) ou nouant sa ceinture (n^*^ 23 et 24) ; motifs qui sont tous connus par des statues ou par des bronzes. Le n^ 26 raj^pelle l'attitude générale et l'ajus- tement de la Vénus de Milo; le 22 reproduit la pose de l'enfant appelé le Tireur d'épine. Dans plusieurs sta- tuettes de genres différents on retrouve le geste consacré par le célèbre tableau d'Apelles, l'Aphrodite Anadyomène (n°^ 36, 37, 46). La déesse est souvent accompagnée d'ani- maux ou d'accessoires qui symbolisent son pouvoir, comme le dauphin (n«^ 36-38), le bouc (n° 39), le cygne (n*'^ 41-43); la proue de navire (n*' 44) rappelle les nombreuses épithètes d'Aphrodite (EuirXota, FaXïjvaîa, ITsXayîa, IIovTta, OaXaocîa) que la mythologie grecque lui donnait. Les circonstances de sa nais- sance sont ingénieusement indiquées dans un groupe impor- tant (n°45) qui la montre assise au bord de la mer sur un rocher et reçue par Éros qui apporte l'eau pour la purifier, tandis

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qu'une petite divinité féminine, peut-être Peitho, a déjà pris place derrière la déesse; le coquillage placé en bas évoque le souvenir du motif de \ énus naissant d'une coquille ou- verte, si fréquemment traité par les coroplastes. On remar- quera que le joli relief Ton voit la déesse nue, jouant sur son Ht avec des Êros, offre aussi l'aspect d'une coquille (n° 47); il rappelle en même temps les compositions qui dé- corent certains couvercles de miroirs en bronze. Les beaux bustes nus ou drapés de la déesse (n^*^ 34 et 35) succèdent dans les tombeaux aux masques sévères de Déméter, qu'on plaçait de préférence auprès du mort à une époque plus an- cfenne; ils y jouent sans doute le même rôle de divinités pro- tectrices, dont la présence éloigne les mauvaises influences. Notons enfin la série des figurines qui représentent Aphrodite tenant dans ses bras un Eros (n^*^ 48 à 53). Ce type admet des variantes qui tendent de plus en plus à donner au groupe l'aspect ordinaire d'une mère avec son enfant; elles nous avertissent de la filiation qu'il convient d'établir entre le cycle d'Aphrodite et les nombreux motifs de jeunes femmes jouant avec Eros qu'on trouve à Tanagre et ailleurs. Dans quelques- unes de ces statuettes (n«^ 52 et 53) on ne peut méconnaître l'influence d'un groupe célèbre, Eiréné (la Paix) portant le jeune Ploutos (la Richesse).

Plusieurs figurines portent au revers des inscriptions tra- cées au moyen d'un moule ou simplement d'une pointe sèche dans l'argile encore fraîche. Ce sont évidemment des noms de fabricants, parmi lesquels on remarque ceux de Diphilos (n°^ 19, 28, 37), d'Agestratos (n° 35), d'Artémon (n° 39), de Spinthax (n^ 46) et de Ouarios (n° 27); ce dernier n'est que la

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forme grecque du nom romain Varius. Quelquefois c'est une simple lettre ou un monogramme qui représentent la marque de fabrique (n"^ i2, 44).

48 (375). Aphrodite au bain {Vénus accroupie).

Elle est nue, accroupie, le genou droit en terre, le pied gauche posé à plat. La tète est penchée en avant vers la droite, les deux mains sont avancées et un peu levées. Elle est coiffée e'n bandeaux simples et chignon, avec une ban- delette nouée dont les bouts retombent sur le front; cette bandelette est ornée de deux anneaux et d'une pastille au milieu.

Bon style. Couleur blanche sur le corps. Deux petits trous ronds sont pratiqués clans le flanc et la cuisse gauche. Le l)out des mains manque. Traces d'incinération pai' derrière. Haui., 0'»i7.

19 (347). Même sujet {Vénus de Cnide).

Elle est nue, debout, et soulève de la main droite une dra- perie qui retombe en plis sur un grand vase à parfums en forme d'amphore posé par terre à sa droite; de la main gauche elle cache sa nudité; la jambe gauche fléchit. Coif- fure en bandeaux ondulés, relevés en masse sur le de- vant de la tète, et chignon simple; ornement en pastille entre les deux seins; bague à la main gauche; pendants aux oreilles.

Style médiocre. Couleur rose vif sur la draperie. Petit trou d'évent rond. Socle rectangulaire. Le vase et les jambes sc^it recollés. Inscription au revers du socle : AIOIAOY. Haut., 0">225.

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20 (436). Même sujet.

Même altiLude, la main droile plus basse. Même coiffure, avec boucles i-elombant sur les épaules.

Style ordinaire. Croule terreuse sur la statuette. Trou d'évent oblong. Socle rond, endommagé à droite. llaui., Omi'».

21 (441). Même sujet {Vénus rattachant sa sandale).

Elle est debout sur la jambe droite, la jambe gauche repliée et tenue à la cheville par la main droite, la main gauche élevée et appuyée sur un vase à parfums en forme d'amphore, posé sur un rocher et recouvert d'une draperie tombante. Coiffure simple en bandeaux et chignon; diadème en croissant sur le devant.

Bon style. Traces de blanc sur toute la statuette. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire. Tète recollée. ilaui., 0'>'125.

22 (377). Même sujet {Vénus assise à sa toilette).

Elle est assise sur un escabeau carré à quatre pieds, le pied gauche posé sur le genou droit; de la main droite elle tient un objet (éponge ou pierre ponce?) avec lequel elle frotte le dessous de son pied gauche; la main gauche à plat est appuyée contre la cuisse. Coiffure à côtes bouclée sur le front, avec chignon très serré d'où s'échappe une mèche enroulée et ramenée sur le sommet de la tète.

Assez bon style. Trou rond au revers de l'escabeau. Tète et jambes

recollées. Haut.. 0n>l8ô.

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23 (111). Même sujet {Vénus nouant sa ceinture).

Elle est debout, la jambe gauche fléchie, et tire de la main droite écarlée le bout de sa ceinture pour la nouer sous les seins; la main gauche appuyée contre la poitrine tient l'autre bout; le coude gauche est posé sur la tète d'un Pan cornu et barbu, à base de terme avec un petit socle rond orné de moulures, enveloppé dans un court manteau, la main gauche appuyée sur le ventre. Haute coiffure à quatre rangées de petites boucles par devant; deux longues boucles sur les épaules el deux nalles réunies dans le dos; grosses boucles d'oreilles.

Assez bon style. Traces de couleur rose sur la ceinture; blanc sur les chairs. Pas de trou d'évent. Socle haut et rectangulaire. Tète et plusieurs parties du corps du Pan et du socle recollées. Haut., Omso.

24 (279). Même sujet.

Même attitude. Elle est demi-nue; une draperie nouée sur le ventre cache les jambes. Coiffure simple en bandeaux; le chignon retombe en masse sur le cou.

Style ordinaire. Traces de couleur blanche sur les chairs. Petit trou d'évent rond. Socle rectangulaire. Plusieurs morceaux recollés dans le

bas. Uaul., 0m215.

25 (185). Aphrodite dansant.

Elle est debout, le bras droit écarté à angle droit, le bras gauche abaissé et un peu porté en avant, la jambe droite passée par-dessus la jambe gauche avec le pied tourné en dehors comme dans un pas de danse. Elle est à peu prés nue, sauf une courte draperie, agrafée sur l'épaule droite,

c 38 3 .

qui flotte sur le côté gauche du l^uste. Coiffure simple en bandeaux et chignon avec un haut diadème orné de cise- lures sur le devant.

Assez bon style. Couleurs assez bien conservées : blanc sur les chairs; rose sur le visage et sur le sein; rose vif sur la draperie; Jaune (soutien de dorure) sur Tagrafe de la draperie et sur le diadème. Croûte calcaire sur quelques parties du corps. Trou d'évenl rond. Tète, bras et morceaux de la jambe gauche recollés. Haut.. O'-oo.

26 (151). Aphrodite demi-nue.

Elle est debout, le busle nu, la jambe gauche fléchie, la main droite écartée du corps et soutenant la draperie; le coude gauche est posé sur un cippe quadrangulaire orné de moulures; la main gauche avancée tenait sans doute la pomme. L'ajustement de la draperie sur les jambes et l'en- semble de l'attitude rappellent une statue célèbre du Lou- vre, la Vénus de Milo, mais le bras droit est écarté et sou- tient la draperie qui monte par derrière et s'arrondissait en nimbe. I^es pieds sont chaussés d'épaisses sandales.

Assez bon style. Couleurs assez bien conservées : blanc sur les chairs; blanc avec bande rouge sur la draperie; jaune sur les seins; rouge vif sur les sandales; jaune avec filets et bandes rouges sur la base du pilier. Terre épaisse, bistre grisâtre. Trou dévent rond. Manquent l'avant-bras gauche, un morceau de la poitrine, une grande partie du voile en arrière, le haut du pilier. Nombreu.v morceaux recollés. Restaurations derrière la tète et dans le dos. Haut., oi>3o.

26^"' (370). Aphrodite drapée tenant une ponvne {Vénus Genitrix).

Elle est debout, la jambe droite fléchie; la main gauche avancée tient une pomme; la main droite élevée soutient le

c 39 ^

bout du manteau au-dessus de Pépaulc droite. Elle est vêtue d'une tunique talaire collante, qui laisse le sein gauche nu, et d'un grand manteau {himatioJi) retombant par derrière jusqu'aux pieds. Coiffure en bandeaux ondulés avec boucles qui tombent sur chaque épaule; diadème en croissant orné de trois fleurons saillants; grands pendants aux oreilles. Les plis du vêtement sont indiqués très sommairement par der- rière.

Assez bon style. Traces de blanc sur le visage. Pas de trou d'évent. Croûte terreuse et calcaire sur la main et la pomme. Haut., o.n42.

27 (370). Même sujet.

Même attitude; même costume. Coiffure en bandeaux avec boucles, sans diadème. Les plis du vêtement sont indiqués sommairement par derrière.

Assez bon style. Traces de blanc sur les chairs. Petit trou d'évent rond. Socle carré et haut. Bras et pieds recollés. Inscription au revers du socle : OYAPIO[j]. Haut., OmSô.

28 (236). Même sujet.

Même attitude; même costume; la tunique forme une rosette bouffante auprès de l'agrafe sur l'épaule droite. Coiffure simple en bandeaux ondulés, ceints d'une légère bandelette. Les pieds sont chaussés de sandales. Les plis du vêtement sont indiqués avec soin par derrière.

Très bon style. Traces de blanc sur les chairs; taches noirâtres. Petit trou d'évent rond. Deux petits trous ronds sont pratiqués derrière la nuque au-dessus du chignon et dans le haut du bras droit, en arrière; ils étaient probablement destinés à fixer quelque ornement de métal (bandelette et bracelet?). Tète, bras gauche et morceaux de la tunique recollés. Restau-

C /iO D

rations dans plusieurs parties de l'himalion et de la tunique. Monogramme placé par derrière, au centre d'un pli de l'himation, un * dans un A (mo- nogramme de Diphilos?). iiaui., ()">29.

29 (573). Aphrodite drapée.

Elle est debout, le bras droit avancé et replié, le coude gauche appuyé sur un pilier cjuadrangulaire, la jambe gauche fléchie et croisée par-dessus l'aulre jambe. Elle est vêtue d'une tunique talairc ; par-dessus est jeté un himation qui couvre l'épaule gauche et le corps jusqu'aux genoux. Sur la tête, un diadème orné do fleurons en saillie.

Style commun. Traces de blanc sur les chairs; rose sur le diadème et sur la draperie. Trou d'évent rond, endommage sur les bords. Socle ar- rondi. Manquent Tavant-bras gauche, la main droite, un fleuron à gauche du diadème, plusieurs morceaux de la draperie. Recollée en beaucoup d'endroits du corps. Haut., 0"''i95.

30 (119). Même sujet.

Elle est debout, regardant à droite, la main droite passée derrière le dos; le coude gauche est appuyé sur la tète d'une petite caryatide et la main gauche tient la pomme. La jambe gauche est croisée par-dessus l'autre. Elle est enveloppée dans un himation qui laisse l'épaule et le sein droit nus. Coiffure en bandeaux ondulés avec diadème orné de deux fleurons en saillie de chaque côté. Les pieds sont chaussés de sandales. La caryatide représente une femme drapée de- bout sur un socle rond à deux moulures, surmontant une base carrée; la main droite est portée au sein, la main gauche lient un pli de la draperie; ratlilude imite Tarchaïsme.

Style très (in. Trou d'évent oblong. Manquent plusieurs morceaux de

C /il 3

la draperie à droilc. Bras gauche recollé. Quelques parties de la caryatide endommagées. Haut., nn>2i5.

31 (237). Même sujet.

Elle est debout, la main droite abaissée sous la draperie, la main gauche dégagée et soutenant les plis de l'himation; la jambe droite est fléchie. Elle est vêtue d'une tunique ta- laire et d'un himation serré autour du corps. Coiffure en bandeaux ondulés avec une longue boucle sur chaque épaule; diadème en croissant, orné de fleurons en saillie; des pendants aux oreilles; les pieds sont chaussés de san- dales.

yVssez bon style, ('route terreuse. Traces de rose sur la luni(iue et le l)ord du diadème; blanc sur l'himation; blanc sur le visage et les mains; jaune (soutien de dorure) sur le dessus du diadème et les boucles d'oreilles. Trou d'évent rond. Haut., 0'"25.

32 (27). Même sujet.

Elle est debout, la tête penchée à droite, la main droite posée sur la hanche, le bras droit pendant le long du corps; la jambe droite est fléchie. Elle est vêtue d'une tunique ta- laire ; le bras droit est nu et dégagé; les deux mains tien- nent les deux bouts de Thimation roulé en écharpe et passé dans le dos. Coiffure en bandeaux avec diadème en crois- sant ciselé; boucles sur les épaules.

Bon style. Traces de couleur ])lanche. Trou d'évent rond. - - Haut., 0.114.

33 (iOl). Aphrodite drapée assise.

Fragment de groupe (?). Elle devait être assise siu' un lit

c 42 3

ou sur un rocher, la tèle levée et tournée à gauche, le bras gauche étendu en avant et élevé comme pour s'appuyer sur l'épaule d'un autre personnage absent; la main droite est plus basse et avancée; la jambe droite croisée par-dessus la jambe gauche. Coiffure simple en bandeaux ondulés et chi- gnon, avec large diadème en croissant sur le devant; lu- nique talaire sans manches, collant au corps et serrée par un lien au-dessous des seins; himation enroulé autour des jambes et serré par im nœud sur les genoux; sandales épaisses aux pieds.

Bon style. Couleurs bien conservées : blanc sur les chairs; rouge sur la lunique, riiimalion et les sandales; jaune sur les cheveux; dorure sur le diadème. Pas de trou d'évent. Manque le support sur lequel devait être assise la statuette. Haut., 0">-225.

34 (132). Buste d'Aphrodite nue.

Buste coupé au-dessous de^s seins. Coiffure en bandeaux ondulés avec le chignon bas sur la nuque; une natte relevée et enroulée sur le sommet de la tète forme une sorte de cône droit, La tète est entourée d'une large bandelette visible seulement par-devant et cachée par les cheveux sur les côtés. Les oreilles sont ornées de pendeloques dorées.

Très bon style. Traces de blanc sur le visage et les seins ; rose sur les épaules, la naissance des bras et la bandelette; brun rouge sur les che- veux; dorure sur les boucles d'oreilles. Pas de trou d'évent. Six petits trous ronds sont pratiqués à la base du buste, trois en avant, trois en arrière. liaui., 0"'i3.

35 (133). Buste d'Aphrodite drapée.

Buste coupé au-dessous dos soins, drapé dans une lu-

c 43 3

nique à manches, serrée au cou par une cordelette dont les bouts retombent sur la poitrine. Coiffure en bandeaux on- dulés avec une bandelette ornée de plusieurs pendeloques qui retombent sur le devant du front; chignon avec crobyle élevé et divisé en deux touffes sur le sommet de la tête; or- nement en pastille entre les seins.

Bon style. Traces de blanc et de rose sur la draperie. Large trou d'éveni rond qui a éctiancré le haut des lettres de l'inscription tracée en grandes lettres : ATECTPATOY. Traces de deux trous ébauchés à la base du buste, au revers, l ne partie de la coiffure manque en haut et par derrière; le visage est endommagé; l'œil droit et la joue droite sont restaurés.

Haut.. 0'"27.

36 (294). Aphrodite Auadyomùue avec dauphin.

Elle est nue et debout, soulevant de la main gauche sa chevelure dénouée, tenant de la main droite avancée un miroir à couvercle ouvert; la jambe gauche fléchit. A sa droite est placé un dauphin dont la tête repose sur le socle et qui dresse sa queue jusque sur le ventre de la déesse, dont il cache la nudité.

Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs; bleu sur le dauphin; rose sur le socle. Terre bistre foncé. Trou d'évent ovale. Socle rectangu- . laire. Haut., omo-j.

37 (IGl). Même sujet.

ÎMème attitude, sauf pour la main droite qui soutient aussi la chevelure dénouée. Le dauphin est placé à sa gauche. Or- nement en pastille entre les deux seins.

Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs; jaune sur la queue du dauphin; rose sur le socle. Quelques parties recollées ou brisées par der- rière; figure endommagée. Trou d'évent rond endommagé. In.scription sur le revers du .socle : AI. Haut., om^o.

38 (248). Aphrodite assise sur un dauphin.

Elle élève la main droite pour soutenir une draperie arrondie en nimbe au-dessus de sa tète; la main gauche est abaissée. Le buste est nu; la draperie couvre les jambes. Coiffure en bandeaux avec diadème en croissant. La tète du dauphin est appuyée sur le socle et sa queue dressée touche le bras gauche de la déesse.

Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire, endommagé au revers. Manque la partie postérieure de la tète et de la draperie. Tète recollée. Haut., o^-io.

39 (191). Aphrodite assise sur un bouc.

Elle est de face, la main droite élevée, soutenant son voile arrondi en nimbe au-dessus de la tète, la main gau- che abaissée. Elle est vêtue d'une tunique talaire qui laisse les bras nus. Le bouc qui la porte a des cornes tortillées et pointues; il marche à gauche, en tournant la tète de face.

Style ordinaire. Trou d'évent ovale. Socle rectangulaire. Haut du torse et partie postérieure recollés. Inscription sous le trou d'évent : APTEMCONOC. Haut., O-lô.

40 (458). Aphrodite (?) montée sur un âne ou un cheval.

Elle est drapée, à califourchon sur un âne ou un cheval marchant à gauche, la tète tournée de face. Elle est coiffée d'une haute tiare pointue, du haut de laquelle paraît pendre par derrière un voile.

Style grossier. Pas de trou d'évent. Socle plat et rectangulaire.

Haut., 0ml2.

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41 (456). Aphrodite assise sur un cygne.

Elle est assise de face, la main droite élevée soutenant son voile arrondi en nimbe, la main gauche abaissée. Le buste est nu, les jambes sont couvertes par la draperie qui s'élève par derrière au-dessus de sa tète. Le cygne est tourné de droite à gauche.

Style ordinaire. Croule terreuse. Traces de couleurs : blanc épais et vernissé encore visible sur toute la figurine et le socle; rouge sur le bec et les pattes du cygne et sur les pieds de la déesse. Trou d'évent rond endommagé. Socle rectangulaire à double moulure. Haut., 0"-ii5.

42 (312). Même sujet.

Même attitude; même costume. L'oiseau est tourné de gauche à droite.

Style ordinaire. Croûte terreuse. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire. Inscription au revers du socle : A. Haut., o™ii5.

43 (84). Même sujet.

Même altitude; même costume. A sa gauche, sur le cygne, est assis un petit enfant (Éros) qui tient l'oiseau par le cou.

Style médiocre. Traces de blanc sur les chairs ; rouge sur le bec et les pattes de l'oiseau. Trou d'évent rond. Socle rond, endommagé par devant. Haut., 0'ni2.

44 (71). Aphrodite assise sur une proue de navire.

Même attitude; même costume. La main gauche abaissée est posée sur le haut de la proue.

Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs et la draperie; rougeâtre sur les cheveux; jaune sur le diadème. Terre noirâtre. Trou d'évent

c .46 3

oblong. Socle recLangulaire, brisé à droite. Sous le trou crèvent inscrip- (ion : A. llaui., 0'«\2.

45 (106). Aphrodite assise sur un rocher avec Éros et Peitho (?).

La déesse est assise sur un grand rocher aux formes tour- mentées, les deux bras avancés, le pied droit croisé sur l'autre, le corps un peu tourné vers sa gauche. Le buste est nu; une draperie couvre les jambes et est serrée par un gros nœud sur les genoux; il ne reste de la chevelure qu'une extrémité de boucle, sur l'épaule gauche; les pieds sont chaussés de sandales. A la base du rocher, à droite de la déesse, Éros s'avance d'un pas rapide, la tête levée vers elle, tenant de la main droite une ocnochoé. Derrière Aphro- dite et à sa droite, au plus haut du rocher, est debout une femme, Peitho (?), qui était peut-être ailée, la main gauche pendante, le bras droit étendu; le lype de cette figure imite l'archaïsme. Elle est vêtue d'une tunique talaire, coiffée d'une couronne en bourrelet, avec une boucle retombant sur cha- que épaule. Sous les pieds d'Aphrodite est collé contre le rocher un grand coquillage plat.

Bon style. Traces de blanc sur les chairs, la draperie et le rocher; rose et bleu sur la draperie d'Aphrodite; rouge sur les sandales; jaune sur l'œnochoé ; jaune et rose dans Tinlérieur du coquillage. Trou d'évent rond. IManquent la tète et la main gauche d'Aphrodite, les mains d'Eros, l'avant-bras droit de la femme drapée. Les deux bras d'Aphrodite, le bras droit d'Éros, le bras gauche de Peitho, sont recollés. Haut., ûm30.

46 (102). Aphrodite à sa toilette et Éros.

Elle est debout, demi-nue, la tète légèrement tournée à gauche; de la main droite élevée elle soutient une boucle de

c 47 D

cheveux sur l'épaule droite; de la main gauche, elle relient la draperie sur le haut de la jambe droite. Coiffure à côtes avec boucles sur les épaules. A sa gauche, Éros nu, debout sur un socle rond à moulures, tient dans ses deux mains un miroir à couvercle ouvert.

Style ordinaire. Traces de couleur blanche sur les chairs. Trou d'évent rond. Socle haut et rectangulaire. Inscription au revers du socle : CniNOAKOC, Haut.. 0-255.

47 (327). Aphrodite jouant avec des Éros.

Tout le groupe se détache en relief sur un fond de terre cuite, arrondi en haut en forme de coquillage et rectangulaire dans le bas avec une légère moulure indiquant la base; la tête seule d'Aphrodite est en ronde bosse. La déesse est assise de droite à gauche, sur un lit bas à pieds tournés et recouvert d'une draperie, la main gauche appuyée sur le rebord du lit, la main droite élevée à la hauteur de la tète. Coiffure en bandeaux ondulés et chignon serré; bandelette ronde en saillie sur le devant. Elle a le corps nu avec une draperie jetée sur la jambe droite. D'un côté, un petit Éros nu se suspend aux pieds de la déesse; de l'autre, un second Eros nu s'avance et s'appuie contre le pied du lit, la main droite élevée au-dessus de sa tète.

Bon style. Traces de couleur rose dans les draperies; dans le fond, taches noires d'incinération. Deux trous de suspension sont pratiqués au revers dans un rebord arrondi qui fait saillie. Tète d'Aphrodite et plu- sieurs morceaux recollés. Quelques parties restaurées. Trouvé dans le tombeau C avec les n"" 318-322. Haut, 0'n22.

48 (300). Même sujet.

Elle est debout, la tète tournée à droite; la main droite

c 48 3

élevée soutient une draperie arrondie en voile par derrière; de la main gauche, elle serre une colombe sur sa poitrine; le coude gauche est appuyé sur le haut d'un cippe carré; la jambe gauche est fléchie. Elle a le torse nu, avec une dra- perie sur les jambes. Coiffure en bandeaux ondulés avec diadème en croissant sur le devant; pieds chaussés de san- dales. Un petit Éros, debout sur le pilier, la jambe droite en avant, se prépare à monter sur le bras de la déesse; de Tautre côté, un second Éros, blotti dans le pli du voile ar- rondi, presse sa tête contre le flanc droit d'Aphrodite.

Style ordinaire. Traces de blanc. Trou d'évent rond. Socle reclangu- laire. Manquent la tète d'un Éros, la main droite d'Aphrodite, les ailes ou bouts d'ailes des Éros. Têtes de la déesse et d'un Éros recollées. La sta- tuette est fendue clans la longueur, endommagée derrière et à gauche. Haut., 0">2tô.

49 (450). Aphrodite groupée avec Éros.

Même attitude et même costume; elle ne tient pas de colombe; la tète est tournée à gauche, la jambe gauche croisée par-dessus l'autre. Sur le pilier est assis un seul ÉrOs nu qui se presse conlre le sein d'Aphrodite.

Style médiocre. Croûte terreuse en plusieurs endroits. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire à double moulure. Haut., 0">17.

50 (201). Même sujet.

Elle est debout, la tête tournée à gauche; la main droite est posée sur la hanche, le coude gauche appuyé sur le haut d'un pilier à chapiteau corinthien ; la main gauche élevée retient le bout de la draperie en arrière; la jambe gauche est fléchie. Elle a le buste nu; les jambes sont couvertes par la

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draperie dont le bout revient dans le dos. Coiffure en ban- deaux et chignon avec diadème en croissant. Quatre pas- tilles placées sur les épaules, entre les seins et sur le flanc gauche, paraissent indiquer un collier. En bas, à sa gauche, un petit Éros, vu de profil et vêtu d'une chlamyde rejetée dans le dos, lève la tète vers Aphrodite et lui tend de la main droite un oiseau (?).

Style médiocre. Croule terreuse. Traces de blanc sur les chairs; jaune devenu noir sur le diadème; brun rougeàtre sur les cheveux d'Éros; bleu et rose sur ses ailes; rose sur la draperie. Trou d'cvent irrégulier, se rap- prochant de la forme carrée. Socle rectangulaire. Tète d'Aphrodite et devant du socle recollés. Haut., O'-iSS.

51 (301). Même sujet.

Elle est debout, le bras droit abaissé et écarté du corps, le bras gauche accoudé sur un pilier carré ; elle tient un oiseau dans la main gauche. Le buste est nu; une draperie, roulée autour des reins, remonte par derrière sur Tépaule gauche qu'elle recouvre. Coiffure avec bandeaux relevés en forme de houppe élevée sur le devant de la tète. Un petit Éros nu, à chevelure longue et avec de grandes ailes, est assis sur le pilier, les jambes pendantes; il tient dans sa main gauche posée sur ses genoux un objet indistinct.

Bon style. Croûte terreuse dans le dos. Enduit blanc et vernissé sur tout le corps, la figure et le socle. Couleurs bien conservées : rouge brun très vif sur les cheveux de la déesse ; jaune sur ceux d'Eros; rose sur le bec de l'oiseau. Large trou d'évent de forme trapézoïdale. Socle rectangulaire. Manquent l'aile gauche et le bas des jambes d'Éros. Tète et bras droit de la déesse recollés, Haut., 0">235.

52 (169), Aphrodite portant Eros.

Elle est drapée, debout et tient serré contre elle dans ses

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deux bras un petit Éros nu, qui la prend par le cou avec les deux mains en levant la tète. Coiffure en bandeaux ondulés avec un haut diadème orné; tunique talaire et ample hima- tion par-dessus; pendants aux oreilles.

Assez bon style. Traces de blanc; jaune sur les cheveux d'Aphrodite; brun jaunâtre sur le corps d'F>os. Trou d'évent rond (restauré) et trou de suspension au-dessus. Socle rectangulaire. Manquent les ailes d'Eros. La tête d'Aphrodite est recollée. Toute la partie postérieure et un côté du socle sont restaurés. Haut., o^ass.

53 (220). Même sujet.

Elle est debout, accoudée à sa gauche sur un cippe qua- drangulaire, la jambe gauche fléchie, et tient dans ses bras un petit Éros nu qui la prend par le cou avec les deux mains en levant la tète. Coiffure à bandeaux ondulés et longues boucles dans le dos avec une bandelette par devant; tuni- que talaire et himation relevé au-dessus du genou; sandales épaisses aux pieds.

Bon style. Couleurs assez bien conservées : rose vif sur rhimation; blanc sur la tunique; rouge sur les sandales; rose sur la tète et le corps d'Éros; bleu sur les ailes; brun jaunâtre sur les cheveux d'Aphrodite. Trou d'évent carré (endommagé). Socle rond, brisé par derrière. Les deux tètes et le cippe sont recollés. Haut., o™325.

II. CYCLE D'ÉROS

Eros éphèbe.

Nous avons fait entrer dans cette catégorie plusieurs per- sonnages qui ne portent point d'ailes (n^'' 55-60); mais il est clair par l'exemple du premier (n° 54) qu'ils devaient, en géné- ral, être ailés, d'autant plus qu'on a souvent recueilli dans le même tombeau qu'eux des ailes, qui sans doute s'étaient déta- chées de leurs corps ou que le modeleur n'avait point encore pris la peine d'ajuster. On ne s'étonnera pas non plus d'y trouver un personnage qui joue de la flûte (n^ 58), car nous verrons plus loin', parmi les Éros enfants, l'exemple d'un petit joueur de flûte ailé (n° 90). Ce genre d'Eros au corps d'éphèbe dérive de l'art du iv® siècle qui, dans la statuaire comme sur les vases peints, a représenté l'Amour sous les traits d'un beau jeune homme, et non pas comme un enfant rieur et malin, type créé plus tard sous l'influence del'Alexandrinisme. Il s'y mêle ici, en plus, un goût tout particulier pour les formes indécises de l'Hermaphrodite, dont la conception est orientale et qui a joué un rôle important dans la plastique et la peinture gréco-romaine. En vo^^ant la pose et les gestes de ces éphèbes danseurs, on pensera à.certains sujets des fresques

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de Pompéi et d'Herculanum; la comparaison est d'autant plus frappante qu'ils se trouvent souvent dans les tombeaux en compagnie de femmes ailées qui répètent leurs attitudes et leurs mouvements (n^'^ lGl-171.) Quelques-unes de ces sta- tuettes comptent parmi les plus remarquables de la collection pour la finesse de l'exécution et la conservation des couleurs (no« 54-58). Deux d'entre elles (no^54, 55) proviennent d'un tom- beau dans lequel le mort a été incinéré avec tous les objets déposés par les survivants, ce qui a fixé les couleurs d'une fa- çon tout à fait inusitée, en leur faisant subir en quelque sorte une seconde cuisson. Toutes les statuettes de ce tombeau ont été réunies dans la même vitrine avec la mention : Tom- beau B. Les ailes du 54 présentent des graffites qui parais- sent se rapporter à l'accessoire que portait le personnage.

54 (184 et 149). Éros hermaphrodite.

Il est nu et debout, déployant de larges ailes, la jambe droite rejetée vivement en arrière, la tète tournée à droite et souriante, le bras droit élevé et touchant presque du bout des doigts le sommet de la tète, dans une altitude pleine de mouvement et de grâce. La chevelure à mèches courtes est coiffée d'une couronne en bourrelet entourée d'une large bandelette {lemnisqué).

Très bon style. Sur tout le corps, coloration jaune qui a pris une teinte noirâtre par l'effet de l'incinération; cette couleur était appliquée sur un fond blanc. Brun sur les cheveux; rouge et bleu sur la couronne et le leninisque; jaune et or sur la tranche des ailes; bleu et rose sur les ailes- Trou d'évent et trou de suspension endommagés. Manquent le bras gauche, la jambe gauche et le pied droit. L'épaule droite est restaurée. Fortes traces d'incinération. Les ailes recollées au corps ont été trouvées à part

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et portent une inscription gravée à la pointe en cursive rapide : sur l'aile gauche, AAABACTPO0HKAN ; 2'^ sur Faile droite, AAABACTPO0H. Tombeau B. Haut., o-X).

55 (117), Même sujet.

Il est debout et nu, la tète un peu levée et tournée à gau- che, le corps penché à droite, la jambe droite en avant, le pied gauche levé de terre, le bras droit abaissé, avec un doigt long et recourbé comme s'il tenait un accessoire. Même coiffure que le précédent.

Très bon style. Traces de blanc avec un ton brun jaunâtre par-dessus; brun rougeâtre sur les cheveux; rouge sur la couronne; bleu sur le lem- nisque.Trou d'évent rond et petit; trou de suspension au-dessus. Manquent le bras gauche, le bout des pieds et les ailes. Plusieurs morceaux recollés. Tombeau B. Haut., Om36.

56 (158). Même sujet.

Il est debout et nu, la tète un peu levée et tournée à droite, le corps penché à gauche, la jambe gauche en avant, le pied droit levé de terre, le bras gauche replié et avancé. Môme coiffure avec boucles s'échappant sous les oreilles.

Très bon style. Blanc jaunâtre sur tout le corps; couleur chair sur le visage; rouge sur les cheveux. Trou d'évent rond; trou de suspension et petit trou sur chaque épaule pour les ailes. Manquent les ailes et l'avant- bras droit. Tète, bras gauche et jambe droite recollés. Haut., o^M.

57 (12). Même sujet.

Il est nu et debout, la tète tournée à gauche, le corps pen- ché à droite, la jambe droite avancée, le pied gauche levé de terre, le Ijras droit abaissé, le bras gauche avancé avec la

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main à plat comme pour porter un accessoire. Même coif- fure. Au pied gauche, au-dessus de l'orteil, large ornement qui indique l'attache des courroies de la sandale, bien que les pieds restent nus; on voit aussi près du petit doigt du pied droit nu l'attache d'une courroie de sandale.

Très bon style. Couleur chair sur tout le corps avec une patine vernie; rose sur la coiffure. Trou d'évent rond; trou de suspension au-dessus, flanquent les ailes et les doigts des mains; le bras gauche et les deux Jambes sont recollés. Haut.. Oœ:33.

58 (19). Même sujet rjoueur de flûte).

Il est debout, la tête un peu rejelée en arrière el tournée a gauche, la jambe droite avancée, le pied droit levé de terre, les deux bras avancés comme pour tenir la double flûte, la lanière de cuir (©opêstà) serrée sur les joues avec deux petits trous sur la bouche. Couronne de pampres; nébride en ban- doulière sur le torse; ornements aux chevilles qui indiquent le haut d'une chaussure en forme d'endromides.

Très bon style. Traces de blanc; rose sur les chairs; jaune sur les cheveux; bleu sur la nébride et la couronne. Trou d'évent oblong et trou de suspension. Le haut de la tète est endommagé. La jambe droite et le revers de la tète sont recollés. Les ailes manquent. Haut.. 0ni32.

59 (307). Même sujet.

Il est nu, la jambe gauche avancée, les deux bras écartés et avancés. Couronne en bourrelet avec pampres et lem- nisque.

Style très médiocre, sans retouches. Terre rougeàtre. Traces de blanc avec couleur jaunâtre sur tout le corps; jaune sur les cheveux; vert sur les pampres. Trou d'évent rond et trou de suspension. Les jambes, les pieds

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et les bras sont recollés. Les ailes manquent. Dans le clos, entre le trou d'évent et le trou de suspension, inscription B. Haut., o-si.

60 (140). Même sujet.

Il est nu, la tète un peu renversée en arrière et tournée à droite, le corps penché à gauche, la jambe gauche avancée, le pied droit levé de terre, le bras droit élevé, le bras gauche porté en avant. Couronne en bourrelet, coiffure mêlée de pampres et de baies; deux chaînettes passées en bandou- lière et croisées sur la poitrine, formées de petits pastil- lages avec une grosse pastille entre les deux seins; bracelet en spirale sur la cuisse gauche.

Bon style. Traces de blanc; rose et vert sur les pampres ; rose et jaune sur les ornements du corps. Trou d'évent oblong et trou de suspension. Un trou sur chaque épaule pour les ailes. Manquent les ailes, le pied 2-auche et la main droite. Restaurations aux deux bras. Haut., 0">38.

Eros enfant.

La série suivante appartient à l'art alexandrin des trois premiers siècles avant notre ère. C'est l'Éros des poètes de V Anthologie et du pseudo-Anacréon, enfant rieur et lutin, tout occupé de ses jeux. Le premier (n° 61) est remarquable par sa haute taille autant que par l'édifice compliqué de sa che- velure et les ornements de tout genre dont son corps est paré ; ce luxe fastueux et lourd, ce style qui n'est pas exempt de maniérisme, caractérisent l'époque déjà voisine de l'Empire romain. Nous donnerons la préférence à une autre figurine de

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grande dimension (n° 86) qui montre un Éros encapuchonné comme une femme et fendant l'air, la tête baissée, comme s'il se hâtait de porter à quelque Aphrodite la boîte à par- fums qu'il tient dans sa main gauche. Mais, en général, Far- tiste paraît avoir été plus à son aise pour composer les petits sujets; quelques-uns sont des chefs-d'œuvre de grâce et de délicatesse, comme l'Eros drapé dans une fine tunique à petits plis (n° 70), l'Eros lançant une balle (n° 80), les cinq petits musiciens et buveurs groupés au-dessus et au-dessous d'une table (n° 85), l'Eros portant une corne d'abondance (n°^ 103, 104) et ceux qui jouent avec des animaux (n°^ 112- 116). L'imitation des sujets connus de la plastique est par- ticulièrement sensible dans les motifs de -l'Eros au cygne (n° 115), Éros portant les attributs d'Hercule (n" 102) et Éros tirant de l'arc (n'' 101). Comme curiosités de technique, on remarquera quatre petites maquettes pleines, trouvées dans le même tombeau, cjui sont faites en morceaux d'argile étirés, d'une extrême ténuité, et auxquelles le modeleur a cependant donné une physionomie très originale et une attitude pleine de vie (n^^ 74-77).

Les inscriptions du n*' 62 permettent d'expliquer les lettres gravées sur les ailes comme des marques de repère qui facili- taient le travail de l'ouvrier en lui rappelant à quel personnage il devait appliquer les ailes inscrites. Les marques des n''^ 63, 64, 65, ont sans doute la même origine. Nous connaissions déjà le fabricant Diphilos (n° 87); mais nous relevons aussi des signatures nouvelles comme celles de Maikyos (n"'' 82, 83), forme grecque du nom romain Mœcius, et d'Hermogénès (n^** 99, 100). Une de ces dernières (n° 99) est gravée en relief

c 57 3

sur le devant du socle, ce qui est un cas exceptionnel, sans doute à une négligence de l'ouvrier.

64 (168). Éros nu au repos.

Il est debout, la lèlc tournée à gauche et souriante, la jambe gauche avancée, le bras droit élevé en arrière comme pour lancer un objet (pomme ou balle?), la main gauche portée en avant. Coiffure très compliquée, à tresse centrale, formée de pastillages et de boucles; sur le devant, couronne épaisse de pampres et de baies avec lemnisque. Draperie en écharpe mince, jetée sur les deux bras et passant derrière le dos. Double chaînette croisée sur la poitrine avec un mé- daillon central en losange; grand bracelet en spirale sur la cuisse droite et à chaque cheville. Sandales épaisses aux pieds avec gros boutons d'attache passés entre Torteil et le second doigt.

Style soigné, mais lourd. Terre bistre foncé et épaisse. Traces de blanc sur les chairs; rose sur la draperie et la coiffure; vert sur les pampres; brun rouge sur les cheveux; rose au bout des ailes. Trou d'évent rond. Cuisse gauche et épaule droite restaurées; plusieurs morceaux recollés. Manque le bout des ailes. Trouvé dans le même tombeau que les n"* 87 et

87 bis, Haut., On.43.

62 (261). Éros nu volant.

Il a la jambe gauche avancée, le pied droit levé de terre,

le bras droit élevé, le bras gauche abaissé, la tête inclinée

à gauche. Coiffure bouclée avec crobyle composé de trois

touffes sur le sommet de la tète; couronne en bourrelet avec

* lemnisque.

Assez bon style. Couleur de chair sur le corps; brun sur les cheveux;

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rouge vermillon sur la couronne; rose sur le lemnisque; bleu sur l'aile. Trou d'évent rond et trou de suspension. Fente longitudinale sur chaque épaule pour les ailes, qui sont mobiles. Sur l'aile droite un H, correspon- dant à un H gravé clans le dos. Manc|ucnt l'aile gauche et les deux avant- bras. Haut.. 0«>2t).

63 (264). Même sujet.

Il a la tète tournée à droite, la jambe di^oite avancée, le pied gauche levé de terre, la main droite élevée au-dessus de la tète, le bras gauche replié, la main gauche avancée à plat comme pour porter un accessoire. Coiffure bouclée avec couronne en bourrelet entourée d'un lemnisque.

Assez bon style. Couleur jaunâtre appliquée sur le corps par-dessus une couche de blanc ; même couleur jaunâtre sur la couronne. Trou d'évent rond et trou de suspension. Un trou sur chaque épaule pour des ailes mobiles. Dans le dos est gravée la marque K. Manquent les ailes. Le bras droit est recollé. Trouvé dans le même tombeau (fue les deux suivants. Haut., omoss.

64 (262). Même sujet.

Même attitude, sauf pour la tète qui est droite et le bras droit qui est abaissé; même coiffure.

Style ordinaire. Traces de blanc avec couleur jaunâtre par-dessus ; rouge sur la couronne. Trou d'évent ovale et trou de suspension. Un trou sur chaque épaule pour des ailes mobiles. Dans le dos est gravée la lettre A. Manquent les ailes et l'avant-bras droit. Haut., 0">28.

65 (263). Même sujet.

La jambe gauche est avancée, le pied droit levé de terre, les deux mains portées en avant et rapprochées, la tête tour- née à sauche. Même coiffure.

c 59 D

Style ordinaire. Couleur jaune sur les chairs; rose sur le Icmnisque; croûte terreuse sur le visage. Trou d'évent ovale et trou de suspension. Un trou sur chaque épaule pour des ailes mobiles. Dans le dos est gravée la lettre O. Manquent les ailes. Le bras droit est recollé. Haut., 0""2r>5.

66 (33). Même sujet.

La jambe droite est avancée, le bras droit levé et replié, le bras gauche porté en avant. Même coiffure.

Style assez bon. Blanc et brun rougeàtre sur le corps; rose sur la couronne et les ailes; jaune sur les cheveux. La tète, les bras, les pieds et les ailes sont recollés; la main gauche est endommagée. Haut., ()"'235.

67 (34). Même sujet.

La jambe gauche est avancée et fléchie, le bras droit élevé, le bras gauche passé derrière le dos et retenant les plis de la draperie. Coiffure à côtes, avec une bandelette sur le devant, surmontée de deux oreillettes (celle de gauche est cassée). Draperie jetée sur Tépaule gauche et retombant dans le dos.

Bon style. Terre blanchâtre. Rose sur la draperie et sur les ailes. Trou d'évent rond et trou de suspension. Haut., o-23.

68 (446). Éros nu au repos.

\\ est appuyé du coude droit sur un cippe rond à large tailloir, la jambe droite fléchie, soutenant de la main gau- che élevée une draperie qui couvre le dos et s'enroule autour de Pavant-bras droit. Coiffure en crobyle élevé, avec tresse centrale et boucles sur les épaules. Ailes recoquillées.

Style ordinaire. Croûte terreuse en beaucoup d'endroits. Aucune trace de couleurs. Large trou d'évent rond et trou de suspension. Socle rec- tangulaire. Moule analogue au 100. Haui.. 0"'1hô.

c 00 D

69 (82). Éros drapé volant.

Il est debout, la jambe gauche avancée, le bras droit abaissé et caché sous la draperie, le bras gauche replié contre la poitrine, la tète tournée à gauche. Coiffure à double tresse centrale et crobyle. Le corps est drapé dans une chlamyde finement plissée.

Bon style. Traces de blanc sur la draperie; blanc jaunâtre sur les chairs; jaune brun sur la coiffure; vert sur les ailes. Trou d'évent rond et trou de suspension. Haut.. 0mi7.

70 (338). Même sujet.

Il est debout, la jambe droite avancée, le pied gauche levé, la main gauche élevée sous la draperie à la hauteur de la tète, la main droite baissée, la tète inclinée et souriante. Coiffure à tresse centrale et à crobyle élevé, avec feuillages et baies dans les cheveux. Le corps est serré dans un hima- tion à plis très fins.

Très bon style. Brun sur les cheveux; bleu sur les feuillages; blanc jaunâtre sur l'aile. Trou d'évent triangulaire et trou de suspension. Manquent l'aile gauche et le bout des pieds. Haut., 0">135.

71 (23). Même sujet.

La jambe gauche est avancée, le bras droit replié contre le corps, le bras gauche baissé et un peu écarté du corps, les deux mains cachées sous la draperie. Couronne en bojur- relet. Le corps est serré dans un himation relevé au-dessus des jambes nues.

Bon style. Traces de jaune sur les chairs; noir et rose sur les ailes.

Trou d'évent rond et trou de suspension. Man(|ue le pied droit.

Haut., o™i2.

c 61 3

72 (113). Éros drapé an repos.

Il est debout, drapé dans un himation qui l'enveloppe jus- qu'aux pieds, la main droite repliée sous la draperie, la main gauche pendante. Coiffure rasée, sauf une longue mèche en forme de queue qui pendait dans le dos.

Bon style. Croûte terreuse sur la figure. Couleurs bien conservées : rose sur la draperie; bleu, noir et jaune sur les ailes; jaune sur les pieds. Trou d'évent oblong et trou de suspension. Manque la queue de la che- velure. Tète recollée. Haut., Omios.

73 (97). Même sujet.

Même type que le précédent.

Bon style. Couleurs bien conservées : bleu vif sur les ailes; jaune et dorure sur la tranche des ailes; rose sur la draperie; jaune sur les pieds et les cheveux; noir sur les sourcils; rouge sur la bouche. Ailes recollées. Haut., OmlO.

74 (166). Eros nu volant.

Il a de grandes ailes pointues, la jambe droite projetée en avant, les deux bras élevés en avant de la tète, portant dans la main droite un objet oblong (vase?), la tète inclinée à droite. Coiffure ronde avec haut diadème en croissant sur le devant.

Style fin. Maquette pleine, faite à la main. Blanc et rose sur tout le corps ; vermillon sur l'aile droite et sur la couronne; bleu à la naissance des ailes et sur le vase. Manquent le pied droit et une partie du dos. Les ailes, les bras, la tète et la jambe gauche sont recollés. Trouvé dans le même tombeau que les trois suivants. Haut., ()>ni2.

: ()2 3

75 (165). Même sujet.

La jambe gauche est avancée, le pied droit levé de lerre, le bras droit écarté du corps et replié, le bras gauche levé et écarté à angle droit. Même coiffure avec petit ornement central sur le devant.

Style lin. Mitquelle pleine. Blanc et rose surtout le corps; vermillon sur les lèvres, sur un ornement en collier autour du cou et sur les pieds. Dans le dos, entre les deux ailes, une saillie avec trou central formant trou de suspension. Manquent l'avant-bras gauche et la main droite, Ailes, jambes et bras droit recollés. Haut, 0"<io.

76 (164). Même sujet.

La jambe droite est avancée, le bras gauche replié avec la main soutenant un petit plat à pans coupés, le bras droit écarté et portant un objet indistinct (vase?). Même coiffure sans ornement.

Style fin. Maquette pleine. Blanc et rose sur le corps; bleu sur le cou; vermillon sur la couronne et le petit plat. Manc[uc Taile gauche. Tète, aile, jambes et bras recollés. Dans le dos, saillie centrale avec trou de suspension. Haut., Onii.

77 (163). Même sujet.

La jambe droite est avancée, le bras gauche baissé, la main droite repliée devant la poitrine et tenant un plec- tre (?). Môme coiffure avec diadème en croissant à bord dentelé.

Style Hn. Maquette pleine. Blanc el rose sur le corps; bleu sur la cou- ronne. Man((uent les deux ailes, le bas de la jambe gauche et l'avant-bras gauche. Bras droit el jambes recollés. - Haut., 0">105.

c (53 D

78 (381). Même sujet.

Il est posé dans une attitude horizontale, la tète un peu levée, les deux bras lancés en avant, les jambes raides et jointes.

Assez bon style. Ton jaunâtre sur tout le corps; bleu sur l'aile; brun sur les cheveux. Petit trou de suspension qui traverse les cuisses de part en part. Manquent l'aile gauche, la moitié de la jambe droite et les deux avant-bras. Trouvé dans le même tombeau que le suivant. Haut., o™o55.

79 (382). Éros nu assis.

Il a la tète levée et tournée à gauche, le bras droit en l'air, la jambe droite repliée sous la jambe gauche.

Style ordinaire. Couleur rose sur tout le corps avec blanc en dessous; bleu sur l'aile; brun sur les cheveux. Petit trou d'évent. iManquent une partie de l'aile droite et le bras gauche. Même fabrique que le précédent.

Haut., 0™055.

80 (200). Même sujet.

Il a le corps rejeté en arrière vers la droite et lève la main droite comme pour lancer une balle, la jambe gauche pendante, la jambe droite soulevée par Teffort du geste. Coiffure bouclée avec tresse centrale; couronne de pampres et de fruits.

Bon style. Trou d'évent petit et rond. Traces tie l)lanc. Manquent le bras gauche, le pied gauche et les ailes. Bras droit recollé. Haut., o-nio.

81 (380). Même sujet.

11 a la tète tournée à droite, le bras gauche pendant, le

pied gauche croisé sur le pied droit. Coiffure à natte cen- trale; couronne en bourrelet avec lemnisque.

Style ordinaire. Traces de couleur rose sur les chairs. Petit trou d'évent. Manque le bras droit; les deux ailes sont recollées. Petit trou dans le flanc droit. Haut., o-oo.

81 '"■* (446). Éros debout près d'un terme.

Il est nu, avec une chlamyde rejetée en arrière, la main droite posée sur un cippe rectangulaire qui porte un petit terme à figure d'enfant drapé, tenant à la main un bâton noueux. Ailes recoquillées.

Style ordinaire. Traces de blanc. Socle rond. Large trou d'évent rond et trou de suspension. Aile gauche endommagée. Haut., Omis.

82 (13). Groupe de deux Éros combattant.

Un des Éros a saisi la tète de son adversaire placé à sa gauche sous son bras droit et la courbe avec force. Tous deux sont nus. Celui de droite seul a les ailes recoquillées. .Celui de gauche aune coiffure à côtes et un crobyle en touffe élevée.

Style ordinaire. Socle ovale. Trou d'évent rond et trou de suspen- sion ébauché. Par derrière, le long de la tète et des ailes, inscription MAlKYOful. Haut., O-H.

83 (384). Même sujet.

Même attitude; même moule que le précédent.

Style ordinaire. Socle ovale. Trou d'évent rond. Traces de vert sur l'aile de l'Éros à droite. Même signature au revers. Haui., 0'"ii.

c 65 D

84 (385). Même sujet.

Même altitude. Le moule est un peu différent; les tètes paraissent rasées; les ailes sont pareilles.

Style médiocre. Terre bistre foncé. Socle carré. Trou d'évent rond endommagé. Le fond entre les jambes des Eros est noir; blanc et rose sur le corps. L'Eros à gauche a les yeux peints en noir, la bouche rose et le bout des ailes vert. Haut.. on>08.

85 (63). Cinq Éros groupés sur une table.

Sur une table à trois pieds terminés en griffes de lion sont placés deux Éros couchés, l'un à droite tenant de la main gauche une œnochoé et de la main droite un canthare cannelé, Tautre à gauche élevant les deux mains au-dessus de sa tète et saisissant le pan de la chlamyde d'un troisième Éros debout au centre qui porte dans les deux mains éle- vées une petite amphore cannelée. Sous la table sont assis, les pieds pendant sur le socle, un Éros jouant de la lyre, et, à sa droite, un autre Éros jouant de la flûte de Pan (s/rirvc). Tous ces Éros sont nus, avec une chlamyde qui retombe dans le dos.

Bon style. Traces de blanc sur la table et le corps des Éros; rose sur les draperies; jaune sur les vases. Socle rond à double moulure. Trou d'évent rond. Traces d'incinération; revers endommagé. Haut., Ont-isô.

^

86 (109). Eros portant un vase à parfums.

Il est enveloppé dans une tunique sans manches, serrée à la taille et formant une sorte de jupe flottante qui laisse les jambes nues. Par-dessus est jelé un ample himation qui,

passant sur l'épaule droite et noué sur la hanche gauche, remonte par derrière sur la tète qu'il voile complètement comme dans une coiffure féminine, puis redescend en s'en- roulant autour du cou et retombe sur l'épaule et le bras gauches. Tète tournée à droite et un peu baissée. La main droite écarte du corps les plis flottants de la tunique; la main gauche étendue, avancée à plat, soutient une boîte à fard de forme cylindrique. La jambe droite est projetée en avant, la jambe gauche repliée en arrière. Coiffure féminine à quatre rangées de boucles qui dépassent en dessous du voile et s'étagent sur le front.

Bon style. Couleurs bien conservées; rose chair sur les jambes; bleu sur la draperie avec traces de jaune (pour supporter la dorure); brun sur la coiffure; rouge et bleu sur les ailes. Trou d'évenl oblong. Manquent le bas de la jaml^e gauche et quelques morceaux de l'aile gauche. Ailes et jambes recollées. Haut., om36.

87 (219). Éros jouant de la lyre.

11 est nu, la tète souriante, un peu tournée à droite, la main gauche élevée et ouverte (elle devait tenir la lyre), la main droite repliée devant la poitrine et tenant un plectre. Coiffure bouclée à tresse centrale avec couronne de feuil- lages rayonnants et une grosse baie au centre. Chaînette en bandoulière et gros nœud dont les bouts flottent sur la poi- trine. Bracelet en spirale à la cuisse gauche; bracelets ronds aux deux bras, aux deux poignets et à la cheville droite.

Style lourd. Traces de blanc sur le corps; brun rougeâtre sur les che- veux; rose sur les ailes. Trou d'évent rond. Dans le dos, près du trou d'évent, inscription AI. Trouvé dans le même tombeau cpie le numéro 01.

Ilnul.. ()'><2'.i.

C ()7 3

87*"" (236'"''). Éros portant une corne d'abondance.

Il est nu, la tète souriante, tournée à gauche, la jambe gauche avancée, le bras droit écarté à angle droit, le bras gauche portant une grande corne d'abondance double (âixspaç) à manche cannelé, remplie de fruits et de feuillages. Coiffure avec couronne de pampres et de baies, ornée d'un haut apex central et d'une large bandelette. Sur le corps une nébride; un pan de draperie sur le flanc et la jambe droite.

Style lourd. Trou d'é vent. Traces de blanc sur le corps. Manquent la moitié de la jambe gauche et le bout des ailes. Plusieurs morceaux re- collés. Moule analogue au précédent. Trouvé dans le même tombeau que les numéros 87 et 61. Haut., Om34.

88 (259). Eros jouant de la lyre.

II est nu, la tète baissée et tournée à droite, le bras gau- che levé (il tenait sans doute la lyre), la main droite repliée devant la poitrine et tenant un plectre, la jambe droite avan- cée, la jambe gauche repliée en arrière. Coiffure avec natte centrale et crobyle; couronne de pampres avec deu.x grosses baies.

Bon style. Traces de blanc sur le corps; bleu sur l'aile gauche. Trou d'évent oblong endommagé. Plusieurs morceaux du corps, des jambes et des ailes sont recollés. Haut., o™29.

89 (306). Éros adossé à une colonnette.

Il est nu, avec une chlamyde agrafée sur l'épaule droite et retombant dans le dos, la jambe gauche croisée sur la jambe droite; le bras droit avancé devait tenir un objet. Il est adossé à une colonnette placée à gauche, qui supporte

c r>8 D

une petite idole de femme drapée, coiffée d'un polos, la main droite au sein, la main gauche abaissée, dans une attitude archaïque. Coiffure avec couronne en bourrelet et lemnisque.

Style ordinaire. Traces de blanc sur le corps; rose sur la chlamyde, la couronne et le bout des ailes. Traces de dorure sur la tranche des ailes. Socle rond. Trou d'évent oblong. Manque l'avant-bras gauche. Au revers, sous le trou d'évent, inscription ATA. Haut., o»'27.

90 (192). Éros jouant de la double flûte.

Il est nu, le bras gauche avancé, avec une draperie roulée en écharpe autour des reins, la lanière de cuir ((popêsià) ser- rée sur la bouche et sur les joues avec deux petits trous pour Tembouchure de la double flûte.

Style ordinaire. Traces de blanc et de rose sur le corps. Trou d'évent rond; trou de suspension. Manquent le bras droit, la main gauche, la jambe gauche et le pied droit. Ailes brisées à l'attache du dos. Bras gauche et jambe droite recollés. Cf. le n" 58. Haut., On-ai,

91 (307). É)-os dans l'attitude d'un Atlante.

Il est nu, avec une draperie roulée en écharpe autour du corps et passant sur l'épaule gauche, la jambe droite avancée et les deux jambes fléchies comme sous le poids d'un far- deau. Les deux mains sont élevées au-dessus de la tète pour soutenir un accessoire disparu (dont l'attache est marquée par un trou pratiqué au sommet de la tète). Coiffure avec couronne en bourrelet.

Bon style. Croûte terreuse. Traces de jaune sur les chairs; rose sur la draperie, la couronne et l'aile. Trou d'évent rond; trou de suspension. Manquent l'aile droite et le bout du pied droit. Morceaux recollés et res- taurés au.\ genoux. Haut.. 0'"2a.

c 69 3

92 (195). Éros lisant.

Il est nu, avec un himation jeté sur l'épaule et le bras gau- che et retombant jusqu'à terre, La jambe gauche est flé- chie, le bras droit porté en avant, avec les doigts repliés comme s'il tenait un accessoire (style?), la main gauche avancée et tenant un diptyque ouvert. Coiffure courte avec empreinte d'une large bandelette sur le devant.

Style médiocre. Traces de blanc sur le corps ; brun rougeâtre sur l'épaule et sur la coiffure. Trou d'évent rond. Manque le pied droit. Tête, ailes et bras gauche recollés. Haut., 0'«'2i.

93 (260). Éros portant un miroir.

Il est nu, la tête tournée à droite et levée, le bras droit en l'air et tenant un miroir de forme rectangulaire, le bras gau- che abaissé, la jambe droite avancée, le pied gauche soulevé de terre. Coiffure à côtés avec crobyle et boucles retombant sous les oreilles.

Assez bon style. Traces de blanc avec couleur jaunâtre sur les chairs; jaune sur le miroir; jaune et traces de dorure sur la tranche des ailes. Trou d'évent carré; trou de suspension. Manquent le bout des ailes; La jambe droite, les deux bras, la main gauche et l'orteil du pied droit sont recol- lés et restaurés. La main gauche tient l'extrémité d'un accessoire brisé, mais elle est restaurée presque en entier. Haut., 0'n23.

94 (449). Même sujet.

Il est nu, avec une chlamyde jetée sur l'épaule gauche, la tète tournée à gauche et levée, la figure souriante. Il porte des deux mains élevées un miroir à couvercle ouvert qu'il

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appuie sur son épaule gauche. Coiffure bouclée avec natte centrale.

Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs; rose et bleu sur les ailes et sur la chlaniyde. La boite du miroir est peinte en blanc avec une ligne rouge formant l'encadrement; teinte jaune sur le miroir lui-même. Trou d'évent rond. Manque le bout de l'aile droite. Haut , Omai.

95 (135). Même sujet.

Même attitude, même costume.

Style ordinaire. Très fortes traces d'incinération qui a fait disparaître les couleurs. Traces de dorure sur la tranche de l'aile. Trou d'évent rond. Trouvé dans le Tombeau B. Haut., Omio.

96 (134). Même sujet.

Même attitude, même costume.

Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs, avec teinte jaune vif par-dessus; brun sur les cheveux; rose sur la draperie et sur les ailes. Traces de dorure sur la tranche des ailes. La boîte du miroir est peinte en jaune, le centre en rouge, la charnière en jaune coupée de traits bruns. Trou d'évent rond. Fortes traces d'incinération. Manquent le" bout de l'aile gauche et les pieds. Ailes et plusieurs morceaux des jambes recollés. Tombeau B. Haut., o^iss.

97 (66). Éros portant un alabastre et un miroir.

Il est nu, avec une chlamyde rejetée dans le dos, la jamhe droite avancée, tenant sur le bras gauche replié un grand alabastre et de la main droite un miroir à couvercle ouvert. Coiffure à tresse centrale avec crobyle composé de trois touffes.

Style médiocre. Traces de rose sur les ailes; jaune sur la coiffure.

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L'encadrement du miroir est jaune, l'intérieur rouge. Trou d'évent rond.

Nombreux morceaux recollés. Sur l'aile gauche inscription A.

Haut., 0">13.

98 (81). Éros portant un rhyton.

Il est nu, avec une chlamyde jetée sur les épaules et pen- dant par derrière, la jambe droite avancée, le pied gauche levé de terre, la main droite portée en avant, la main gauche élevée et tenant un petit rhyton à tète d'animal. Coiffure à tresse centrale, avec crobyle et quelques feuillages auprès des oreilles.

Bon style. Traces de blanc jaunâtre sur les chairs; bleu sur la coiffure; blanc et rose sur les ailes. Trou d'évent rond et trou de suspension. Ailes, bras et jambe gauche recollés. Haut., Omis.

99 (467). Éros appuyé sur un trophée.

Il est nu, avec une chlamyde agrafée sur l'épaule droite et rejetée en arrière, la jambe gauche avancée, le bras droit passé derrière le dos, la main gauche élevée et appuyée sur la poignée d'une épée qui surmonte un trophée posé par terre à sa gauche et l'on distingue un casque et une cui- rasse. Coiffure bouclée avec crobyle composé de trois touffes.

Style ordinaire. Traces de blanc avec ton jaunâtre sur le corps; rose sur la chlamyde; vert sur les ailes et sur le socle. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire à deux degrés. Sur le devant du socle, inscription imprimée en relief et tracée à rebours en caractères peu nets, [EIPWI. ..(?). Cf. le

no 100. Haut., 0ml6.

100 (352). Même sujet.

Même attitude, avec la tête un peu levée vers la droite,

c 12 :■>

la jambe droite avancée et la jambe gauche fléchie; même costume.

Style ordinaire. Traces de blanc sur le corps; brun jaune sur les che- veux; rose sur la chlamyde et sur les ailes; teinte noirâtre sur le casque. Trou d'évent endommagé. Socle rectangulaire. Manque le bout de l'aile gauche. Au revers et sous le trou d'évent, inscription en relief écrite à rebours, de droite à gauche, EPMOrENHZ. Haut., o^iss.

401 (48). Éros tirant de l'arc.

Il est nu, avec une courte chlamyde agrafée sur l'épaule droite et couvrant le bras gauche. Le corps est presque de face et la tête complètement tournée à gauche, vue de profil. Les deux bras sont étendus à gauche avec le geste d'un tireur d'arc. Coiffure à bandeaux avec chignon bas et ban- delette sur le devant.

Bon style. Traces de blanc et de rose sur les chairs; jaune (soutien de la dorure) sur l'agrafe de la chlamyde, le bout des ailes et la bandelette. Trou d'évent rond. Manque l'aile gauche. L'aile droite et les deux jambes sont recollées. Haut., O'nis.

102 (308). Éros en Hercule.

Il est nu, la jambe droite avancée et fléchie, dans l'atti- tude de la marche, la main droite portée en avant, la peau de lion soutenue sur le bras gauche écarté et une pomme dans la main gauche. Coiffure bouclée avec natte centrale.

Assez bon style. Traces de blanc sur le corps. Trou d'évent ovale et un autre trou au revers de la peau de lion. Manquent les ailes. Plusieurs morceaux recollés. Haut., 0'").%.

103 (47). Éros portant une corne d'abondance.

Il est nu, la jambe gauche fléchie, la tète levée et tournée à gauche, avec une chlamyde jetée sur Tépaule gauche et re- tombant jusqu'à terre, la main droite sur la hanche, le bras gauche portant une grande corne d'abondance. Coiffure bouclée avec tresse centrale et crobyle.

Assez bon style. Traces de blanc sur les chairs; jaune sur la coiffure. Trou d'évent rond et trou de suspension. Manque l'aile droite. Cf. les

nos Q']bis^ 108. Haut., 0'nl2.

104 (54). Même sujet.

Même attitude; même moule que le précédent, sauf la tête qui est tournée à droite et la coiffure qui est courte et bou- clée.

Assez bon style. Traces de blanc sur les chairs; jaune sur la coiffure; bleu sur les ailes. Trou d'évent rond. Ailes, tête et haut de la corne re- collés. Haut., 0™12.

105 (88). Éros portant un objet indistinct.

Il est drapé dans une tunique courte, avec une chlamyde serrée par-dessus, les deux jambes écartées, le bras gauche pendant, la main droite élevée sous la draperie et tenant un objet indistinct de forme pointue. Coiffure avec crobyle com- posé de trois touffes et couronne en bourrelet.

Style ordinaire. Traces de rouge sur la draperie. Trou d'évent rond et trou de suspension. Aile gauche recollée. Haut , 0'»i25.

106 (72). Éros jouant de la lyre.

Il est nu, la tète souriante et tournée à droite, la jambe

gauche avancée, la main gauche portée en avant avec les doigts écartés (elle devait tenir une lyre), la main gauche re- pliée devant la poitrine et tenant un plectre. Coiffure bou- clée avec crobyle élevé, ornée sur le devant de feuillages et de baies.

Bon style. Traces de rose sur les ailes. Pas de trou d'évent. Jambes recollées. Cf. les n^s 87, 88, 107. Haut., o-iis.

107 (73). Même sujet.

Même moule que le précédent pour le corps; le bras droit est un peu plus élevé. Coiffure à crobyle élevé avec natte centrale, sans feuillages ni baies.

Bon style. Traces de blanc jaunâtre sur les chairs. Pas de trou d'évent. Manquent les ailes et la main gauche. Bras droit et Jambes recollés.

Haut., OnnlI5.

108 (528). Eros portant un objet indistinct.

Il paraît drapé, la tète tournée à droite, tenant de la main gauche une sorte de corne d'abondance (?).

Relief de terre cuite émaillée en blanc d'ivoire. Le personnage est presque informe. Le bras droit et les pieds manquent. Haut , o^-oôs.

109 (529). Même sujet.

H paraît nu et s'envole à gauche, tenant dans sa main un objet indistinct.

Relief de terre cuite émaillée, semblable au précédent et trouvé dans le même tombeau. Manquent le pied droit et la Jambe gauche. Haut., o™o.5.

c 75 3

110 (371). Éros avec lion et chien.

Il est nu, avec une chlamyde agrafée sur l'épaule droite, rejetée en arriére et retombant sur le bras gauche; il marche rapidement vers la droite, la rnain gauche posée sur la tête d'un lion bondissant, placé à sa gauche. Un chien à poil ras, aux oreilles pointues, est grimpé sur le lion dont il mord la patte gauche.

Style ordinaire. Croûte terreuse sur la statuette. Traces de l)lanc; jaune brun sur le corps de l'Éros; rose sur la chlamyde; jaune sur la tête de l'Éros et le corps du lion; rouge dans la gueule du lion; blanc sur le chien. Trou d'évent rond. Deux autres petits trous au revers du lion. Manquent les ailes et le bras droit de TÉros. Haut , 0'"185.

111 (15). Éros sacrifiant une biche.

Il est nu, avec une draperie roulée autour de la ceinture; il pose le genou gauche sur le dos d'une biche agenouillée et enfonce un couteau dans son cou. A sa gauche s'élève un autel carré surmonté d'une petite femme drapée, coiffée d'un polos et tenant une phiale de la main gauche, dans une attitude archaïque.

Style ordinaire. Traces de blanc, rose et rouge; noir sur le haut des ailes. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire. Haut., o^is.

112 (159). Eros jouant avec un lièvre.

Il est vêtu d'une tunique serrée à la taille et par-dessus d'un himation agrafé sur l'épaule droite, couvrant le côté gauche et maintenu par la main gauche repliée contre le corps. Il se penche à droite et saisit l'oreille d'un lièvre ac- croupi sur une table à trois pieds qui porte deux fruits {gve-

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nade et pomme?). Coiffure bouclée à natte centrale avec crobyle élevé. On distingue au pied gauche une chaussure haute et fermée.

Bon style. Traces de blanc sur le socle et sur le lièvre; rose sur Thima- tion d'Éros. Trou d'évent triangulaire. Socle à angle obtus faisant saillie sur le devant. Manquent les ailes. Tète recollée. Haut., o™i5.

113 (80). Éros sur un char traîné par deux chèvres.

Il est nu avec une courte chlamyde jetée sur le haut du corps; il est à demi couché et tient des deux mains les rênes d'un char attelé de deux chèvres qui bondissent les deux pattes de devant levées. Coiffure avec couronne en bour- relet et crobyle composé de trois touffes élevées.

Assez bon style. Traces de blanc; rose sur la roue du char. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire. Manquent l'aile gauche de l'Éros, les cornes des chèvres. La tête et l'aile droite de l'Éros sont recollées. Plusieurs morceaux recollés et restaurés par devant. Haut., o^u.

114 (112). Éros sur un char traîné par deux cygnes.

Il est nu, avec une courte chlamyde couvrant le côté gauche, debout dans un char attelé de deux grands cygnes qu'il conduit de la main gauche, pendant qu'il tient de la main droite un grand masque satyrique, chauve et barbu, qui pend en dehors du char sur la roue.

Style médiocre. Traces de blanc; rose et vert sur les ailes d'Eros. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire. Manquent l'aile gauche d'Eros et le bec des cygnes. Haut., 0'"14.

115 (127). Éros jouant avec un cygne.

Il est nu, vu de profil, le corps rejeté en arrière, jouant

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avec un grand cygne qu'il saisil de la main droite par l'aile et de la main gauche par le haut de la tète. L'oiseau retourne la tète vers TÉros. La coiffure de l'Éros est bouclée avec natte centrale.

Bon style. Traces de blanc; rouge sur les chairs; jaune sur la coiffure. Trou d'évent rond. Socle rond. Manque l'aile droite de l'Éros; sa figure est fruste. Quelques morceaux du socle sont recollés. Trouvé dans le même tombeau que le 116. Haut., On.14.

416 (454). Éros jouant avec un paon.

Il est nu, avec une chlamyde agrafée sur l'épaule droite qui couvre le côté gauche et le bras gauche abaissé; la tète tournée à droite, il met le bras droit autour du cou d'un paon, la queue étalée en roue, la tète tournée vers l'Eros. Autour du cou de l'oiseau est passée une couronne à bour- relet avec large lemnisque. La coiffure de l'Éros est bouclée et ceinte d'une grosse bandelette.

Bon style. Couleur rougeàtre à fond blanc sur tout le corps de l'Éros; rose sur la chlamyde; rose plus vif sur l'aile; bleu sur le paon; rouge sur les pattes de l'oiseau. Trou d'évent petit et rond. Socle rectangulaire. Manquent le bout de l'aile gauche de l'Éros et le bec du paon. Parties effritées sur la queue du paon et le devant du socle. Trouvé dans le même tombeau que le 115. Haut., 0'ni35.

117 (207). Érns jouant de la lyre sur un dauphin.

Il est nu, avec une chlamyde agrafée sur l'épaule droite et rejetée dans le dos; il est assis à califourchon, la tète tournée à droite, sur le dos d'un dauphin dont la queue s'élève à la hauteur de la tète de l'Éros. Celui-ci tient de la main gauche une lyre qu'il touche de la main droite. Coiffure courte avec couronne en bourrelet.

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style ordinaire. Traces de blanc; brun jaunâtre sur le corps et le visage de l'Eros; rose sur la chlamyde; vert foncé sur les ailes; rouge sur la bouche, la queue et la nageoire du dauphin. Trou d'évent rond, endom- magé. Manque la base. Haut, o-oisô.

118 (51). Éros assis sur un cygne.

Il est nu et assis de face, la tête tournée à gauche, les jambes croisées, sur un petit coussin attaché au dos d'un cygne tourné de droite à gauche. Coiffure courte avec natte centrale.

Style ordinaire. Traces de blanc sur Toiseau et sur l'Éros; rose sur la base. Socle plat et carré surmonté d'un cône pointu sur lequel est posé le corps de Toiseau. Haut., On>io.

119 (468). Éros jouant avec un coq.

Il est debout, la tête souriante et tournée à droite, vêtu d'une tunique longue à courtes manches, chaussé de hauts brodequins. La main gauche est repliée contre la poitrine et tient un objet indistinct (oiseau?); la main droite abais- sée tient une grappe de raisin que happe un coq placé à ses pieds. Coiffure bouclée avec crobyle élevé et à côtes. Il a l'aspect d'une petite fille.

Style ordinaire. Trou d'évent ovale. Socle haut, rectangulaire, à double moulure. Man^^ue l'aile droite. Haut., o^iB.

120 (180). Éros jouant avec un chien.

Il est nu, avec une chlamyde jetée sur l'épaule gauche et tenue par la main gauche abaissée. La tête et le corps sont tournés à droite; la main droite est appuyée sur un cippe surmonté d'un cnnthare avec couvoitJc et tieni ime grappe

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de raisin après laquelle saule un petit chien placé à ses pieds. Coiffure courte avec couronne en bourrelet.

Style ordinaire Traces de blanc; jaune sur le corps; rouge sur les pieds. Trou d'évent rond. Socle rond à double moulure. Au revers, mar- que de fabrique en forme de palmette. Haut , oraoos.

121 (45). Éros endormi sur un rocher.

Il est nu, couché sur une courte chlamyde jetée sur un ro- cher aux formes découpées et dont un pan revient sur la jambe droite; il dort, le bras droit posé sur le sommet de la tète, le bras gauche accoudé sur le rocher et soutenant la tête avec la main.

Bon style. Traces de rose sur la chlamyde. Trou d'évent rond. Manciue l'aile gauche. Figure un peu fruste. Haut., 0"i2.

122 (572). Éros couché dans une Jleur.

Relief en terre cuite formant une grande fleur à pétales dans le fond de laquelle est couché un Éros nu avec une draperie jetée sur la jambe droite, le bras droit posé sur le sommet de la tète, la main gauche baissée et appuyée sur un objet indistinct.

Style ordinaire. Traces de blanc avec brun Jaunâtre par dessus. Manque le côté droit du relief. Plusieurs morceaux recollés. Diam., ot>13.

III. SUJETS FUNÉRAIRES

Eros funéraires.

Nous faisons une catégorie spéciale pour une série d'Éros qui n'appartiennent pas au cycle d'Aphrodite ni au type des Éros joueurs qui précèdent. Le caractère funéraire est marqué pour quelques-uns j)ar des attributs connus, comme la torche renversée qui symbolise la flamme de la vie à jamais éteinte (n'' 123), motif qui est devenu très commun à l'époque romaine, en particulier sur les sarcophages sculptés. Cette représentation classique est fort rare à Myrina; mais, en revanche, on y a trouvé en très grande quantité un certain type d'Éros funéraire plus original, qui se présente sous la forme d'un enfant drapé, avec les jambes nues et jointes, la tête tristement penchée et souvent enveloppée d'un voile. Par leur attitude, par leur draperie assez semblable à un suaire, ces petites figurines se distinguentà première vue delà troupe folâtre et rieuse des autres Éros. Le travail en est souvent gros- sier; on voit que c'est une espèce d'ex-voto dont le moule tou- jours le même n'était point retouché par la fantaisie ingénieuse de l'ouvrier. On les trouve souvent réunis en grand nombre dans le tombonu. ))arfois ]:)ar groupes de vingt ou trente, et

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l'on peut évaluer à plusieurs centaines l'ensemble de ceux qu'on a découverts dans la nécropole. Remarquons enfin qu'ils se trouvent toujours en compagnie des Sirènes dont nous parlerons plus loin. Il est bien probable qu'ils sont, comme elles, des symboles funéraires, spécialement destinés aux céré- monies des funérailles, ils représentaient sans doute l'es- saim plaintif et bruissant des âmes, de la même façon que sur les lécy thés funéraires de l'Attique les peintres avaient coutume de figurer par de petites figures ailées les eïSwXa des morts.

Quelques-uns, comme le 12G, portent une inscription que l'on peut considérer comme le commencement d'un nom de fabricant. Cette marque est en relief, procédé dont on a trouvé d'assez nombreux exemples dans la nécropole et qui prouve l'emploi d'un moiile pour tracer les signatures (Cf. les n°^ 99, 100).

423 (303). Éros nii avec torche funéraire.

Il est couché sur un lit recouvert d'une draperie, la tète appuyée sur le bras gauche, la main droite tenant une torche renversée qui pend le long du lit. Bracelets aux cuisses et aux chevilles. *

Style ordinaire. Traces de rose sur le corps de l'Éros et la flamme de la torche. Trou d'évent rond. Socle ovale. Le haut de la tète est endom- magé. Haut., Omli.

124 (43/i). Éros drapé.

Il est debout, la tète baissée, drapé dans un himation qui laisse les jambes nues et dont une extrémité, revenant sur

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l'épaule droite, est tenue par la main droite. La main gauche abaissée relève la draperie sur la jambe. Coiffure bouclée et longue.

Style ordinaire. Traces de blanc sur le corps et sur les draperies; vert sur les ailes. Trou d'évent ovale et trou de suspension. Manquent le pied gauche, le bout de l'aile droite et Taile gauche. Haut., 0">155.

124'"' ('257). Même sujet. Même type.

Bon style. La draperie est rose avec un ton noirâtre d'incinération; les cheveux l)runs; ton jaunâtre sur la figure et sur les jambes; blanc avec bande noire sur l'aile. Trou d'évent rond. Manque l'aile droite; aile gau- che recollée. Tombeau B. Haut., o^lôô.

125 (464). Alêine sujet.

Même altitude, mais la tète est droite, la draperie remonte en arrière et voile la tête à la manière d'un capuchon.

Style médiocre. Terre bistre foncé, épaisse et lourde. Traces de vert sur la draperie. Trou d'évent rond. Pas de trou de suspension. Manquent les ailes, Haut., o^\'m.

126 (429). Même sujet.

Même attitude; le voile revient par devant et couvre la bouche.

Style très médiocre. Couleui'' noire et verte sur les ailes; traces de blanc et de jaune brun sur la figure. Trou d'évent ovale et trou de suspension. Au revers, en relief, inscription AIA pour ATA, que l'on a rencontrée sur d'autres statuettes identiques. Cette statuette et les cinq suivantes ne sont pas montées sur socle. Haut., o^ni'i.^.

c 83 3

127 (130). Même sujet.

Mème^lype.

Style médiocre. Trou d'évcnt rond cL Irou de suspension endommagé,

Haut., O'nl'.ô.

128 («1). Même sujet.

Même type.

Style très médiocre. Blanc sur le corps; jaune sur les jambes; vert sur les ailes. Trou d'évent ovale et trou de suspension sur le côté.

Haut., Omlo.

129 (432). Même sujet.

Même type.

Style ordinaire. Traces de noir sur le corps. Trou d'évcnt rond et trou de suspension. Manque l'aile droite. Haut., 0rai25.

130 (433 ^'•'). Même sujet.

Même type.

Style très médiocre. Vert sur les ailes; bandes noires sur la draperie; rouge et rose sur la tigure et sur les jambes. Endommagé par derrière.

Haut., 0ml5.

131 (141). Même sujet.

Même attitude, même costume; la tète est baissée et tour- née à droite; la bouclie n'est pas voilée.

Bon style. C-ouleur chair sur le corps; les sourcils, le cristalliti et le pourtour de Tœil sont indi(|ués en noir, la prunelle en l)lanc; rouge sur les

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lèvres: brun sur les cheveux; blanc sur la tunique. Fortes traces d'inciné- ration. Trou d'évent rond el trou de suspension. Aile gauche recollée. Trouvé dans le Tombeau B. Haut., OraO'.iô.

132 (142). Même sujet.

Même type; même moule.

Bon style. Traces de blanc et fortes traces d'incinération. Tète endom- magée par derrière. Tombeau B. Haut., 0"i(W5.

133 (143). Même sujet.

Même moule.

Bon style. Fortes traces d'incinération. Manque l'aile gauche. Pas de trou d'évent ni de supension. Cette statuette et les trois suivantes ne sont pas montées sur socle. Tombeau B. Haut., Omogs.

134 (144). Même sujet.

Même moule.

Bon style. Les yeux sont peints en noir; rouge sur les lèvres; blanc sur la draperie. Fortes traces d'incinération. Trou d'évent rond et trou de sus- pension. Manque toute la partie inférieure. Tombeau B. Haut., o-otô.

135 (145). Même sujet.

Même moule.

Bon style. La prunelle des yeux est en blanc; rouge sur les lèvres; i)run sur les cheveux; noir et blanc sur les ailes. Manfjue toute la partie infé- rieure. Tombeau B. Haut., Omo?.

136 (187). Même sujet. Même moule.

c 85 D

Bon style. Fortes traces d'incinération et croûte terreuse. Blanc et noir sur les ailes. Tombeau B. Haut., o™095.

137 (188). Même sujet.

Même moule.

Bon style. Les yeux sont peints en noir; rouge sur les lèvres; blanc et noir sur les ailes. Recollé par le milieu. Monté sur socle. Tombeau B.

Haut., 0">oœ.

138 (i89). Même sujet.

Même moule.

Bon style. Cette figurine n'est pas montée sur socle. Manquent l'aile gauche et tout le devant du corps, du vonlrc aux genoux. Tombeau B.

Haut., 0ra095.

139 (91). Même sujet.

11 es! vêtu d'une longue tunique qui cache les deux bras. La main gauche repliée est pointée au cou, la main droite baissée, le pied gauche en avant, la tète tournée à gauche. Coiffure bouclée avec natte centrale.

Bon style. Toute la tunique est peinte en blanc. Couleur chair sur le visage et les pieds ; les yeux, les sourcils et la bouche sont indiqués en noir; jaune sur les cheveux; blanc sur les ailes avec tranche noire. For- tes traces d'incinération. Trou d'évent rond et trou de suspension. Tom- beau B. Haut., 0™145.

140 (136). Même sujet.

Même moule.

Bon style. Tunique blanche. Couleur chair sur le visage et les pieds;

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ailes bleues et rouges avec tranche noire; jaune sur les cheveux. Manque le bout des ailes. Tombeau B. Haut., O'^IA.

141 (336). Même sujet.

Il est drapé dans un himation qui remonte sur la tète, la main droite élevée sous la draperie, la main gauche sur la hanche, la tète tournée à droite et baissée, le pied gauche levé et avancé. Grandes ailes. Coiffure avec couronne en bourrelet et lemnisque.

Bon style. Les yeux sont peints en noir; rouge sur la bouche; ton jaunâtre sur la figure; traces de blanc sur le corps. Trou d'évent rond et

trou de suspension. Manque le pied gauche; aile droite recollée.

Haut., 0">i7.

142 (129). Alême sujet.

Même altitude; la main droite applique la draperie contre la bouche; le pied gauche n'est pas levé.

Bon style. Blanc sur la draperie; rose sur le visage; bleu et rose sur

les ailes. Trou d'évent rond et trou de suspension. Ailes recollées.

Haut., o-nio.

143 (428). Même sujet.

Même type que les n°^ 126 et suivants.

Style ordinaire. Traces de blanc sur tout le corps; brun jaunâtre sur les jambes; vert sur la draperie; noir sur les ailes. Large trou d'évent ovale et trou de suspension. Haut., 0">155.

144 (463). Même sujet.

Même type; la tête est droite; la draperie courte est agra-

c 87 D

fée sur l'épaule droite et laisse nu le côté droit; la main gauche s'écarte du corps, soulevant un pli de la draperie.

Assez bon style. Brun jaune sur le corps; rose sur la draperie. Trou d'évent rond et trou de suspension. Haut., 0'nii5.

145 (459). Même sujet.

Même type.

Style ordinaire. Le corps et la figure sont peints en jaune; la draperie en rose avec une bordure brune; les cheveux en brun. Les ailes sont blan- ches au milieu et vertes aux extrémités avec tranches jaunes. Trou d'évent rond et trou de suspension, Haut., 0^115.

146 (137). Même sujet.

Il est drapé dans un himation qui voile le sommet de la tête,«la tète penchée sur l'épaule droite, la jambe droite flé- chie, la main gauche étendue et sortant de la draperie, la main droite élevée sous la draperie et voilant la bouche; couronne en bourrelet sous le voile.

Bon style. Traces de blanc. Les yeux sont peints en noir ; la draperie est blanche avec traces de rose ; les ailes blanches avec tranche noire. Traces d'incinération. Trou d'évent rond et trou de suspension. Manquent l'aile

gauche, la main gauche avec une partie de la draperie. Tombeau B.

Haut., e™12.

147 (451). Même sujet.

Même type.

Bon style. Traces de blanc et de rose sur la draperie. Trou d'évent

rond et trou de suspension. Manque le bout des ailes. Tombeau B.

Haut., Ofiâ.

88

Sirènes.

La Sirène est connue comme divinité funèbre par un grand nombre de textes et de monuments. En Grèce, les stèles placées sur les tombeaux offrent souvent comme sujets décoratifs, placés en haut ou sur les côtés, des figures de Sirènes qui jouent de la lyre. Ici, elles se présentent avec un aspect particulier qui exprime encore mieux leur rôle symbo- lique. Leurs cheveux dénoués tombent sur leurs épaules et elles les saisissent d'une main comme pour les arracher dans un accès de douleur, pendant que l'autre main, posée sur la poitrine, fait le geste de la déchirer. L'uniformité des moules et la médiocrité générale du style prouvent que nous avons encore affaire, comme pour la catégorie précédente, à des ex-voto dont on multipliait à satiété les exemplaires. Elles se sont trouvées, en effet, à Myrina en nombre aussi considé- rable que les Éros funéraires; certains tombeaux en conte- naient jusqu'à vingt ou vingt-cinq réunies. Ces figurines re- présentent évidemment les offrandes des parents au mort et symbolisent, dans la cérémonie funèbre, le deuil et les regrets des survivants.

448 (^i25). Sirène nue.

«

Elle est deboul, avec deux grandes ailes qui rclombent

jusqu'aux pieds, les jambes terminées en pattes d'oiseau, la

main droite élevée et portée aux cheveux, qui sont épars sur

les épaules, la main gauche posée sur le sein droit.

c 89 D

Assez bon style. Tout le corps était peint en blanc; par-dessus, on a posé un ton rouge sur le corps et sur les jambes; les sourcils sont noirs; les cheveux bruns et noirs ; le haut des ailes rose et le bas vert. Ton noir sur le fond entre les jambes. Trou d'évent ovale et trou de suspension. L'aile droite est endommagée. Cette figurine et les suivantes ne sont pas montées sur socle. Haut., 0'n2rî.

149 (419). Même sujet. Même type.

Assez bon style. Blanc sur tout le copps et par-dessus couleur rouge; les yeux sont noirs, la bouche rouge, les pattes rouge vif; noir sur le haut de l'aile et en dessous deux rangs de plumes roses ; le reste de l'aile est verdàtre avec bande noire; brun sur les cheveux. Trois petites saillies (bracelet?) sur le bras gauche. Semis de gros points noirs sur le fond, autour des pattes. Petit trou de suspension. Manquent tout le revers et l'aile droite. Plusieurs morceaux sont recollés. iiaui., 0">22.

150 (465). Même sujet.

Même type; la main gauche est posée sur le sein gauche. Un pointillé sur les cuisses indique les plumes. Coiffure en crobyle double avec deux boucles retombant sur chaque épaule.

Style ordinaire. Traces de blanc sur le corps; vert sur les jambes et sur les ailes avec tranche rose. Trou d'évent ovale et trou de suspension. Terre grisâtre. Haut., 0"'205.

151 (421). Même sujet.

Même type que le 148.

Style médiocre. Blanc sur tout le corps; rose sur les ailes avec tranche noire; rouge vif sur les pattes. Grand trou d'évent rond endommagé et trou de suspension. Revers endommagé et recollé. Terre épaisse et

lourde. Haut.,0ml85.

C 90 3

452 (420). Même sujet. Même type.

Style très médiocre. Traces de blanc; rouge sur les pattes; vert sur les ailes. Petit trou d'évent rond, petit trou de suspension. Haut., omiio.

153 (427). Même sujet.

Même type; la main gauche est posée sur le sein gauche.

Style très médiocre. Traces de blanc. Les yeux et les sourcils sont peints en noir; rouge sur la bouche, les bras, la poitrine et les jambes; noir et rose sur les ailes. Trou d'évent rond endommagé et trou de sus- pension. Plusieurs morceaux recollés. Haut., 0n>i45.

154 (420). Même sujet.

Même type; la main gauche sur le sein droit.

Style très médiocre. Traces de blanc sur tout le corps, rouge sur les

pattes, vert sur les ailes. Petit trou d'évent et petit trou de suspension.

Haut., o™i55.

155 (423). Même sujet.

Même type; la main sur le sein gauche; les ailes ne des- cendent qu'à mi-jambe.

Style médiocre. Traces de blanc jaunâtre sur tout le corps, rose sur les ailes. Grand trou d'évent rond et trou de suspension. Manque le pied gauche. Haut., On-ias.

156 (424). Même sujet.

Même type; même moule.

Style médiocre. Traces de blanc sur tout le corps; rose sur les ailes; rouge vif sur le corps et les pattes; brun sur les cheveux. Terre rou- geâtre. Grand trou d'évent et trou de suspension. Haut., 0n>i35.

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157 (426). Même sujet.

Même type; la main gauche est posée entre les deux seins.

Style ordinaire. Pas de couleurs. Terre rougeâtre. Le détail des plu- mes est indiqué avec soin, (irand trou d'évent rond et trou de suspen- sion. Haut., 0">IG.

158 (422). Sirène drapée.

La tète est recouverte d'une draperie qui retombe dans le dos. Le haut du corps est nu. La main gauche est posée sur le sein gauche; la main droite est portée aux cheveux. Les ailes, pointues aux extrémités, descendent jusqu'à mi- jambe; le bas du corps est caché sous une draperie nouée sur les cuisses par un gros nœud.

Style ordinaire. Traces de blanc sur le corps; bleu sur la draperie; rouge sur les jambes; rose sur les ailes. Trou d'évent ovale, pas de trou de suspension. Manquent les pieds. Haut., Omn.

159 (il7). Même sujet.

Même type.

Style ordinaire. Traces de blanc sur le corps; rose sur les ailes; bleu sur la draperie et rouge sur les jambes. Trou d'évent rond et trou de sus- pension. Manque le bas des jambes. Haut, on>i'i5.

160 (418). Sirène nue.

Les deux mains sont placées sur les deux seins. Pas de draperie sur les jambes, un pointillé indique les plumes.

Style médiocre. Traces de rouge sur les pattes; vert sur les ailes. Trou d'évent irrégulier, pas de trou de suspension. Terre rougeâtre.

Haut., 0™135.

IV. FEMMES AILÉES

Nikés.

Nous avons conservé le nom général de Nikés ou Vic- toires aux femmes ailées qui se sont trouvées en grand nombre dans les tombeaux de Myrina. Mais, en réalité, il y a deux types à distinguer. Quelques-unes de ces figurines seulement (n°^ 172-174) dérivent du motif classique de la Victoire qui, le bras droit étendu, s'apprête à déposer une couronne ou une bandelette sur la tête d'un vainqueur. Les autres ne sont qu'une modification de ce type primitif; on le voit déjà se transformer sur les vases peints du iv^ siècle, les femmes ailées appa- raissent, dans les scènes de gynécée, mêlées à la troupe des Éros et portant comme eux des objets de toilette et des acces- soires de tout genre. La poésie alexandrine fait parfois de Niké une danseuse chargée de divertir l'Olympe. Ce double caractère se retrouve ici bien marqué : toutes ces femmes ailées (n^'' 161-171) paraissent se livrer à une danse vive et gra- cieuse dont le mouvement fait envoler autour d'elles les plis gonflés de leurs draperies; en outre, elles portent toutes sortes d'accessoires comme les Éros, dont elles sont en quelque sorte le pendant féminin. Ce sont, pour ainsi dire, les compagnes

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et les sœurs des grands Éros danseurs que nous avons dé- crits plus haut (n°^ 54-60); en effet, on les trouve souvent réunis avec ceux-ci auprès du mort (voir dans la vitrine de droite les statuettes recueillies dans le tombeau B). Nous signalerons à l'attention des amateurs, parmi les figurines de ce tombeau, le magnifique fragment peint (n° 161^") dont les couleurs ont été fixées d'une façon inusitée par la flamme du bûcher sur lequel on a brûlé le mort; c'est la première fois, croyons-nous, qu'on peut étudier avec tant de précision les détails de la polychromie et de la dorure des statuettes en terre cuite sur un spécimen qui n'a pas passé par les mains des marchands et dont l'authenticité est hors de doute. A côté de ce fragment on remarquera les n''^ 162 et 163 qui, par leur état de conservation et la largeur du style, prennent place au premier rang dans la collection. Le 163 rappelle par l'en- semble de l'attitude les groupes de Tanagre qui représentent le jeu de Vencotylé, le perdant portait l'autre sur son dos. La plupart des ailes de ces statuettes sont mobiles et s'in- sèrent au moyen d'une cheville quelconque dans^ une fente longitudinale pratiquée dans chaque épaule, procédé qui avait peut-être l'avantage de conserver à ces ailes une cer- taine mobilité.

Nous avons signalé plus haut (p. 56) des graffites inscrits sur les ailes; ceux qu'on lit sur le 161 se rapportent peut- être au vase à verser (KaTayuciç) que cette Niké portait de la main droite élevée. Nous trouvons encore une signature nou- velle de fabricant, Ménophilos (n"^ 173, 174), et un mono- gramme (n° 172) qui représente sans doute un nom comme Théodoros ou Pythodoros.

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161 (157). Niké danseuse.

Elle est debout, vêtue d'une tunique serrée sous les seins, qui est ouverte sur tout le côté droit et sur la jamjje, la tète tournée à gauche et levée, le bras droit élevé au-dessus de la tète, le bras gauche replié avec la main à plat comme pour porter un accessoire, la jambe gauche portée en avant. Coif- fure en bandeaux ondulés. Les ailes sont mobiles.

Bon style. Couleur blanche sur les chairs; la tunique est rose avec bandes blanches et bord jaune (soutien de la dorure) ; ailes bleues avec tranches dorées. Trou d'évent triangulaire et trou de suspension. Sur cha- que épaule une fente oblongue pour les ailes mobiles. Manquent un grand morceau du corps depuis les seins jusqu'au genou, la main droite et le pied droit. Fortes traces d'incinération; la tête est presque calcinée. Nom- breux morceaux recollés. Sur chaque aile, inscription en caractères cur- sifs KATAXY. Tombeau B. Haut., o-ax.

161 '''' (139). Même sujet.

Elle est debout, le bras droit étendu à angle droit, le bras gauche replié et porté en avant, devant la poitrine; même costume. Fragment remar(juable par l'état de conservation des couleurs.

Très bon style. Couleur blanche sur les chairs, avec taches noires d'in- cinération. Tunique bleue avec bandes roses; dorure sur tout le bord de l'étoffe. Les couleurs et la dorure ont été admirablement fixées par l'inci- nération qu'a subie la statuette placée sur le bûcher du mort. Mancjuent la tète, la partie gauche de la poitrine, le bas de la jambe droite, le pied gauche, tout le revers. Tombeau B. Haut., o>n27.

162 (113''"). Même sujet.

Elle est del)oul, le bras droit replié dexanl la poitrine, la tète légéremenl lournée à droite, la jambe gauche avancée.

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jMème costume; coiffure à bandeaux ondulés avec une bou- cle retombant sur Tépaule droite. Bandelette ronde, entourée d'un lien, avec quatre pendeloques qui retombent par devant; autour du cou, un mince collier terminé par un ornement qui retombe sur le sein droit nu; bracelet en spirale autour du poignet droit; pendant à Toreille droite.

Très bon style. Couleur blanc jaunâtre sur les chairs; les yeux sont peints en noir; rouge sur la bouche, brun sur les cheveux; traces de bandes roses sur la tunique; dorure bien conservée sur la bandelette, la boucle d'oreille droite, la pendeloque du collier et le bracelet. Trou d'évent ovale et trou de suspension. Sur chaque épaule une fente oblon- gue pour des ailes mobiles. I\Janquent les ailes, l'avant-bras gauche, les doigts de la main droite, les pieds et quelques morceaux de la draperie. L'épaule gauche est restaurée. Fortes traces d'incinération. Tombeau B.

Haut., 0o>35.

463 (138). Même sujet.

Elle est debout, la tête tournée à gauche et levée, la jambe gauche avancée, les deux bras ramenés derrière le dos avec les deux mains à plat comme pour porter un fardeau. Même costume; même coiffure avec trois rangées de boucles sur le front. Bandelette avec deux pendeloques sur le devant; pendants aux oreilles.

Très bon style. Couleur blanche sur les chairs; les yeux sont peints en noir; la tunique est rose avec bandes blanche et jaune; brun et jaune sur les cheveux et les boucles d'oreilles; dorure sur la bandelette des che- veux; un ornement en pastille sur l'épaule gauche. Trou d'évent rond en- dommagé; au-dessus, trois petits trous en ligne verticale. Manquent les pieds et les ailes. Les deux l.>ras sont recollés. Traces d'incinération. Tombeau B. Haut.. 0n>32.

164 (62). Même sujet.

Elle est debout, la tête tournée à droite, le bras droit élevé

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au-dessus de la lèle, le bras gauche replié avec la main à plat comme pour porter un accessoire. Même costume; coif- fure en bandeaux avec diadème en croissant orné de cise- lures sur le devant.

Bon style. Traces de blanc sur les chairs, rose sur la tunique, jaune sur le diadème. Trou d'évent oblong et trou de suspension endommagé. Manquent les ailes. Bras et pieds recollés; cou restauré. Haut., 0'«>32.

165 (314). Même sujet.

Même type, le bras droit moins élevé; même costume avec une bandelette plate sur la coiffure au lieu de diadème.

Bon style. Traces de blanc sur les chairs; bandes roses sur la tunique. Trou d'évent irrégulier et trou de suspension. Sur chaque épaule une fente oblongue pour des ailes mobiles. Manquent les ailes et le pied droit. La tête, le pied droit, quelques morceaux de la draperie sont re- collés. Haut., 0m30.

166 (390). Même sujet.

Même type, le bras droit très élevé, le bras gauche baissé. Même costume; même coiffure avec diadème en croissant sur le devant.

Bon style. Traces de blanc sur les chairs avec ton jaune par-dessus. Tunique blanche avec trois bandes roses; traces de bleu sur la partie droite de la tunique. Trou d'évent rond et trou de suspension. Sur chaque épaule une fente oblongue pour des ailes mobiles. IManquent les ailes, les avant-bras et le pied gauche. La tète, le diadème, quelques morceau.x de la jambe droite et de la draperie sont recollés. Haut., o^as.

167 (78). Même sujet.

Même type, la tète droite, le bras gauche avancé avec la

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main à plat; le bras droit moins élevé tient un objet dont il ne reste que l'extrémité. Même costume, même coiffure avec boucles retombant sur les épaules.

Assez jjon style. Traces de blanc sur les chairs, blanc et rose sur la draperie, brun-jaune sur les cheveux, bleu sur le sommet de la tète. Trou d'évent rond et trou de suspension. Un trou sur chaque épaule pour des ailes mobiles. Manquent les ailes, la main gauche et l'accessoire tenu dans la main droite. Le bras droit est recollé. Croûte terreuse. Haut., 0">27.

468 (231). Même sujet.

Même type, même moule. La main gauche portée en avant tient un objet dont rexlrémité seule subsiste. Même costume, même coiffure.

Assez bon style. Traces de blanc, rose sur la tunique, brun sur les che- veux. Trou d'évent rond et trou de suspension. Un trou sur chaque épaule pour des ailes mobiles. Manquent les ailes, la main droite et l'acces- soire tenu dans la main gauche. Revers endommagé. Entre le trou d'évent et le trou de suspension, inscription A. Haut., 0'"27.

169 (25). Même sujet.

Elle est debout, le bras droit baissé et écarté du corps, le bras gauche replié et porté en avant, la jambe droite avan- cée. Costume analogue, mais la jambe droite est entièrement dégagée et nue. Coiffure à côtes. Les ailes sont mobiles.

Bon style. Traces de blanc et de rose sur la tunique; bleu et ro.se sur les ailes. Trou d'évent rectangulaire et trou de suspension. Sur chaque épaule, une fente oblongue pour les ailes mobiles. Nombreux morceaux recollés; restaurations dans le C(Mé gauche de la tète, la chevelure, le !)as des draperies, le pied droit. Manque le bout de l'aile droite. Trouvée &^n'A le même tombeau que les deux suivantes. Haut., Om^j.

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170 (24). Même sujet.

Même type; la main droite est levée et lient un canlhare. Même costume, même coiffure.

Bon style. Traces de lilanc. Trou d'évent reclangulaire; trou de sus- pension endommage. Manciuent les ailes, le bras gauche et une partie de la tunique. Plusieurs morceaux sont recollés. Haut., 0m24.

171 (42). Même sujet.

Même type, le bras droit élevé en l'air, la main gauctie avancée. Même costume; coiffure à côtes avec bandelette ornée de deux pendeloques sur le devant. Les ailes sont mobiles.

Très bon style. Traces de blanc et de rose sur la draperie, rose et bleu sur les ailes; jaune sur l'agrafe en forme de pastille posée sur chaque épaule. Trou d'évent rectangulaire et trou de suspension. Sur chaque épaule une fente oblongue pour les ailes mobiles. Les deux bras et la jambe droite sont recollés. Haut., 0-25.

172 (18G). Niké tenant une couronne.

Elle est debout, la jambe gauche en avanl, le bras gauche colle le long du corps, le bras droit élendu et tenant une petite couronne munie d'une bandelette. Tunique talaire agrafée sur l'épaule droite, serrée sous les seins et laissant nus le sein et l'épaule gauche. Coiffure en bandeaux avec crobyle divisé en deux touffes. Les ailes sont de forme re- coquillée.

Assez bon style. Traces de blanc sur les chairs; tunique verte avec une large bande rose; rose sur la coiffure, rose et vert sur les ailes. Trou d'évent rond et large trou de suspension. Au revers et dan.^ le bas 0A.

Haut., 0'»23.

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173 (40). Même sujet.

Elle est debout, drapée dans une tunique talaire, serrée sous les seins, la jambe gauche nue et avancée. La main gauche soutient la draperie à la hanche; la main droite avan- cée tient une bandelette.

Bon style. Pas de couleurs. Trou d'évent rond et trou de suspension. Sur chaque épaule une fente oblongue pour des ailes mobiles. Manquent les ailes et le bas de la jambe gauche. Au revers et en bas, inscription MHNO0IAOY. Trouvée dans le même tombeau c(ue la suivante.

Haut., 0'nl7.

174 (39). Même sujet.

Même moule; la main droite étendue ne tient aucun objet.

Bon style. Trou d'évent rond et trou de suspension. Sur chaque épaule une fente pour des ailes mobiles. Manquent les ailes et le bas de la jambe gauche. Au revers et en bas, inscription MHNOOIAOY. Haut., QMi.

Psychés.

Elles se distinguent des précédentes par leurs ailes de papillon, mais elles font aussi partie du cycle d'Aphrodite et d'Éros. Les différents motifs de Psyché assise et songeant (n° 175), cueillant des fruits (n'^ 176), à demi agenouillée et sup- pliante (n° 177) sont déjà connus par un grand nombre de monuments figurés. C'est un sujet favori de l'art alexandrin qui y mêle toutes sortes de conceptions profondes ou raffinées sur l'état de l'âme {^^yiy\) tourmentée par l'Amour. On ne

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s'étonnera donc pas qu'étantun symbole des passions de la vie humaine, cette représentation ait pris place parmi les figu- rines que Ton déposait auprès des morts. 11 faut rapprocher de celles-ci une autre statuette (n° 273) que l'absence d'ailes nous a fait ranger dans les sujets non mythologiques, mais qui dérive d'un type plastique bien connu, Éros et Psyché s'embrassant.

175 (93). Psyché assise.

Elle est assise sur un rocher aux formes tourmentées, tournée à gauche, les pieds croisés l'un sur l'autre, le bras droit replié et accoudé sur le rocher, la main gauche portée en avant de la poitrine. Elle est vêtue d'une tunique qui a glissé des épaules, laissant le sein droit et les deux bras nus. Couronne en bourrelet sur la tète; grandes ailes de papillon.

Bon style. Traces de blanc sur la tunique, rose sur les ailes. Socle ar- rondi à moulures. Trou d'évent rond, endommagé. Manquent la main droite, le sein droit, le haut du rocher à sa droite. La tète, les ailes, plu- sieurs morceaux du corps et du socle sont recollés. Haut., 0'"32.

176 (178). Psyché debout.

De la main droite abaissée elle tient une grappe de rai- sin (?). A sa gauche se dresse un petit arbre à tronc court et noueux, à tiges feuillues et droites, parsemées de fruits ronds (grenadier?). Elle est vêtue d'une tunique talaire et chaussée de sandales. Coiffure à côles avec crobyle très élevé. Ailes de papillon.

Style très médiocre. Couleur blanche sur toute la statuette; ton rou-

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geâtre sur le tronc d'arbre, les sandales et le socle; vert foncé sur l'arbre et sur quelques parties du socle. Socle carré. Pas de trou d'évent. Man- que le bout des ailes; la tète de Psyché et le tronc d'arbre sont recollés. Haut, O-nl'i.

177 (123). Psyché agenouillée.

Elle est tournée à droite, le genou gauche en terre, les deux bras étendus comme pour implorer. Elle est vêtue d'une tunique talaire et d'un himation qui a glissé sur les genoux en avant, sur les talons en arrière. Coiffure en bandeaux avec tresse centrale, ceinte d'une bandelette.

Bon style. Traces de blanc; rose sur la draperie, Jaune sur les che- veux et sur la bandelette. Pas de trou d'évent. Manquent les ailes et les mains. Tète et bras droit recollés. Haut., o>nio.

V. CYCLE DE DIONYSOS

Dionysos (Bacchus) partage avec Aphrodite (Vénus) la pre- mière place dans la religion alexandrine. On peut s'en con- vaincre en jetant les yeux sur les peintures de Pompéi qui re- produisent, avec une abondante variété, tous les mythes relatifs à l'histoire de ce dieu et en étudiant les innombrables statues et bas-reliefs que lui a consacrés la plastique gréco-romaine. De plus, son caractère oriental le désignait tout particulière- ment comme sujet aux coroplastes d'Asie Mineure. Aussi a-t-il donné naissance, dans les ateliers de Myrina, à une importante série de figurines. La première (n^ 178) étonne par le mélange bizarre d'attributs que l'artiste lui a prêtés; le dieu, recon- naissable à son corps efféminé, aux pampres qui couronnent sa tête, et sorti d'un moule tout pareil à celui des statuettes suivantes, apparaît ici avec les ailes d'Éros et la lyre d'A- pollon ! 11 est vrai que la lyre lui est assez souvent attribuée en propre sur les monuments et que, d'autre part, Pausanias (III, 19^ G) parle d'un Dionysos Wika^, c'est-à-dire ailé, qui existait à Amyklaï. Mais il n'est peut-être pas nécessaire de prêter aux artisans de Myrina l'idée d'emprunter leurs attributs à des types si divers pour les combiner ensemble; leur goût bien marqué pour les figures ailées, l'habitude

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qu'ils avaient d'en ajouter à presque toutes leurs figurines, comme nous l'avons vu tant de fois, suffisent à nous expli- quer cette anomalie. Les spécimens suivants (n°s 179-184) sont visiblement imités de la plastique. Les deux groupes qui montrent Ariane assise à côté du dieu (n°^ 180, 181) offrent l'exemple très curieux de deux maquettes pareilles, trou- vées dans le même tombeau, mais de valeur inégale pour la finesse des retouches et pour l'exécution des détails qui est bien supérieure dans le premier groupe. Le second porte une signature incomplète l'on peut lire le commencement d'un nom comme Glykon ou Gaios, déjà connus par d'autres terres cuites. La série des Satyres et des Silènes (n^^ 185-190) compte deux pièces importantes de beau style; l'une (n° 185), qui pro- vient probablement du surmoulage d'un petit bronze, est un Satyre qui danse en portant sur le bras droit étendu Bacchus enfant, motif l'on retrouve différentes attitudes emprun- tées à la plastique plus ancienne du iv^ siècle et mêlées avec l'art ingénieux qui caractérise l'époque hellénistique; l'autre (n° 187) est un simple fragment qui reproduit dans un style très pur le beau groupe du Louvre connu sous le nom de Faune à l'enfant.

178 (IGO). Dionysos ailé avec lyre.

il est debout, tenant de la main gauche une lyre appuyée sur une colonnette qui repose elle-même sur une base car- rée, la tète tournée à droite et inclinée, la main droite abaissée et tenant un plectre. Le corps est nu; les jambes seules sont recouvertes d\uie draperie; il a des sandales

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nouées par des liens sur le cou-de-pied, des ailes dans le dos. Coiffure courte, ornée de pampres avec une couronne en bourrelet enlourée d'un large lemnisque qui retombe de chaque côté sur les épaules.

Style médiocre. La draperie, les sandales et le lemnisque sont peints en rose, les ailes en l)leu et en rose, la colonnette en bleu, le socle en vert. Socle rectangulaii'e. Trou d'évent rond. I^a tète, les ailes, la main et le bras droit, les deux pieds sont recollés. Unut.. 0^2:1.

179 (295). Dionysos avec Éros et une panthère.

Il est deboul, le coude gauche appuyé sur un cippe élevé et tenant de la main droite écartée un canlhare; il a le corps nu, avec une nébride sur la poilrine et les jambes recou- vertes d'une draperie. Coiffure ornée de pampres et de baies, avec large lemniscjue qui retombe sur les épaules. A sa droite s'avance imc panihère qui tourne la tète vers lui, la patte gauche levée; à sa gauche, un petit Éros nu tourne la tète vers lui et tient un pan de la draperie.

Style médiocre. Traces de blanc; rouge sur le lemnis([ue, rose sur la draperie, jaune sur la panthère. Socle rectangulaire. Trou d'évent rond. Mancjuc l'avant-bras gauche. I^e bras droit, plusieurs morceaux du corps et du socle sont recollés. Uaut., 0"'2:55.

180 (276). Dionysos et Ariane.

Dionysos est assis sur un rocher (?), à demi couché de droite à gauche, le bras gauche pendant et tenant un can- lhare, le bras droit posé sur le sommet de sa tète qui s'ap- puie eonire l'épaule d'Ariane assise à sa gauche, la main droite appuyée sur l'épaule gauche de Dionysos, la main gauche tenant le bord de son himation sur les genoux. Entre

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eux et à leurs pieds est accroupie de gauche à droite une panthère, la tête tournée en arrière et levée vers eux. Dio- nysos a le buste nu avec une nébride et une draperie jetée sur les genoux; coiffure ornée de pampres et de baies avec une longue boucle retombant sur l'épaule droite. Ariane est vêtue de la tunique talaire serrée au-dessous des seins, avec un himation retombant en arrière et revenant sur les ge- noux; coiffure ornée de pampres et de baies, avec une lon- gue boucle sur Tépaule gauche.

Bon style. Traces de rose sur l'hiniation d'Ariane. Large trou d'évent rond. La poitrine d'Ariane, l'épaule gauche de Dionysos et les jambes des deux personnages sont endommagées. Plusieurs morceaux recollés. Sur le revers sont disposés trois tenons de terre cuite percés d'un trou. Trouvé dans le même tombeau que le suivant. Haut., 0'n2'i.

181 ("275). Même sujet.

Même groupe, un peu plus grand. La tête de Dionysos est beaucoup plus renversée sur l'épaule d'Ariane. Il y a des différences sensibles d'exécution dans les détails des draperies et des accessoires.

Assez bon style. Le travail de retouche paraît avoir été très sommaire. Trou d'évent rond et petit. Manque la tête d'Ariane. Tête et bras de Dio- nysos recollés. Sur le revers, trois tenons semblables à ceux du précé- dent; en dessous, inscription TA (ou TA?). Haut., 0^22.

182 (211). Dionysos et Bacchante.

Dionysos est debout, la main droite écartée du corps et tenant un canthare, la main gauche posée sur l'épaule droite d'une Bacchante qui passe le bras droit autour de la taille du dieu, la main gauche portée en avant, la jambe gauche

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croisée vSur Tautre. Le dieu est nu, avec la nébride sur la poitrine; coiffure ornée de pampres, avec large lemnisque retombant sur les épaules. La femme est nue avec une dra- perie couvrant les jambes; coiffure ornée de pampres et de baies; pendants aux oreilles.

Style très médiocre. Jaune sur la nébride; rouge et jaune sur les deux coiffures; rose sur les pieds de la bacchante. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire. Le bras droit de Dionysos et le bras gauche de la femme sont recollés. Haut.. Ora24.

483 (20). Dionysos {ou Bacchant?) et Bacchante .

L'homme s'avance debout et nu, coiffé de pampres, avec une draperie retombant en arrière qu'il élève de la main droite; une femme drapée, placée à sa gauche, tenant une pomme de la main gauche avancée, passe le bras droit au- tour de la taille de son compagnon.

Style médiocre. Traces de blanc; rose sur les chairs; rouge brun sur

la coiffure. Trou d'évent rectangulaire. Base en forme de plaquette.

Haut., O-IO.

184 (203). Bacchante assise.

Elle est assise sur un rocher aux formes tourmentées, re- couvert d'une peau de panthère, la tète tournée à gauche, le bras droit écarté du corps à angle droit, la main gauche avancée et terminée par une sorte de languette effilée (elle devait servir de soutien à un miroir dans lequel elle se re- gardait). Tunique talaire serrée par un lien au-dessous des seins; himation enroulé sur le bras gauche nu et couvrant les genoux. Coiffure en bandeaux, ornée de pampres et de baies avec boucles sur les épaules.

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Bon style. Traces de blanc sur les chairs; la tunique et l'himation étaient blancs avec bandes roses, les cheveux bruns, les sandales rouges; traces de bleu sur les pampres, de rouge sur les griffes de la peau de panthère, de jaune (qui servait de soutien à la dorure) sur les fruits, le bout des seins, les bords de la draperie et la ceinture. Trou d'évent rond restauré. Manque le bout de la main droite. Plusieurs morceaux recollés,

Haut-, 0m24.

185 (281). Satyre portant Dionysos enfant.

Il est debout, le corps nu, avec une courte chlamyde nouée sur Tépaule droite, dont il tient le bout relevé de la main gauche de manière à former un pli creux sont déposés des fruits (raisins, pommes ou grenades.) Sur le bras droit élevé en l'air, à angle droit, est assis un petit enfant nu (Dionysos) dont il tient le bras droit avec la main droite. Il se soulève sur la pointe des pieds dans une atti- tude de danseur, la jambe gauche portée en avant. La tète est tournée à droite avec la bouche ouverte et riante, mon- trant les dents; la physionomie est laide et bestiale. Coif- fure aux cheveux courts et drus, avec des feuilles de pins plantées en couronne sur le devant.

Très bon style. Traces de jaune l)run sur la draperie et sur le corps; rouge sur le cqrps de l'enfant. Trou d'évent rond. Manquent la tète de l'enfant, quelques feuilles de la coiffure. Tète et jambes recollées. La plante des pieds nus est munie d'une saillie pour tenir le corps en équi- libre. Haut , OmO'i.

186 (224). Silène en forme de ternie.

Le bas du corps se termine en gaine quadrangulaire au- tour de laquelle s'enroule une draperie. La tète est chauve, avec les sourcils saillants, le nez écrasé, les oreilles poin-

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tues; de grandes moustaches et une longue barbe divisée en mèches retombent sur la poitrine; quelques restes de pampres sur le côté droit de la tête. Le buste nu est couvert d'une nébride. La tête est tournée à droite et un peu bais- sée; le bras droit écarté à angle droit tient le bout d'un ac- cessoire qui manque.

Bon style. Traces de blanc et de rose dans le bas de la draperie. Trou d'évent ovale, endommagé. Manquent Tavant-bras gauche, le flanc gau- che, un morceau de la gaine et l'accessoire tenu dans la main droite. Beaucoup de morceau.x recollés. Haut., 0'>>26.

187 (280). Silène portant Dionysos enfant.

Il est nu, avec une draperie jetée en arrière sur l'épaule gauche, la tête légèrement tournée à droite et inclinée. Il tient de la main gauche un canthare et porte du bras droit en le serrant contre sa poitrine un petit enfant nu (Dionysos) qui a le corps couvert d'une nébride, les cheveux bouclés, et qui élève les deux bras vers la figure de Silène. Celui-ci est chauve et barbu, avec quelques pampres disposés en couronne sur la tête et un large lemnisque qui retombe sur chaque épaule.

Très bon style. Traces de rose sur la draperie. Manquent le revers et toute la partie inférieure depuis le ventre. Haut., 0'«\2.

488 (85). Silène et Bacchante.

Silène barbu, nu et ithyphallique, le genou droit en terre, soulève de la main gauche une draperie qui recouvre une femme nue, étendue sur le côté gauche et endormie sur un lit drapé. Les deux personnages portent une couronne en bourrelet.

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style très médiocre. Traces de blanc sur les chairs. Socle quadran- gulaire. Trou d'évent rectangulaire. Manque le bras droit du Silène.

Haut., 0n>09.

189 (89). Silène avec chèvre.

Il est barbu et ventru, le corps nu, avec une draperie jetée sur le bras droit. Il marche rapidement vers la gauche, la tête tournée en arrière et traînant par les cornes une chèvre qui résiste, la tète basse.

Assez bon style. Traces de blanc; rouge sur les chairs; noir sur les yeux, les sourcils et la bouche; jaune sur le corps de la chèvre; noir sur l'œil et le sourcil, les pattes et le socle. Trou d'évent rond. Socle plat avec un angle saillant par devant. Manquent le bras gauche du Silène et une corne de la chèvre Haut., 0'i>io.

190 (193). Silène ou Pan assis avec corne d'abondance.

Il est nu et barbu, assis par terre, les deux jambes du même côté, la main gauche appuyée contre teri'e, le bras droit replié et soutenant une corne d'abondance (ou un grand rhyton). Type grotesque, oreilles longues, sortes de cornes sur le sommet de la tète, barbiche en pointe.

Style très médiocre. Traces de blanc. Pas de trou d'évent. Socle plat et arrondi. Haut., omos.

VI. DÉMÉTER ET CYBÈLE

Nous avons parlé dans l'Introduction (p. 22) du style de tradition qui a perpétué dans les ateliers des coroplastes de tous les pays grecs la fabrication de certains types hiératiques qui ne suivaient pas les variations de la mode et de l'époque. Il est naturel que les divinités chthoniennes et infernales aient été plus cjue les autres l'objet de ce respect religieux; aussi retrouvons-nous ici, au milieu de statuettes de style alexandrin, quelques beaux masques de Déméter voilée, dont les traits sévères et archaïques offrent dans toute sa pureté le style du v^ siècle av. J.-C, bien qu'ils aient été probablement fabriqués à Myrina en même temps que les autres figurines, c'est-à- dire au 11^ ou i^"" siècle avant l'ère chrétienne (n°^ 191, 192). La même remarque s'applique aux représentations de la déesse assise {lY"^ 193-195) qui, après tant de siècles, gardent encore l'attitude immobile et raide des antiques statues des Bran- chides. Toutes les nécropoles grecques ont fourni des terres cuites de ce genre. Les n^^ 195^" et 195''''' n'ont pas été recueil- lis dans les tombeaux; ils proviennent des recherches que l'on a faites sur un monticule voisin, situé au bord de la mer, do- minant le port de Myrina, et nous pensons cju'un temple a pu exister. Ces plaques de terres cuites seraient des fragments

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d'ex-voto autrefois déposés dans le sanctuaire et qui auraient roulé ensuite sur la pente de la colline; on les a trouvées pres- que à fleur de terre. Aucune plaque n'est complète, mais on peut restituer le sujet qui représentait Cybèle assise sous un édicule, tenant un tympanon de la main gauche, ayant un lion à sa droite.

191 (128). Masque de Déméter.

Le type du visage est archaïque; la lèle coiffée en bandeaux plats est couverte d'un voile qui retombe de chaque côté de la figure.

Bon style. Traces de blanc sur le visage; rouge sur les lèvres et le voile. Manquent toute la partie inférieure et le haut du voile.

Haut., 0'i>17.

192 (136). Même sujet.

Même type; même coiffure. Du bout des doigts serrés de la main droite elle tient une fleur de lotus contre son épaule droite; la main gauche appuyée contre le sein tient par les pattes un oiseau (colombe).

Bon style. Couleur blanche sur tout le masque; bordure rouge ver- millon sur les bords du voile; rouge brun sur les cheveux; traces de bleu Sur le front; ton verdâtre sur la fleur; noir sur les yeux et rouge sur la bouche. Trou de suspension au sommet de la tète. IManque toute la partie inférieure, à gauche. liaui., 0"'2G.

193 (444). Déméter assise.

Elle est assise sur un siège carré, dans une attitude hié- ratique, les pieds posés sur un tabouret plat qui fait partie

C 112 3

du siège, la main gauche posée sur le genou, la main droite repliée contre la poitrine et tenant une colombe aux ailes dé- ployées. Tunic|ue collante à plis droits et réguliers. Coiffure plate en bandeaux.

Style médiocre. Pas de trou d'évent. Croûte terreuse. Tète recollée.

Haut., O-nl-'io.

194 (290). Même sujet.

Elle est assise sur un siège rond, dans la même attitude que la précédente, la main droite appliquée contre la poitrine entre les deux seins. Même costume.

Assez bon style. Pas de trou d'évent. Croûte calcaire sur le genou

droit. Haut., 0n»135.

195 (466). Déméter Kourotrophe.

Même attitude. Les deux mains sont posées sur les ge- noux où est assis un enfant nu. Même costume; la tète est voilée.

Style médiocre. Pas de trou d'évent. Traces de i)lanc; rouge sur la bordure du vêtement et du voile, sur la tète, les bras et le bas des Jambes. Haut., o™ii.

195^'* (657). Cybèle avec tympaiion.

La déesse drapée, dans une attitude hiératique, tient de la main gauche élevée un grand tympanon appuyé sur son épaule gauche. Diadème sur la tête; longues boucles pen- dant sur les épaules.

Style médiocre. Terre rougeâtre. Pas de couleurs. Fragment de plaque

c H3 D

de terre cuite qui devait représenter un édicule comme le suivant. Trou de suspension. La partie inférieure du personnage, depuis la ceinture, manque. Long., o^og.

195'"'" (656). Même sujet.

Dans un édicule surmonté d\m fronton et d'acrotères, avec entablement orné de denticules, supporté par deux colonnettes corinthiennes dont il ne reste qu'un chapiteau à gauche, la déesse est assise sur un trône à dossier; même costume.

Style médiocre. Terre jaune foncé. Pas de couleurs. Fragment de pla- que semblable à la précédente. Manque la partie inférieure du person- nage depuis la ceinture, le bras gauche, les colonnettes de Pédicule.

Long., 0™07.

vil. DniNlTÉS DE LOLYMPE

Il est remarquable que, malgré l'abondance des sujets religieux, les grandes divinités de l'Olympe soient presque absentes de la collection de Myrina ; la même observation a été faite par M. Heuzey au sujet des fragments de Tarse réunis au Musée du Louvre, Zeus, Poséidon et Ares ne s'y trouvent pas une seule fois. Héra (n° 196), Athéné (n^ 197), Apollon (n° 199), Hermès (n° 200) ne sont représentés chacun que par un seul exemplaire; Artémis par deux seulement (n°^ 198, 199). Le fait est d'autant plus singulier pour Aj^oUon que ce dieu possédait dans le voisinage, à Grynium^ un sanctuaire très célèbre et que les monnaies mêmes de Myrina portent son effigie. Rien ne montre mieux le travail de syncrétisme religieux qui a suivi l'époque d'Alexandre; l'union des dieux grecs avec les divinités orientales avait donné une prépondé- rance marquée aux cultes d'origine asiatique, ceux d'Aphro- dite et de Dion-ysos en particulier; à côté d'eux, les Olympiens disparaissent.

Les signatures des artistes Diphilos (n" 198) et Ménophilos (n° 200) nous sont déjà connues. On remarquera que la sta- tuette où nous reconnaissons Hermès (n" 200) est identique à celle qui représente Ploutos ou un Génie de l'Abondance

C 115 3

(n° 209) pour la }30se du corps et des jambes, pour rajuste- ment de la draperie à droite, pour la forme du tronc d'arbre et du socle. Il est évident que le même moule a servi au fa- bricant Ménophilos pour faire ces deux figurines; mais il lui a suffi de varier quelques accessoires, de changer la coif- fure, les attributs, les gestes des bras, pour créer deux types différents. On saisit sur le fait les procédés en usage chez les coroplastes.

196 (86). Héra diadémée.

Elle est deboul, le bras gauche abaissé, le bras droil nu écarté du corps à angle droit. Tunique talaire agrafée sur Tépaule gauche; himation passant sur Tépaule gauche, dé- gageant le bras et l'épaule droite, puis remontant en voile sur le sommet de la tête et retombant en plis sur l'épaule et le bras gauche qu'il cache. Coiffure à triple rang de boucles sur le front; haut diadème orné de palmettes sur le devant. Sandales épaisses aux pieds.

Bon style. Traces de blanc sur les chairs; la tunique était blanche avec bande rose; l'himation rose vif; rouge sur les lèvres; traces de dorure sur le bord de la tunique et sur le diadème. Trou d'évent trapézoïdal. Manque l'avant-bras droit. Haut., o™'ii.

197 (388). Athéné avec phiale.

Elle est debout, la main droite avancée tenant une phiale, la main gauche appuyée sur le bord d'un bouclier rond posé en terre. Tuni([ue talaire et himation qui retombe en arriére. Casque sur la tète.

Style ordinaire. Pas de couleurs. Trou d'évenl ovale. Socle rond. Fi- i-ure fruste. Haut., 0">I3.

C 116 3

498 (190). Artémis chasseresse.

Elle est debout, tenant de la main droite abaissée une phiale et de la main gauche un haut épieu (ou une torche?) appuyé en terre. Tunique courte, serrée au-dessous des seins; endromides aux pieds; carquois dans le dos. A ses pieds, à sa droite, un chien tourne vers elle la tète, la patte droite levée.

Style ordinaire. Traces de blanc. Socle rectangulaire. Pas de trou d'évent. Au revers et en bas AIOIAOY. Haut., o^is.

199 (313). Artémis et Apollon.

Artémis est appuyée de la main droite sur un épieu, la main gauche baissée et tenant les plis de Thimation ; tunique courte serrée à la ceinture et himation roulé autour du corps; diadème sur la tète. A sa gauche, Apollon nu, la main droite baissée tenant un plectre, soutient de la main gauche une grande lyre posée sur un cippe; coiffure avec couronne ra- diée. A la droite d'Artémis, un chien tourne vers elle la tète, la patte droite levée.

Style ordinaire. Trou d'évent rond. Double socle formé d'une partie plate surmontée d'une base plus haute et cjuadrangulaire. Partie endom- magée et recollée dans le bas. Haut., 0">io.

200 (272^'*). Hermès avec phiale.

Il est debout, nu, imberbe, la jambe gauche fléchie, le coude gauche appuyé sur un tronc d'arbre et la main avan- cée à plat, la main droite écartée du corps et tenant une phiale; une draperie posée sur Tavant-bras gauche retombe

C 117 D

jusqu'à terre. Coiffure courte avec couronne en bourrelet, surmontée de deux ailettes, et large lemnisque qui retombe sur les épaules.

Assez bon style. Traces de rose sur la draperie et sur la couronne; brun sur les cheveux. Trou d'évent rond endommagé. Socle rond. Plu- sieurs morceaux recollés. Au revers et sur le socle, inscription : MHNQcJJlAOY. Haut., Om275.

MIL DIVINITÉS SECONDAIRES

Bien qu'Hercule ne soit représenté dans la collection du Louvre que par deux exemplaires (n*'^ 201, 202), cette divinité s'est rencontrée assez fréquemment à Myrina. Il faut sans doute y voir une influence de la tradition créée par Lysippe qui avait mis en vogue ce genre de représentation. Nous avons peut-être affaire ici à des surmoulages de petits bronzes, car le revers des statuettes est travaillé comme la partie anté- rieure, ce qui est exceptionnel dans les figurines de terre cuite. Le groupe des Nymphes (n° 206) est remarquable par sa taille et par sa composition qui montre les personnages, non' pas seulement réunis en grand nombre, mais placés dans le ])aysage même qui leur sert de cadre; ce n'est d'ailleurs qu'une imitation de la plastique, Car l'on a trouvé en Grèce toute une série d'ex-voto en marbre dédiés aux Nymphes, qui représentent en bas-relief une composition analogue. Les types bien connus de la Fortune et des divinités qui person- nifient TAbondance (n^** 207, 20S) rappellent les motifs allégo- riques si répandus à l'époque romaine. On se rendra compte, en comparant le 209 avec le n" 200, des procédés employés par les coroplastes pour diversifier les sujets en employant les mêmes moules.

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Nous connaissons déjà les noms des fabricants Artémon (n°205) et Ménophilos (n^209). D'autres sont nouveaux (n°^20'i, 206); mais ils ne sont pas donnés en entier.

201 (171). Héraklès avec les pommes des Hespérides.

II est debout et nu, la jambe droite fléchie, le bras droit écarté du corps et s'appuyant sur la massue, portant sur le bras gauche avancé la peau de lion, une pomme dans la main gauche fermée. Chevelure courte et frisée, avec une bande- lette et un ornement en pastille sur le devant.

Style ordinaire. Traces de blanc. Pas de trou d'évent. flanquent les pieds, la massue, un bout de la peau de lion. Les deux bras et la peau de lion sont recollés. Haut., 0in225.

202 (455). Héraklès à côté d'un Terme.

Il est debout et nu, la tète tournée à droite, la jambe droite fléchie, appuyé de la main droite sur une massue posée en terre, portant sur le bras gauche la peau de lion. A sa gau- che s'élève un Terme, dont la gaine porte un phallus et est surmontée d'une tète de Dionysos imberbe à longues bou- cles retombant sur les épaules.

Bon style. Traces de couleur jaunâtre sur le corps; rouge sur les che- veux, la massue et la peau de lion, rose sur la gaine du Terme, bleu sous la griffe de la peau de lion, blanc sur tout le socle et sur le Terme. Pas de trou d'évent. Socle ovale. Haut., o-nis.

203 (103). Muse {Melpomène?).

Elle est debout, tout le corps tourné à droite, le pied droit

c 120 =

soulevé de terre, la main gauche abaissée et retenant un pli de rhimation sur la cuisse gauche. Tunique collante à man- ches longues; himation cachant les jambes et dont un pan revient sur Tépaule gauche. Sandales très épaisses aux pieds. Coiffure en bandeaux ondulés avec un crobyle en large touffe élevée et une bandelette sur le devant; pen- dants aux oreilles; bracelet au poignet gauche.

Bon style. Traces de blanc sur le visage et les draperies; rouge vif sur les sandales; jaune (soutien de dorure) sur la bandelette et les boucles d'oreilles; brun rougeâtre sur les cheveux. Trou d'évent oblong, endom- magé. Manque l'avant-bras droit. Tète recollée. Haut., 0i>305.

204 (120). -r- Muse tenant un volumen.

Elle est debout, le bras droit avancé et tenant un volujnen roulé, la main gauche baissée et portée en arrière, la tète tournée à droite. Tunique talaire et, par-dessus, himation C|ui dégage le côté droit. Coiffure en bandeaux avec boucles sur les épaules; ornement en boule sur la tête; pendants aux oreilles.

Bon style. Traces de jaune et de violet sur la tunique; rose vif sur l'hi- mation. Trou d'évent rond. Tête et bras droit recollés. Au revers et en bas, inscription : AOH. Haut., 0'"175.

205 (43). Muse tenant une lyre.

Elle est assise sur un rocher aux formes tourmentées, sur lequel elle s'appuie de la main gauche, tenant de la main droite une lyre posée sur son genou droit. Tunique talaire;

C 121 D

himation rejeté sur les genoux et le bras droit. Coiffure en bandeaux avec crobyle en double touffe et boucles pen- dantes.

Bon style. Traces de rouge sur le socle. Trou d'évent rond. Socle rond. Au revers et en bas, inscription : APTEMCONOC. Haut., on>i7.

206 (209). Trois nymphes dansant dans une grotte.

Elles sont debout dans une grotte dont le pourtour et le fond sont tapissés de grappes de raisin et de pampres. Celle du milieu danse, la main gauche avancée; à sa droite une autre la regarde, tenant de ses deux mains élevées les plis de son himation; la troisième à gauche a la tète baissée et tournée à droite, la main droite tenant le pli de la drape- rie. Elles sont vêtues d'une tunique talaire avec himation par dessus. Celle du milieu, seule, a la tête voilée avec un dia- dème sur les cheveux. De chaque côté de la grotte, un petit Éros est debout et danse, le bras droit en l'air, la main gau- che baissée. Sur la paroi du fond et au centre est fixée une tête de Pan barbu (oscillum). A droite, on distingue encore, suspendu dans le fond, une sorte de tympanon. Le tout est porté par un socle élevé à double moulure, orné de quatre bucranes reliés entre eux par des guirlandes et séparés les uns des autres par des rosaces.

Bon style. Traces d'un blanc lustré sur les parois de la grotte et sur les figurines ; rouge sur le tympanon. Traces de bleu sur l'himation de la nymphe du milieu. Large trou d'évent ovale. Manque l'avant-bras droit de la nymphe du milieu. Nombreux morceaux recollés; quelques restau- rations. Au revers et au-dessous du trou d'évent, inscription : NIKOC

Trouvé dans le même tombeau que les n"» 214 et 268. Haut., 0'n27.

c 122 3

207 (433). Fortune avec corne d'abondance.

Elle est debout, le buste nu, avec une draperie sur les jambes, la jambe gauche croisée par- dessus Tautre, la main droite sur la hanche, le coude gauche appuyé sur un cippe et tenant dans la main une corne d'abondance remplie de raisins et autres fruits.

Style ordinaire. Traces d'un blanc lustré sur toute la statuette, rose sur la draperie, vert sur le haut de la corne. Le cippe est divisé en cinq bandes alternativement rouges et vertes. Large trou d'évent ovale. Socle

rectangulaire. Au revers, au-dessus du trou d'évent, inscription A.

Haut., 0-nl4.

208 (96). Cérès ou Abondance.

Elle est debout, tenant de la main droite abaissée une phiale et tenant de la main gauche, contre le corps, une grande corne d'abondance qui contient des raisins et autres fruits. Tunique talaire serrée à la ceinture. Himation rejeté en arrière et retombant jusqu'aux pieds. Coiffure en ban- deaux avec diadème en croissant et boucles sur les épaules.

Assez bon style. Traces de blanc ; rose sur la draperie ; jaune sur la corne d'abondance; rouge sur le bas de la corne et sur les fruits. Trou d'évent obloncr. Socle haut et rectangulaire. Haut., 0'ni2.

209 (272). Ploutos ou Génie de l'abondance.

Il est debout et nu, avec une chlamyde jetée sur le bras gauche, qui est accoudé sur un tronc d'arbre et soutient une corne d'abondance. La main droite est élevée à la hauteur du menton; la jambe gauche fléchit. Coiffure courte avec

c 123 D

couronné en bourrelet ornée d'un apex, de pampres et de baies; boucles retombant sur les épaules. Bracelet au poignet droit.

Assez bon style. Traces de blanc; rose sur la couronne et sur la chla- myde. Trou d'évent rond et petit. Socle rond. Manquent la main gauche et le bout de la corne. La main droite, la corne d'abondance et son extré- mité sont recollées. Au revers et sur le socle, inscription : MHNO<î>IAOY.

Haut., On-27.

IX. DIVINITÉS D'ATTRIBUTION INCERTAINE

On sait le rôle important qu'a joué dans les religions orientales le jeune compagnon de Cybèle, Atys, dont le mythe rappelle de très près l'histoire d'Adonis et de Vénus. Atys, dans le culte gréco-oriental, figure à l'origine comme divinité lunaire, sous le nom d'Atys-Mên ; les fragments de Tarse, en Asie Mineure, le représentent déjà sous la figure d'un éphèbe coiffé d'une couronne radiée. Une coiffure semblable est donnée à quelques figurines de Myrina (n°^ 210-212), dans lesquelles on reconnaîtrait d'autant plus volontiers le jeune dieu qu'il porte dans le dos un carquois, accessoire qui lui convient comme à Adonis. Nous nous demandons s'il ne faut pas attribuer le même nom, quoiqu'il se présente sous un aspect différent et avec des formes féminines assez dévelop- pées, au personnage en costume phrygien qui tient dans la main droite une sorte de fleur épanouie (n°215). Ce costume rappelle celui du phrygien Atys et la fleur est aussi un acces- soire qui lui est propre; mais il est à remarquer que la sta- tuette porte dans le dos des trous pour des ailes qui, si elles étaient ajustées, donneraient au personnage une physionomie dont le caractère est difficile à définir. C'est pourquoi nous ne voulons point appliquer aux statuettes de cette catégorie

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des noms très précis. Il en est de même pour le grand groupe (n° 214) dans lequel on ])ourrait voir Séléné avec son cheval, sujet assez fréquent dans la plastique, mais dont le caractère est ici douteux. Les petites idoles d'attitude archaïque et coif- fées du polos (n°^ 216, 217) rappellent des types fort anciens qu'on voit sur les vases peints et dont l'attribution est incer- taine ; une de celles-ci porte des traces d'ailes bien marquées et ressemble à celle que nous avons nommée, avec quelque vraisemblance, Peitho, dans le grand groupe de la naissance d'Aphrodite (n^ 45).

Peut-être faut-il lire un nom d'origine romaine comme nouXioç ou rioTîtXioç dans la signature nouvelle que fournit le n«211.

210 (246). Éphèbe nu avec un carquois {Atys?).

Il est debout, la tête à droite, la main droite sur la hanche, la main gauche contre la cuisse et tenant un stri- gile (?), un carquois dans le dos, la jambe gauche fléchie, le coude gauche appuyé sur la tête d'un Terme à tête de dieu barbu, dont le fût porte un phallus. Chlamyde agrafée sur l'épaule droite, rejetée dans le dos et retombant sur le bras droit. Coiffure courte avec les cheveux ramenés sur le front; feuillage radié tout autour de la tête avec un ornement en pastille au centre; large lemnisque retombant sur chaque épaule.

Style ordinaire. Traces de blanc; rose sur la chlamyde. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire. La tête, le bas du corps, le Terme et plusieurs morceaux du socle sont recollés. Haut., 0n>285.

c 126 o

211 (95). Éphèbe drapé avec un carquois.

Il est debout, la jambe gauche fléchie, un carquois clans le dos, la main droite pendante et tenant les plis de Thimation, le bras gauche replié sous la draperie contre la poitrine. Il est drapé dans un himation collant qui descend jusqu'aux pieds et est agrafé sur Fépaule droite. Coiffure courte.

Style ordinaire. Traces de rose sur la draperie. Trou d'évent rond. Socle haut et carré, endommagé par devant. Une partie du socle est re- collée. Au revers sur le socle, inscription TTOn. Haut., On.^i.

212 (602). Même sujet.

Même attitude, même costume. Coiffure courte avec cou- ronne de feuillage radié.

Style ordinaire. Traces de rouge sur les pieds. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire. Un trou est pratiqué dans la main droite pour recevoir un accessoire disparu. La tète et le socle sont recollés. Haut., onn^i.

213 (296). Même sujet.

Même attitude, la tète tournée à gauche; même costume. Coiffure courte.

Style ordinaire. Croûte terreuse. Trou d'évent rond. Socle carré. Man- que la partie droite du socle. Un morceau du corps est recollé.

Haut., O'nlO.

214 (268). Femme conduisant un cheval.

Elle est debout, marchant à droite, la jambe gauche levée de terre, la tète tournée de face, à côté d'un cheval dont elle

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tenait sans doute la bride de la main droite étendue. Le buste est nu; les jambes sont couvertes d'une draperie que retient la main gauche abaissée; coiffure en bandeaux ondulés. Le cheval marche au pas; sur la croupe, on distingue une housse et une saillie brisée qui indique un accessoire disparu. Le tout est supporté par un grand socle rectangulaire à mou- lures.

Assez bon style. Traces de blanc sur le socle avec filet rouge clans les moulures; blanc jaunâtre sur le corps du cheval, rouge brun sur la queue, vert avec filet rose sur la housse ; blanc sur le corps de la femme, brun sur les cheveux. Large trou d'évent en demi-cercle au revers du socle. Large trou d'évent rond au revers du cheval. Manf|uent une grande partie de la tête du cheval, le pied gauche et une partie du pied droit de la femme. Plusieurs morceaux du cheval et du socle, la tète et les bras de la femme sont recollés. Trouvé dans le même tombeau que les h°^ 206 et 268.

Haut., 0^36.

215 (230). Femme en costume phrygien.

Elle est debout, la tète tournée à droite, la main gauche avancée, la main droite un peu élevée et tenant une sorte de fleur au calice épanoui, la jambe gauche portée en avant et posant sur la pointe du pied. Costume phrygien avec bonnet pointu, cheveux ondulés et longs, ceints d'une bandelette ronde et d'un lemnisque qui retombe sur chaque épaule; large blouse à manches serrée au-dessous des seins, pan- talon flottant serré aux chevilles et chaussures fermées sans talons ni semelles. Elle devait avoir des ailes mobiles.

Bon style. Traces de blanc avec croûte terreuse; rose sur le pantalon et les manches de la blouse. Trou d'évent rond et trou de suspension. Un trou sur chaque épaule pour des ailes mobiles qui manquent. La coiffure et le bonnet, la jambe droite, le pied gauche et quelc[ues morceaux des deux bras sont restaurés. Haut., o»395.

c 128 3

216 (282). Femme ailée.

Elle est debout, ailée, la main droite au sein, la main gau- che pendante et relevant un pli du vêtement, coiffée d'un polos avec une boucle sur chaque épaule ; elle est vêtue d'une tunique talaire. Attitude roide et hiératique.

Style médiocre. Pas de trou d'évent. Manquent l'aile gauche et le bout de l'aile droite. Terre noire et dure. Haut., o^os.

217 (457). Femme coiffée du polos.

Même attitude, même costume; pas de traces d'ailes.

Style assez bon. Traces de blanc; rose sur la draperie. Trou d'évent rectangulaire et long. En dessous de la base, un petit trou, comme pour fixer la statuette. Haut., omii.

SUJETS DE LA VIE RÉELLE

L FEMMES

La femme occupe ici une place très importante, comme dans la plupart des nécropoles grecques. Il semble que les coroplastes, ainsi que les peintres de vases, se soient tournés de préférence vers la peinture du gynécée, avec ses occu- pations si variées, ils rencontraient une mine abondante de sujets qu'avait laissés de côté la grande plastique. Nous avons déjà dit qu'on retrouvait ici dans toute sa pureté le type de Tanagre et nous en avons donné les raisons {Intro- duction, p. 23-24). On remarquera la fine exécution de plu- sieurs de ces types, en particulier des n°^ 218 et 243, et toute la série des figurines trouvées dans le tombeau A, l'on constate une sorte d'arrangement symétrique en forme de fronton (n°^ 230-242). On peut faire diverses hypothèses sur l'origine de cet arrangement décoratif, soit que les statuettes aient été ainsi placées du vivant de la morte dans sa maison et réunies ensuite dans son tombeau, soit qu'au moment des fu- nérailles les parents aient pris à l'étalage d'une boutique de

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c 130 3

coroplaste les statuettes ainsi rangées pour la montre, soit enfin qu'on ait voulu décorer le bûcher même d'une façon régulière et symétrique avant d'y brCder le corps. Dans les figures de femmes assises (n°^ 254 et "255), l'imitation du style tanagréen n'est pas moins sensible.

On remarquera certains sujets qui auraient pu prendre place dans la classe mythologique, mais que nous avons ré- servés pour les réunir aux types analogues, dans lesquels le caractère de réalité est plus prononcé. Par exemple, la série des femmes groupées deux à deux (n°^ 259-266) est d'un grand intérêt, car elle montre les transformations successives d'un type qui a ses origines dans l'art religieux. On a sans doute eu raison de rattacher au mythe de Déméter et de sa fille Coré la création d'un groupe bien connu qui montre une femme voilée s'appuyant sur l'épaule d'une jeune fille drapée comme elle, mais non voilée (n°^ 259-262) ; d'autre part, on saisit fort bien qu'entre les mains des coroplastes de l'art alexandrin, qui n'avaient plus présent à l'esprit le sens religieux de ce groupe, la même représentation est devenue une simple scène de la vie réelle, dans laquelle le second personnage n'apparaît plus que sous les traits d'une fillette qui accompagne sa mère à la promenade (n-^ 264-266; cf. plus loin le n" 659).

Parmi les motifs propres à Myrina;, le sujet de la femme voilée qui se retourne en arrière pour regarder l'effet de sa tunique traînant sur le sol (n°^ 227 et 228) peut compter parmi les inventions les plus heureuses de Fart des coroplastes; peut-être faut-il attribuer à Finfluence de la statuaire certaines figurines dont l'altitude et les gestes rappellent les Niobides (nos 225 et 226). Outre deux signatures connues de Diphilos

C 131 3

(n° 220) et de Méiiophilos (n°229), signalons un nom nouveau, celui d'Hiéron (n^ 223).

218 (241). Femme drapée.

Elle est debout, la tèlc très inclinée sur Tépaule droite et regardant à gauche, la main droite sur la hanche, le coude gauche appuyé sur un cippe élevé. Tunique talaire et hima- tion très serré qui remonte en arrière et voile la tète coiffée d'un chapeau pointu à larges bords.

Très bon style; genre lanagréen. Blanc lustré sur l'himation; rose vif sur la tunique. Couleurs du visage bien conservées: blanc lustré sur les chairs, rose sur les paupières, brun rouge sur les cheveux. Trou d'évent large et rectangulaire. Socle en forme de plaquette. Manquent une partie de la plaquette à droite et l'avant-bras gauche. Trouvée dans le même tombeau que le n" 243. Haut., 0m28u.

219 (242). Même sujet.

Même attitude, la tète légèrement inclinée sur Tépaule droite. Même costume. Coiffure en bandeaux ondulés, serrés par un lien, sans chapeau.

Bon style. Blanc lustré sur le cippe, la tunique et le visage; rose vif bien conservé sur l'himation; rouge brun sur les cheveux. Trou d'évent large et rectangulaire. Manque l'avant-bras gauche. Le pied gauche et une partie de la draperie sont restaurés. Haut., o™->8.

220 (238). Même sujet.

Elle est debout, la tète tournée à gauche, la main droite sous la draperie à la hauteur du sein, la main gauche baissée et appuyée sur un petit cippe, la jambe gauche

c 132 3

croisée par-dessus Tautre. L'himalion dégage le devant de la poitrine et laisse le sein droit nu. Coiffure en ban- deaux avec crobyle élevé en deux touffes; pendants aux oreilles.

Style ordinaire. Rose sur la draperie. Trou d'évent rond. Socle rectan- gulaire. Au revers, sur le socle, inscription AI*IAOY. Haut., 0'n28.

221 (325). Même sujet.

Elle est debout, la tète tournée à gauche, la main gauche posée sur le sein droit, la main droite tenant un pli de rhimationen arrière et Télevant en l'air au-dessus de Tépaule, la jambe gauche fléchie. Tunique talaire et himation. Coif- fure en bandeaux ondulés avec une grosse couronne en bourrelet.

Bon style. Blanc lustré sur toute la statuette. Traces de rose sur la tunique et sur la couronne. Trou d'évent rond. Socle rond à moulures. Tète recollée ; morceaux de draperie restaurés sur le devant.

Haut., 0™27.

222 (244). Même sujet.

Elle est debout, la jambe gauche fléchie, la tète à gauche, la main droite baissée et pinçant de deux doigts un bord de l'himation qu'elle soulève. Tunique talaire; himation passé sous le bras droit et dont le pan est rejeté sur l'épaule gau- che. Coiffure en bandeaux avec crobyle orné au centre d'un ornement en pastille.

Bon style. Traces de rose sur la draperie et sur les pieds ; bande jaune sur la tunique; brun sur les cheveux. Trou d'évent rond endomma^-é. Socle rond. Manquent l'avant-bras gauche, les doigts de la main droite et quelques fragments du revers ; tète et morceaux du buste recollés.

Haut., 0-29.

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223 (245). Même sujet.

Même attitude, même costume. La tête est de genre tanagréen, avec coiffure à côtes.

Bon style. Traces de blanc. Trou d'évent rond. Au revers, inscription KPCONOC. Haut., 0'<>26.

224 (55). Même sujet.

Même attitude, la tête droife ; la main droite fait le même geste, sans toucher l'étoffe; même costume. Un des bouts de rhimation retombe sur le flanc gauche comme une large échappe saillante. Coiffure en bandeaux ceints d\me bande- lette ronde.

Bon style. Traces de rose sur la draperie. Trou d'évent rond. Manque l'avant-bras gauche; le buste et plusieurs morceaux du revers sont re- collés. Haut., 0"'2G.

225 (243). Même sujet {Niobide?).

Le corps est penché en avant, la jambe droite fléchie et rejetée en arrière, la tête relevée et regardant à gauche en haut; rhimation est roulé autour de la taille et une de ses extrémités soutenue par le poignet gauche. Même coiffure que la précédente; sandales épaisses aux pieds.

Bon style. Traces de blanc; rouge sur les sandales; croûte terreuse. Trou d'évent rond dans le flanc gauche. Manquent le bras droit, la main gauche et quelques morceaux de la draperie dans le bas, Haut., 0'"23.

226 (304). Même sujet {Niobide?).

Même attitude; la tête se retourne d'un mouvement rapide vers la droite. La tunicjuc lalaire, glissant des épaules, dé-

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couvre le sein droit; himation roulé autour de la taille et soutenu par le poignet gauche. Même coiffure que la précé- dente. Sandales épaisses aux pieds.

Bon slyle. Traces de blanc. Trou crèvent rond dans le flanc gauche. Manquent l'avant-bras droit et le pied droit; quelques morceaux de la draperie à droite recollés. Haut., 0m255.

227 (293). Même sujet.

Elle est debout, vue de profil, marchant à gauche, la tête tournée en arrière et regardant la traîne de sa tunique. Le bras gauche nu et dégagé est levé à la hauteur de la figure, la main droite serrée contre la poitrine sous la draperie. La tunique s'arrondit à la base et traîne sur le sol ; himation placé en chàle sur les épaules et voilant la tète; coiffure en bandeaux.

Assez bon style. Blanc lustré sur toute la statuette; croûte terreuse. Trou d'évent rond dans le flanc gauche. Socle rond à moulures.

Haut.. O-nS'i.

228 (321). Même sujet.

Même attitude, même costume; coiffure à côtes.

Bon style. Traces de blanc; bleu et rose sur la draperie. Trou d'évent rond dans le flanc gauche. Manque l'avant-bras gauche. Haut., 0'n2i5.

229 (225). Même sujet.

Elle est debout, la main gauche baissée, le bras droit re- plié sous la draperie. Tunique talaire et himation placé en châle sur les épaules; coiffure en jjandeaux avec crobyle

c 135 3

très élevé, de forme trapézoïdale, orné au centre d'une pas- tille.

Style médiocre. Trou d'évent oblong. Socle haut et rond. Tête recollée. Au revers, sous le trou d'évent, inscription "y! . Haut., 0m225.

230 (4). Même sujet.

Elle est debout, la jambe droite fléchie, la main droite sur la cuisse sous la draperie, le bras gauche replié et avancé portant un j^li de la draperie. Dans le poing- gauche fermé est pratiqué un trou rond pour quelque accessoire. Tunique talaire, ample himation remontant en arrière et encadrant la tête qu'il voile; coiffure en bandeaux ondulés.

Très bon style; genre tanagréen. Brun jaunâtre sur les chairs et sur la draperie. Traces d'incinération. Trou d'évent rond. Socle en forme de plaquette. Trouvée dans le Tombeau A avec les suivantes. Haut., 0m28.

231 (11). Même sujet.

Elle est debout, la tête tournée à droite, la jambe gauche fléchie, la main droite sur la hanche et la main gauche baissée sous la draperie. Même costume que la précédente; même coiffure, ceinte d'une bandelette.

Très bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; bleu sur la drape- rie. Trou d'évent rectangulaire. Socle en forme de plaquette. Tombeau A.

Haut., 0"»26.

232 (3). Femme drapée avec jeune fille agenouillée.

Elle est debout, la tète tournée à gauche, le bras droit re- plié avec la main dégagée de la draperie, la main gauche posée sur la joue gauche d'une jeune fille qui s'est âge-

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nouillée à ses pieds, le genou droit en terre, et qui saisit la femme par le milieu du corps avec ses deux bras. Même costume que la précédente. La jeune fille porte une tunique talaire qui laisse les bras nus; ses cheveux sont ondulés; au bras gauche elle porte un bracelet (?).

Bon style; genre tanagréen. Traces de brun jaunâtre sur les chairs et sur la draperie. Trou d'évent rond. Socle en forme de plaquette. Tom- beau A. Haut., 0ra26.

233 (5). Jeune fille agenouillée.

Elle est vue de profil. Le genou droit en terre, la main gauche portée en avant, elle tient de la main droite un ala- bastre dont elle verse le contenu dans un vase rond à pied et sans anses, posé par terre et rempli de fruits et d'herbes. Tunique talaire dégageant les bras nus ; coiffure ondulée avec longue tresse dans le dos.

Très bon style; genre tanagréen. Brun jaunâtre sur les chairs et sur les draperies. Pas de trou d'évent. Socle en forme de plaquette. Bras recol- lés ; plusieurs morceaux recollés et restaurés dans les jambes et dans la draperie. Tombeau A. Haut., Oaio.

234 (6). Femme drapée.

Elle est debout, la tète de face, la jambe droite fléchie, la main droite à la hauteur du cou sous la draperie, la main gauche baissée sous la draperie et soutenant un pli de l'hi- mation; tunique talaire et himation. Coiffure à côtes, ceinte d'une bandelette nouée sur le devant.

Bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; brun jaunâtre sur les chairs et sur la draperie. Trou d'évent rectangulaire. Socle en forme de plaquette. Tombeau A. Haut., Ona-^s.

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235 (212). Même sujet.

Elle est debout, la tête de face, un peu penchée à gauche, la jambe droite fléchie, la main droite à la hauteur du cou sous la draperie, la main gauche abaissée et soutenant la draperie. Même costume; les cheveux sont enfermés dans une sorte de mouchoir (cécryphale) qui forme en arrière trois pointes élevées.

Bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; jaune sur rhimalion; rose sur le cécryphale. Traces d'incinération. Trou d'évent rond. Socle en forme de plaquette. Une partie du socle est recollée. Tombeau A.

Haut., 0"235.

236 (9). Même sujet.

Elle est debout, la tête lournée à droite, la jambe droite fléchie, la main droite baissée sous la draperie, le bras gau- che replié et soutenant dans un pli de Thimation trois fruits ronds. Même costume; coiffure à côles, ceinte d'une bande- lette nouée sur le devant de la têle.

Très bon style; genre tanagréen. Brun jaune sur la draperie ; traces de dorure sur la bandelette et sur l'oreille droite. Trou d'évent rectangulaire. Manque le socle. Tombeau A. Haut., 0n>22.

237 (1). Même sujet.

Elle est debout, la tête tournée à droite et un peu baissée, lajambe droite fléchie, la main droite sur la hanche, la main gauche avancée et soutenant la draperie. Même costume; coiffure en bandeaux ondulés, divisée en arrière en touffes rayonnantes.

Très bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; brun jaunâtre sur les chairs et sur la draperie. Trou d'évent rond. Socle en forme de pla- quette. Tombeau A. Haut., Oi"2i.

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238 (7). Même sujet.

Elle est debout, la tète tournée à gauche, la jambe droite fléchie, la main gauche derrière le dos, la main droite sur la cuisse, sous la draperie. Coiffure à côtes.

Bon style; genre tanagréen. Traces de blanc. Fortes traces d'incinéra- tion. Trou d'évent triangulaire. Socle en forme de plaquette. Tombeau A. Haut., 0'»21.

239 (8). Même sujet.

Elle est debout, la tète tournée à gauche, la jambe gauche fléchie, le bras droit replié et la main gauche sur la cuisse, Tune et l'autre sous la draperie. Coiffure à côtes.

Très bon style; genre tanagréen. Traces de brun jaunâtre sur les chairs et sur la draperie. Trou d'évent rond. Socle en forme de plaquette re- collé. Totiîbeau A. Haut.. o»>io.

240 (2). Même sujet.

Elle est debout, la tète tournée à droite, la jambe droite fléchie, la main gauche baissée, la main droite sur la hanche, sous la draperie. Tunique talaire dégageant les bras nus; himation roulé en écharpe, passé derrière le dos et soutenu sur les deu.x avant-bras. Coiffure à côtes, ceinte d'une large bandelette.

Bon style; genre tanagréen. Traces de brun jaunâtre. Trou d'évent presque carré. Socle en forme de plaquette. Tombeau A. Haut., o^is.

241 (10). Même sujet.

Elle est debout, la tète tournée à gauche, la main droite

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sous la draperie à la hauteur du cou, la main gauche passée derrière le dos. Tunique talaire et himation drapé par-des- sus. Coiffure en bandeaux ondulés.

Bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; brun jaunâtre sur les chairs et sur la draperie. Trou d'évent rectangulaire. La figure est endom- magée. Manque le socle. Tombeau A. Haut., o<^\i.

242 (213). Même sujet.

Elle est debout, la tète tournée à gauche, la jambe gauche fléchie, le bras droit replié sous la draperie, la main gauche abaissée et tenant un large lympanon appliqué contre la cuisse. Même costume; coiffure à côtes.

Bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; rose sur l'himation, do- rure sur la coiffure. Trou d'évent presque rond. Socle en forme de pla- quette. Morceaux du socle recollés. Tombeau A. Haut., o-ios.-

243 (324). Même sujet.

Elle est debout, la tête tournée à droite, la main gauche posée sur la poitrine; le modelé des doigts est visible sous la draperie. La main droite est baissée sous la draperie, la jambe droite fléchie. Tunique talaire et himation, dont un pli est serré sous le coude gauche et retombe le long de la jambe gauche. Coiffure à côtes avec bandelette nouée sur le sommet de la tête, les deux bouts ramenés en avant.

Très bon style; genre tanagréen. Traces de blanc sur l'himation. Trou d'évent rectangulaire. Au-dessus, une dépression comme un trou de sus- pension ébauché. Socle en forme de plaquette. Un morceau du socle est recollé. Trouvée dans le même tombeau que le n** 218. Haut., 0">22.

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244 (174). Même sujet.

Elle est del)oul, le bras droit replié sous la draperie, la main à la hauteur du cou, la main gauche dégagée des plis de rhimation et portée en avant, la jambe droite avancée dans Tatlitude de la marche. Tunique talairc et himation qui remonte, voilant la tête par derrière et la bouche par devant.

Assez bon style; genre tanagréen. Traces de blanc sur le visage et sur la tunique; jaune pâle sur l'himalion; traces d'une bande rouge sur le bas de la tunique. Trou d'évent triangulaire et trou de suspension. Pas de socle. Haut., 0™205.

245 (335). Même sujet.

Elle est debout, la tète tournée à gauche, la jambe droite fléchie, la main droite repliée sous la draperie, la main gauche baissée tenant un pli de Thimation sous la draperie. Tunique lalaire et himalion. Coiffure en bandeaux ondulés avec couronne de feuilles lancéolées et deux grosses baies au centre.

Très bon style; genre tanagréen. Traces de blanc sur le visage et sur rhimation; rose avec bande noirâtre sur la tunique, bleu sur les feuilles- Trou d'évent rond. Socle en forme de plaquette, dont il manque un frag- ment. Pied recollé. Haut., O'-aos.

246 (156). Même sujet.

Elle est debout, vue de profil, tournée à gauche, le pied gauche levé et posé sur une sorte d'émincncc ou de rocher, le coude droit appuyé sur le poignet gauche qui repose sur le genou. Tunique talaire et himation. Coiffure en bandeaux ondulés.

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Style assez bon; genre tanagréen. Traces de blanc sur la draperie et sur la coiffure. Trou d'évent rectangulaire. Socle en forme de plaquette. Manque le devant du socle, La tète est mobile et insérée dans l'intérieur du cou par un long piton en terre cuite. Haut., o^io.

247 (26). Même sujet.

Elle est debout, la main droite à la hauteur du cou sous la draperie, la main gauche avancée sous la draperie. Tunique talaire et himation. Coiffure couverte d'un cécryphale.

Bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; brun sur les cheveux. Trou d'évent oblong. Socle en forme de plaquette, dont un morceau man- que. Haut., Onil35.

248 (87). Même sujet.

Elle e^t debout, la tète tournée à gauche, la jambe droite fléchie, la main droite sur la hanche sous la draperie, la main gauche baissée et tenant un pli de l'himation sous la drape- rie. Même costume; même coiffure.

Style ordinaire; genre tanagréen. Traces de blanc. Trou d'évent rond. Socle en forme de plaquette. Haut., On^is.

249 ("278). ^Même sujet {prêtresse?).

Elle est debout, la main droite posée sur le haut de la poi- trine, la main gauche baissée et tenant un objet l'on pour- rait peut-être reconnaître un sistre. La jambe droite est flé- chie. Tunique talaire; voile posé sur la tête et retombant en arrière. Attitude hiératique.

Assez bon style. Pas de couleurs. Trou d'évent rond. Socle rond à mou-

luz'es. Haut., OmlGâ.

c 142 :

250 (337). Danseuse drapée.

Elle est debout, la tète et le corps penchés à droite, agi- tant des deux mains élevées en Tair deux crotales. Tunique talaire arrondie par le mouvement de la danse en larges plis réguliers qui couvrent toute la base; himation roulé en cein- ture autour de la taille, i^emontant sur Tépaule gauche et dont un bout pend par derrière. Coiffure bouclée avec couronne en bourrelet entourée d'un lemnisque.

Bon style. Traces de blanc, brun sur les cheveux. Trou d'évent rond.

Socle ovale. Manque le haut du crotale tenu dans la main gauche.

Haut., o™i9.

251 (277). Même sujet.

Elle est debout, la jambe droite fléchie, le bras droit ar- rondi, avec la main posée sur le flanc droit sous la draperie; la main gauche est levée et tient le bord du voile. La tête est penchée sur Tépaule gauche. Tunique talaire; Thimation remonte en arrière et voile la tête, laissant le sein gauche découvert. Coiffure en bandeaux ondulés.

Style médiocre; genre tanagréen. Traces de blanc. Trou d'évent de forme trapézoïdale. Socle en forme de plaquette. Manquent plusieurs morceaux du socle. Haut., 0"19.

252 (448). Même sujet.

Elle est debout, vue de prolil, la tète et le corps tournés à gauche. La main droite est élevée sous la draperie à la hau- teur de l'épaule, le bras gauche ramené derrière le dos et la main posée sur la cuisse droite, tenant les plis de la drape-